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Pavillon 666 - metal rock webzine 36 CRAZYFISTS
Collisions & Castaways [ 2010 ]
CD (Durée : 45.10)
Style : Metalcore
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.ferretstyle.com/
Contact groupe : http://www.myspace.com/36crazyfists
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 06 septembre 2010 - Chroniqueur : Aris3agaiN
 

Et un cinquième album tout droit venu d’Alaska, un ! Eh oui, les 36 Crazyfists sont de retour depuis cet été avec « Collisions & Casteways », chez Ferret Music (la distribution est effectuée par Roadrunner chez nous). Et pas mal de gens l’attendaient ce retour, histoire de décider si l’on allait enterrer définitivement le combo après les peu originaux et ennuyants « The Tide & Its Takers » et « Rest Inside the Flames ». Eh bien, que ce soit dit et redit, ce n’est pas « Collisions & Casteways » qui permettra aux Américains de sortir du lot et de tirer leur épingle du jeu, et c’est le moins que l’on puisse dire. Non pas qu’il soit totalement mauvais, mais le manque d’originalité total et le formatage metalcorique actuel tape légèrement sur les nerfs, et il y a un moment où il faut forcément sévir.

Car oui, niveau stéréotypes, les 36 Crazyfists font fort. On commence l’écoute par l’intro de « In the Midnights », entendue des centaines de fois, même s’il faut bien avouer que c’est une jolie montée en puissance qui peut servir de très bonne entrée en concert. On a ensuite affaire à un morceau tout à fait classique dans le metalcore, autant dans la structure que dans les riffs déjà entendus ou dans la voix pourtant pas désagréable du tout de Brock Lindow. Le chanteur maîtrise bien sa voix et passe aisément de la voix claire au hurlement, mais il se contente d’hurlements typés hardcore sur les couplets et d’un chant clair bateau sur les refrains. La même critique peut être adaptée à quasiment tous les autres titres de « Collisions & Casteways ». Ecouter plusieurs fois la galette demande réellement un effort, bien qu’elle ne dure que quarante-cinq minutes. Et dans ces quarante-cinq minutes, on compte un interlude, intitulé « Long Road to the Late Nights », eh oui, ça devient apparemment un passage obligé à se farcir dans le style. Et la pseudo ballade puissante avec « Caving in Spirals », qui ne fait malheureusement qu’ennuyer l’auditoire.

Que l’on ne se méprenne pas, le tout est bien efficace et se laisse écouter. La musique du combo est pleine d’énergie, les refrains sont plutôt catchy (plus ou moins selon les titres, le refrain de « Whitewater » est assez kick ass par exemple). Certaines pistes sortent de plus du lot, comme « The Deserter », qui montre assez bien ce dont les Crazyfists sont capables en poussant la lourdeur de leur jeu au maximum, d’autant que le peu de voix claire sur le refrain passe très bien. Ultra puissant, ce titre est clairement une lueur d’espoir à cette fin d’album, et la preuve que le combo est capable de sortir des morceaux bons et intéressants. Le souci reste qu’une seule piste épicée dans une galette fade, ça n’aide que très peu à faire passer la pilule.

Au niveau production, le tout est très soigné et toute la place nécessaire est laissée à chacun des instruments. Le son est puissant et donne une pêche supplémentaire aux passages les plus énervés de l’album. Techniquement parlant, aussi, il n’y a pas grand-chose à redire. Si les compositions ne sont pas vraiment intéressantes, les musiciens, eux, ne sont pas mauvais du tout sur leurs instruments.

« Collisions & Casteways » est donc une déception. Le meilleur des 36 Crazyfists s’est arrêté en 2004 avec le plutôt bon « A Snow Capped Romance », et le combo s’efforce à rester dans le cliché et le stéréotype, alors qu’ils ont clairement les armes pour en sortir et tourner les choses à leur propre sauce. Certains morceaux ont clairement de l’intérêt, mais ils se retrouvent noyés sous les pistes moins intéressantes, et l’on finit lassé, avec l’envie d’écouter enfin autre chose. Pourquoi se contenter de re-brasser toujours la même sauce ? Ne serait-ce pas plus palpitant pour le groupe comme pour l’auditeur de partir à la recherche de quelque chose d’autre, qui tente au moins de sortir un tout petit peu de l’ordinaire ? D’autant que les Crazyfists ont du talent, il est dommage de ne pas l’utiliser pour se renouveler réellement. Une déception donc.





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