7 WEEKS
7 Weeks Plays Dead of Night [ 2011 ]
  Pavillon 666 - metal rock webzine CD Album
Durée : 44.39
Style : Rock
  Infos :
  Contact label : http://www.myspace.com/f2mplanetprod
  Contact groupe : http://7weeks.fr/ http://www.myspace.com/7weeksmusic
 
 Pavillon 666 - metal rock webzine ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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  Chronique : 18 décembre 2011 , réalisée par Bakounine
   
Les gars de 7 Weeks sont de retour : Ces satanés rockeurs limougeauds, non contents de nous avoir mis une petite fessée (qui plus est avec les mains crasseuses et grasses, stoner rock oblige) il y a deux ans avec leur premier album « All Channels Off », reviennent déjà avec un album, véritable projet-concept au-delà de la simple musique. Puisqu’il s’agit d’une sorte de bande-son écrite pour le film « Dead of Night » sorti en France sous le nom de « Le mort-vivant », film d’horreur de Bob Clark sorti en 1974, racontant l’histoire d’Andy, soldat américain mort au Vietnam qui revient chez lui sous la forme d’un zombie et tuant comme il se doit pas mal de monde... Le groupe prend donc appui sur cet œuvre de manière complexe, intégrant des images du film dans leurs concerts et des dialogues et bruitages au cœur de compositions étoffées avec l’appui des samples de Manuel Costa du groupe de trip-hop Olen’K.

La première écoute de l’œuvre s’avère réellement éprouvante (ou en tout cas l’a été pour moi) puisque en n’étant pas averti, on ne peut qu’être surpris : on s’attend à du stoner-rock à la française nous envoyant valser dans les murs à l’aide de gros riffs bien rock’n’roll et nous nous retrouvons avec un certain nombre de pistes sombres et ambiantes, certaines sans paroles autres que les dialogues du film…
Mais en poussant plus loin son écoute, on finit par se prendre au jeu et par écouter religieusement cet essai ambitieux et à finalement plutôt pas trop mal s’y plaire. Même si certains passages paraissent plutôt longs et ne passent pas forcément si bien que ça, coupés de leur univers visuel et conceptuel (je pense notamment à des pistes comme « Duel » ou « No Heartbeat »). On a en fait plus affaire à une suite de diverses ambiances collant à l’histoire qu’à de véritables morceaux à l’exception du « Dead of Night Theme ». A ce petit jeu, la basse se retrouve bien mise en avant, et la batterie plutôt en retrait, ne jouant même pas sur certains titres ; la guitare n’est pas cantonnée au rôle rythmique et vient souvent poser des longs trémolos harmoniques et déchirants… Un titre comme « Andy Part II » peut sensiblement faire penser par son ambiance à du Pink Floyd période The Wall en plus rock par son côté récit d’une véritable histoire. Très long, ce morceau procédera d’une notable montée en intensité finale. Mais le groupe n’a pas pour autant perdu son sens du riff aiguisé, qui reviendra parfois, notamment sur le « Dead of Night Theme » ou « At The Drive In ». Le coté punchy du stoner reste quand même majoritairement mis en retrait pour un coté rock alternatif post-grunge, post-punk, post-machin, quoi… Le dernier titre « Four Again » étant sans doute celui qui ressemble le plus à ce que 7 Weeks propose par ailleurs.
En fait, il faut réellement considérer cet album indépendamment de ce que fait 7 Weeks habituellement, comme un véritable projet parallèle, où les musiciens se mettent à 200 % au service du concept, donnant à l’album en lui-même une facette expérimentale, obscure et mystérieuse sensiblement décontenançante pour qui n’a pas toutes les données du problème et n’a (c’est mon cas) pas vu le film...


Aussi, je n’ai, vous l’aurez compris, pas accroché à 100% à cet album en tant que tel malgré quelques titres remarquables, ce qui est sans doute lié à l’absence d’une bonne partie de la vraie œuvre : il manque la dimension visuelle ; en revanche, je vous conseillerais sans aucun doute d’aller voir le spectacle s’il devait passer prés de chez vous : on est vraiment dans un concept assumé et poussé à fond, et qui prend sans doute sa pleine dimension sur scène… Bref, quelque chose de hautement respectable et de différent de ce que fait le groupe habituellement, et qui, même s’il n’a pas produit chez moi le même effet que l’album précédent, demeure tout à fait honorable, ce qui n’est pas le cas de certains projets parallèles récents dans le rock-metal (allez, petit indice : quatre lettres et deux syllabes identiques…).

AT THE DRIVE IN





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