NILE
Annihilation of the wicked [ 2005 ]
  Pavillon 666 - metal rock webzine
Durée : 52.00
Style : Death metal
  Infos :
  Contact label : http://www.relapse.com
  Contact groupe : http://www.nile-catacombs.net http://www.myspace.com/nilecatacombs
 
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PRODUCTION
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EMOTION
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  Chronique : 09 mai 2005 , réalisée par SEED OF PERVERSION
   
Les dieux du death metal sont de retour avec un 5e album nommé 'Annihilation of wicked'. Trois longues années après la réalisation du chef d’œuvre nommé 'In their darkened shrines' et après avoir changé de batteur et de bassiste, le groupe s’est enfin décidé à nous offrir une nouvelle œuvre titanesque. Tous ces éléments pouvaient nous laisser douter quant au niveau de ce nouvel opus. Le changement de batteur allait il se faire sentir ? Le niveau d’excellence atteint par 'In their darkened shrines' allait il être de nouveau franchi par les américains ? Je vais donc répondre à ces questions.

Tout d’abord aux premières écoutes on se rend compte que le style de Nile est toujours le même. A savoir un death metal hyper technique et brutal teinté d’ambiances égyptiennes, une musique inimitable que le groupe s’est forgé tout au long de ses différents albums. En revanche on constate une production beaucoup plus claire que sur le précédent album. Et cette différence de production implique d’autres différences intrinsèques à la musique de Nile. 'In their darkened shrines ' était, malgré la brutalité du death metal, extrêmement oppressant par moment, avec une atmosphère mystique et sombre à l’image du titre de l’album et des couleurs de l’artwork, le tout appuyé par une production un peu plus étouffée. Ici l’ambiance est assez différente. Même si les mélodies évoquant l’Égypte antique sont toujours présentes, les compos sont beaucoup plus directes et brutales, et ceci comme pour l’album précédent est en parfaite adéquation avec le titre de l’album et l’artwork qui donne dans un rouge flamboyant.

Nile avait brillé dans la création d’atmosphères occultes et inquiétantes. Il en est de même dans la décharge annihilatrice provoquée par l’écoute de cet album. Les riffs de guitares sont la réalisation de véritables virtuoses de la six corde mettant en jeu tout leur savoir faire, leur technique et leur feeling pour nous écraser sous une déferlante de violence. Alternant entre les rythmes ultra rapides et dévastateurs, les envolées de mélodies orientales ou les passages ultra lourds, chaque note est maîtrisée à la perfection, et chaque solo indispensable tant ils apportent aux compositions. La basse accompagne fidèlement la guitare pour accentuer cette charge impériale, se faisant tout de même plutôt discrète. Nous arrivons maintenant à la batterie. Le nouveau venu allait avoir fort à faire pour remplacer le génial Tony Laureano qui avait un jeu extrêmement subtil tout en restant brutal et précis. Le remplacement est donc effectué avec brio, la double pédale est toujours aussi rapide et écrasante, les break et roulement sont hallucinants de précision et les rythmes en total osmose avec la guitare, cependant j’ai une légère préférence pour l’ancien (ah la la nostalgie quand tu nous tiens). Pour terminer la description musicale, le chant qui est désormais assuré par les deux guitaristes donne toujours dans les grognements gutturaux mais est beaucoup plus agressif que sur le précédent opus, ce qui suit la logique de cet album.

Pour conclure je dirai donc que l’on a à faire à un chef d’œuvre du death metal, bien au dessus de toutes les sorties actuelles, comme il est de rigueur pour Nile. Cependant, il n’atteint pas à mon avis l’excellence de 'In their darkened shrines', chose qui paraissait peu probable compte tenu du niveau de qualité instauré par celui-ci. 'Annihilation of the wicked' reste quand même une valeur sure que tout fan de death metal se doit de posséder, sous peine de passer à coté de quelque chose d’énorme.







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