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GUILLAUME PINGARD
The Theatralisation of The Missing Part [ 2011 ]
Pavillon 666 - metal rock webzine
CD - Durée : 74.33 - Style : Metal Prog/technique/instrumental
Informations :
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Contact label :
Contact groupe : http://www.guillaumepingard.com/ http://www.myspace.com/guillaumepingard
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 12 février 2011 - Chroniqueur : Bakounine
 

Sortir un album entièrement instrumental est un challenge, que peu de musiciens tentent de relever. Les raisons de cette absence sont, je pense, multiples et variées. Tout d’abord, ça demeure un exercice extrêmement « casse-gueule » dans le sens où réussir à faire quelque chose d’équilibré et pas trop rébarbatif, est bien plus dur sans ligne de chant pour s’accrocher. La deuxième chose tient à la difficulté de trouver un public et d’être diffusé, la majorité des labels étant frileux à publier quelque chose d’entièrement instrumental si le nom sur la pochette ne fait pas rêver de lui-même. La troisième et à mon avis la principale est que ça demande, pour être composé entièrement, joué et produit énormément de boulot…
Rien que pour ces raisons, nous pouvons saluer Guillaume Pingard d’être parvenu à la sortie de ce « The Theatralisation of The Missing part » qui lui a pris trois ans depuis la sortie de son premier opus « Cascadia ».
Le jeune homme qui officie au poste de guitariste dans le groupe de death parisien SentencE, s’est chargé de toute la composition et les instruments ainsi que de l’enregistrement, le mixage ayant été réalisé par Rémi Gruber au Runes Studio. Pour ce qui est de l’objet en lui-même, 75 minutes de musique, une pochette en 3D, au moins on ne s’est pas foutu de nous…

Bon attaquons l’écoute.
La musique qui assaillit nos oreilles est incontestablement technique et virtuose. D’un point de vue guitaristique, les amateurs de shreddings et autres envolées de notes à la Petrucci trouveront assez régulièrement de quoi combler leurs attentes. De même que la diversité des sons bizarres produits par le musicien vient parfois lorgner sur un Tom Morello déchainé…
Mais il ne s’agit pas là du point le plus important, la musique de Guillaume est incontestablement inspirée et aboutie. Les structures s’enchaînent dans une harmonie asymétrique qui nous perd complètement. On ne sait plus où l’on est, quel morceau on écoute, si ce qu’on entend est le riff de base du morceau ou juste une transition… On passe de passages faussement calmes et mélodieux à des transitions faussement chaotiques et torturées.
Guillaume ne se refuse rien : des passages avec quatre guitares, des polyrythmies, des accords dissonants, des traits épiques sonnant presque musique de jeux vidéo…
Cette musique est réellement à part et demande beaucoup d’attention de la part de l’auditeur. Elle se bonifie au fur et à mesure des écoutes. Les influences y sont multiples et variées, passant du néo-classique au jazz, du bon vieux rock prog de Papa au blues en passant par le heavy old school. Les groupes se rapprochant le plus de ce que nous propose Guillaume seraient peut-être les groupes de prog technique américain, les Planet-X et autres Liquid Tension Experiment.
Si l’on devait sortir du lot un titre plus qu’un autre, on citerait sans doute les deux premiers (le titre éponyme et « Desillusion ») ou le dénommé « NF carré » où une improbable introduction à deux basses jouant en polyrythmie cède la place au trait le plus jouissif de l’album.
S’il y a un mauvais point à noter dans cet album, il s’agit de la batterie. Les touches sont placés là où elles doivent être et amène une cohérence rythmique au morceau. Mais il n’empêche que c’est une boîte à rythme et que cela se ressent et donne une sensation bizarre sur certaine partie où elle est mise en avant.

« The Theatralisation… » est une œuvre complexe et demande énormément à son auditeur. Elle rebutera obligatoirement toute personne allergique aux structures progressives voire avant-gardistes et aux mélanges des styles. Pour les autres, elle sera une des excellentes surprises de ce début d’année.




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