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Pavillon 666 - metal rock webzine URGENT
Asylum [ 2011 ]
CD (Durée : 35.26)
Style : hard rock
Informations :
Interview : :: LIRE L'INTERVIEW ::
Contact label : http://www.brennus-music.com
Contact groupe : http://www.urgentmusic.com http://www.myspace.com/urgentrock
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 20 avril 2011 - Chroniqueur : Riding-Hood
 

Après un «Out of Time», sorti en 2005, développant un hard rock assurément sérieux et complet, aux teintes années 80, les grenoblois d’URGENT nous reviennent six ans plus tard avec un nouvel album intitulé «Asylum». Ils continuent l’expérience des guests initialisée dans leur premier opus. Nous verrons la présence entre autres sur certaines pistes de Jo Amore (NIGHTMARE), Julien Tournoud (AMON SETHIS) et Fabrice Emmanuelson (ELLIPSIS) aux voix, ainsi que les guitares de Ricky Marx (ex-PRETTY MAIDS) et de Jeannot Strippoli (ex-NIGHTMARE). Le groupe voudrait mettre toutes leurs chances de leur côté afin que leur retour soit une vraie réussite. Il faudra souligner qu’ils ont voulu ici rendre également un dernier hommage à Ronnie James Dio, Steve Lee (GOTTHARD) et Gary More qui nous ont quittés. Un album symbole donc pour URGENT, en espérant que l’aura de leurs pairs défunts s’imprègne sur cet «Asylum».

Une infirmière, de sa belle voix, tente désespérément de nous réveiller, mais nous voilà replongés dans une torpeur que seuls des riffs de guitares pourront nous en faire sortir. Ce nouvel URGENT s’inscrit donc, bien puissant d’entrée sur «Freakshow». Une musique abrupte, volumineuse, offrant des mélodies envoutantes et remarquablement exécutée. De ces excellentes parties riffées on retiendra «24/7». Les salves de six cordes et la partie rythmique sont des plus entêtantes, tout comme le très bon refrain indéniablement accrocheur. Un dynamisme que l’on retrouvera sur «Into the Fire», parfaitement huilé au niveau sonore. Il se montrerait tout de même assez répétitif, surtout à cause de son refrain scandé peu efficace, qui repassera en boucle sur la fin de piste.

Par rapport à «Out of Time», on constatera un gain en force de frappe. Les sonorités frôleront parfois le heavy comme sur «Headlines» avec un jeu plus lourd et appuyé. Ce renfort ne paraît pas profiter plus que cela au groupe. «Tell Us a Lie» à l’orée du heavy metal a d’ailleurs de la peine à convaincre. Difficile d’apprécier un morceau qui s’avère à la fois poussif et répétitif. De plus, le chant a tendance à traîner. Et c’est rien de le dire.
Quand on évoque le chant d’Yvan Quiblier. Il s’agit du gros point noir de cet album. N’ayons pas peur des mots. Bancal, accroché, débitant avec difficulté ses paroles en anglais, avec un cheveu sur la langue en plus. Il était pourtant meilleur cinq années auparavant. Qu’est-ce qu’il s’est passé? C’est lui qui va plomber, fusiller une majorité des pistes de cet «Asylum», hormis les qualités musicales des morceaux, y compris ceux précédemment cités. Un gâchis aux vues du bon travail de composition et de l’excellente prestation des guitares. Un tel constat sera d’ailleurs que plus éloquent à l’écoute du titre éponyme « Asylum ».

Les parties chantées s’avéreront en revanche meilleures sur des titres plus inspirés aux années 80, que sont «Twisted» et «In My Arms». On ne retiendra plus les voix bien cachées des invités comme sur les autres pistes. La voix graveleuse de Jo Amore est bien perceptible sur «Twisted», morceau au hard rock débridé et farouche. L’autre titre sera celui qu’il faudra retenir de l’album. «In My Arms» pêche toujours des imperfections de la voix d’Yvan, mais sans trop porter atteinte cette fois à cet excellent morceau de hard FM, qui rappellerait fortement ce qu’a fait à ses plus grandes années WHITE LION. Magnifique, ravivant. Ce côté édulcoré semblerait aller à ravir à URGENT.

On ne pourrait pas en rester là sans évoquer la reprise de RAINBOW, «Long Live Rock n’ Roll», hommage fait par les grenoblois au grand Ronnie James Dio. Pour le coup une majorité des invités se mêle à la partie. On reconnaît bien l’hymne en question, même si l’on préférera sans le moindre doute l’original. On relève ici quelques instants de flottements après le milieu de piste. Ils ont voulu en rajouter, mais ça n’a pas le meilleur effet. La reprise restera néanmoins potable.

URGENT nous fait un disque qui se révèlera donc difficile et extrêmement frustrant. Difficile et frustrant car on sent un groupe mature, capable de créer d’excellentes compositions, un jeu de guitares d’une grande dextérité, absolument. Mais voilà dans chaque chanson, il y a un chant, et dans ce chant il y a de l’imprécision, un manque de maîtrise manifeste. Un chant faux qui ébranle l’ensemble d’un travail qui aurait pu devenir immanquablement un chef d’œuvre. Il est pénible de faire état des défaillances d’un membre. URGENT a encore du temps devant lui. On sait désormais qu’ils ont un gros potentiel, qui demande encore à mieux s’exprimer.





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