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Pavillon 666 - metal rock webzine RORCAL
Héliogabalus [ 2010 ]
CD (Durée : 70.31)
Style : Sludge/Postcore
Informations :CD Digifile A6 limité à 500 copies
Interview :
Contact label : http://calofror-records.blogspot.com
Contact groupe : http://www.rorcal.com http://www.myspace.com/doomrorcaldoom
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 28 novembre 2010 - Chroniqueur : Oceancloud
 

Le groupe Roracl nous vient de Suisse. On connait bien ces contrées par des petits bonbons bien connus et par quelques groupes de thrash avant gardistes bien connus mais ce pays possède aussi une face cachée. Auteurs de 3 Ep et d'un LP, leur deuxième bébé se nomme "Héliogabalus" et me semble en bonne place pour remporter la coupe de l'album le plus glauque , effrayant et hérmétique de l'année. Rien que ça.

Rarement il m'aura été si pénible d'écouter un album dans son intégralité plusieurs fois. Non pas que ce disque soit mauvais dans le sens qualitatif, mais plutôt dans son acception hostile et diabolique. Alors oui, cette chronique a mis du temps à voir le jour, mais prenez bien conscience qu'il faut du temps pour assimiler l'oeuvre, si tant est que l'on puisse le faire dans son intégralité.
Pour poser le décor, les suisses de Rorcal, spécialisés dans un sludge/post-harcore des plus glauques, ont choisi pour mascotte cette année un empereur romain méconnu, Héliogabale, dont le règne fût aussi court que décadent et malsain. Encore adolescent au temps de son règne, il fut manipulé par ses proches et se créa une mauvaise réputation due à ses caprices enfantins. Rorcal a donc décidé de lui "rendre hommage" en créant une des oeuvres les plus lourde et malsaine qui soit.
Du haut de ses 70 minutes, "Heliogabalus" présente un titre unique. Oui vous avez bien lu, un seul pavé de 70 minute ininterrompu et autant vous dire que la digestion est difficle. Par une production dantesque, les suisses nous assènent un doom sludgien ultra caverneux, entrecoupé de résonances post-hardcore effrayantes. On pourrait voir cet album comme une lente succession de tableaux car différentes parties se détachent clairement les unes des autres. On entre dans le vif du sujet par une longue procession funèbre doom à l'atmosphère de catacombe. Rarement musique se sera faite si lourde et écrasante, sans parler des hurlements de dément du "chanteur". Ce type se racle les tripes à chaque cri, semblant s'arracher la vie à chaque syllabe. Des vocalises parfaitement adaptées à la musique en somme. Pour en revenir à la progression du disque, on traverse ensuite différents tableaux tous plus violents et douloureux mais chacun à leur façon. On atterrit plus tard dans un paysage post hardcore que n'aurait pas renier le plus meurtrier des Neurosis, paysage de désolation aux arrangements fantomatiques. Et la progression des tableaux s'étalent ainsi sur 70 minutes, présentant différentes facettes de la noirceur. Le disque se clôt sur des accès de violences in-maitrisables, où le batteur prouve qu'il sait aussi jouer très vite. Niveau ambiance glauque, on a difficilement fait mieux. Rorcal parvient à faire frissonner en pleine canicule (je sais de quoi je parle, j'écris ces lignes en Afrique) par sa lourdeur et sa froideur presque géniales. Je dis presque parce que le vrai génie connait ses limites et Rorcal ne semble pas avoir réussi à les voir cette fois ci. Car malgré l'excellente tenue de ses ambiances et de son gros travail de composition, l'opus souffre de sa durée et de l'allongement artificiel de certaines de ses parties. Au résultat, un ventre mou au milieu d'album qui plombe l'attention de l'auditeur déjà assommé par une grosse demie heure de sludge baveux. Et quand on sait qu'il reste encore la même chose à ingurgiter, la crise de foie n'est pas loin. Alors, un peu d'allégement n'aurait pas fait de mal, en taillant dans le gras de parties moins probantes.

Trop d'extrême tue l'extrême. A trop vouloir en faire, Rorcal rends sa machine à tuer trop hermétique pour l'auditeur lambda. Et à moins de vouloir partir en croisade vers les abysses avec le coeur et les oreilles bien accrochées, il est difficile de ne pas perdre le fil en cours de route. Alors oui "Héliogabalus" aurait pu être un chef d'oeuvre mais avec 25-30 minutes d'embonpoint, il rebute plus qu'il ne fascine mais je conseillerai tout de même aux aficionados de sludge des cavernes de tenter l'expérience, on ne sait jamais, un psychopathe sommeille peut être en eux.





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