chroniques d’albums
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TECHNIQUE
PRODUCTION
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Chronique réalisée le 05 novembre 2009, par :
S.Y.L.
Vive les progrès technologiques! Actuellement la réalisation d'un disque n'est plus le chemin de croix d'il y a 10 ans : nouvelles techniques d'enregistrement, d'impression, toutes les clés nécessaires à la réalisation d'un bel objet sont dorénavant accessibles, encore bien sûr faut il se donner la peine d'y prêter attention. Voilà qui n'a pas échappé à Split qui pour ce nouvel ep (et une collection de démo depuis 1999, à quand l'album?) a peaufiné les détails. Couverture sobre, visuel précis, disque illustré, rien à dire, et si tout n'est pas dans le physique un beau profil n'incite-t-il pas à la découverte?
Si le visage est séduisant, le corps ne l'est pas moins, Split œuvrant dans un métissage réussi de divers styles de métal. A priori death mélodique avec bon degré technique, les grosses rythmiques et parties syncopées de « Tales of vanity » se rapprochent parfois plus de la famille hardcore avec un chant à mi chemin entre les deux qui crée le lien et l'équilibre. Le groupe a visiblement à cœur de vouloir inclure dans ses compositions les multiples influences et goût, choix louable mais pas toujours facile à concilier comme en attestent quelques passages parfois un peu poussifs et manquant de cohésion. L'impression d'entendre un death mélodique à la suédoise mais plus lourd et joué au ralenti apparaît par intermittence sur des titres parfois un peu longuets. Split fourmille d'idées mais vouloir à tout prix caler tous les éléments sur un seul morceau (exemple sur « The least of our smiles ») se révèle du coup un peu dommageable. Tales of vanity évite l'effet de saturation en proposant des passages plus doux (intro de « D'eau claire et d'acier » et son chant en français très appréciable ou sur l'apaisante instru éponyme), des éléments soulignant la réflexion effectuée sur le travail et l'agencement des compositions.
« Tales of vanity » donne ainsi l'image d'un produit encore brut : beaucoup d'idées, beaucoup de propositions mais avec encore un gros travail de retaillage et d'affinage à effectuer. Les gros riffs claquent cependant et devraient montrer leur efficacité en live, en attendant un album cette fois ci?
Si le visage est séduisant, le corps ne l'est pas moins, Split œuvrant dans un métissage réussi de divers styles de métal. A priori death mélodique avec bon degré technique, les grosses rythmiques et parties syncopées de « Tales of vanity » se rapprochent parfois plus de la famille hardcore avec un chant à mi chemin entre les deux qui crée le lien et l'équilibre. Le groupe a visiblement à cœur de vouloir inclure dans ses compositions les multiples influences et goût, choix louable mais pas toujours facile à concilier comme en attestent quelques passages parfois un peu poussifs et manquant de cohésion. L'impression d'entendre un death mélodique à la suédoise mais plus lourd et joué au ralenti apparaît par intermittence sur des titres parfois un peu longuets. Split fourmille d'idées mais vouloir à tout prix caler tous les éléments sur un seul morceau (exemple sur « The least of our smiles ») se révèle du coup un peu dommageable. Tales of vanity évite l'effet de saturation en proposant des passages plus doux (intro de « D'eau claire et d'acier » et son chant en français très appréciable ou sur l'apaisante instru éponyme), des éléments soulignant la réflexion effectuée sur le travail et l'agencement des compositions.
« Tales of vanity » donne ainsi l'image d'un produit encore brut : beaucoup d'idées, beaucoup de propositions mais avec encore un gros travail de retaillage et d'affinage à effectuer. Les gros riffs claquent cependant et devraient montrer leur efficacité en live, en attendant un album cette fois ci?
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MCD - 2009