CHRONIQUES D'ALBUMS

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MAERORMID
Abissi [ 2011 ]
Pavillon 666 - metal rock webzine
CD Album - Durée : 55.46 - Style : Metal expérimental
Informations :
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Contact label : http://www.theunlimitedrecords.com/
Contact groupe : https://www.facebook.com/maerormid http://www.myspace.com/maerormid
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 13 mars 2012 - Chroniqueur : KiLa
 

"...Pas facile à assimiler et interpréter, c'est un miroir qui reflète des émotions et humeurs, très personnels et subjectifs..."

Voilà une description qui m'a un peu effrayée, je l'avoue, quand j'ai reçu cet album. Il est difficile d'être objectif sur un groupe ou un album, même si on s'efforce de l'être le plus possible. On a pas tous la même oreille ni la même sensibilité, certains éléments qui sont adorés par certains ne seront même pas relevés par d'autres. Alors ma grande interrogation du jour, c'est comment faire une chronique objective d'un projet expérimental, pour lequel on ne peut se baser sur rien d'autre que le ressenti ? Pourquoi faire la critique de la musique en temps que telle, quand elle n'est qu'un "moyen" de nous faire accéder à quelque chose ? Vous citer quelques influences risque également de poser problème, mais qu'à cela ne tienne, je me verse un grand café et me lance donc dans une tentative d'approche objective d'un projet complétement subjectif.

Ces "non-élucubrations" auront donc pour sujet : " L'ovni MAERORMID et son "Abissi".
MAERORMID, c'est un projet solo créé par "Mid.", un Italien qui prend plaisir à nous emmener dans les tréfonds de son âme, de ses sentiments, de ses ressentis en prenant comme moyen de locomotion sa musique, "métal avant-gardiste" et "expérimental". Le nom "Maerormid" en dit long d'ailleurs : "Maeror" signifie "Tristesse profonde" en latin. Le projet est né en 2008, pas vraiment d'influences flagrantes ni règles à respecter, l'idée pour Mid. est d'aller au delà de tout ça, de faire ce qu'il veut, comme il veut, pour faire passer un sentiment ressenti à tel ou tel moment. Evidemment, certaines bribes et sonorités nous renverront à certains styles, mais pas suffisamment pour se lancer dans des comparaisons, de toute façon, toute comparaison serait hasardeuse, car je l'avoue... Je ne suis absolument pas habituée à écouter ce genre de musique, et n'ai que des références très vagues en la matière.

Venons-en donc plus précisémment à "Abissi", dont l'enregistrement s'est terminé en 2011. 55 Minutes découpées en 8 morceaux, nommés "fig 01", "fig 02", "fig 03"... bref, vous avez compris le principe.
Mid. a élaboré ce projet en solo, certes, mais il sait aussi s'entourer d'artistes susceptibles d'apporter un plus à certaines de ses compositions. "Fig 01" commence donc sur des notes de violons jouées par Laurence Cocchiara, un joli prélude pour cette intro qui nous attend, univers sombre et malsain, bienvenue dans les méandres de Mid., qui pose là une voix très grave mais très douce. Les lyrics sont inaudibles. Imaginez une complainte oscillante, s'incorporant tout à fait à l'instrumental sans en prendre le dessus. 2:45 de mise en condition, avant de passer à la plus longue "fig 02", non moins sombre et avec une voix tout autant en retrait derrière la batterie et autres instrus. Encore plus en retrait, d'autres sons, des voix, râles ou je ne sais quel son distordu et transformé, que je n'arriverai définitivement pas à percevoir précisémment. L'ambiance est là, en tout cas, le concept tel qu'il était décrit se démontre d'ores et déjà.
La "fig 03" reste dans le même registre malgré un rythme légérement plus soutenu et une guitare incorporant un poil de mélodie à la compo. Là encore, Mid. invite quelqu'un à se joindre au morceau, "D.H." pose donc sa voix en fin de titre. Une fin de titre qui se veut plus chaotique que ce qu'on a pu entendre jusque là d'ailleurs. On s'enfonce, encore un peu, dans le glauque et le malsain. Dans la "fig 04" on voit apparaître des sons plus électroniques, mais je passe dessus. Vient la "fig 05", le morceau se découpe en deux parties distinctes, la voix prend très nettement le dessus dans la deuxième partie, un passage plus doux et mélancolique. Lors du mixage, Mid. rajoute un peu d'écho sur la voix afin de troubler tout ça, je ne suis pas du tout contre le principe d'effets sur la voix, temps qu'ils permettent de coller à l'ambiance, là c'est sur, ça rajoute de la profondeur au chant, à la compo, et ça suit à merveille avec le reste.
Retour à une ambiance bien plus caverneuse dès le début de la "fig 06", bruits sourds, échos, pas de doute : on y est. Pas grand chose à dire sur la "fig 07", malheureusement. Toutes ces "fig", c'est bien joli, mais on a tendance à s'ennuyer au bout d'un moment... Elles ont tendance à ne pas se démarquer les unes des autres : cette "fig 07" sonne comme un air de déjà entendu. Vient la "fig 08", titre final de l'album qui, pour le coup, dure plus de 12 minutes ( Les morceaux précédents durent en moyenne 6.30 minutes ), un rythme plus lancinant et hypnotique qui nous ramène dans un univers un (tout petit) peu moins malsain. Un outro qui remplit à merveille son rôle, et qui est bizarrement le morceau qui m'aura emmené le plus loin.

Alors en conclusion, que vous dire ? Tout simplement que ce "Abissi" remplit parfaitement son rôle initial, autrement dit, il nous emmène réellement dans les méandres d'un Mid. triste, mélancolique, malsain, noir. Mais comme je le disais un peu avant, tout ça n'est qu'une histoire de ressenti, et je ne prétendrai pas pouvoir certifier que vous apprécierez tous le travail de l'italien. Tout ce que je peux vous conseiller c'est de l'écouter, parce que oui, il vaut le détour et on ne peut que saluer le travail fourni sur toutes les compos, un travail acharné et solitaire qui sert probablement de catharsis et d'exutoire à l'artiste.
Malgré une signature chez "The Unlimited Records", vous ne pourrez vous procurer l'album qu'en version digitale pour le moment. Si vous étiez intéressés, sachez que vous trouverez les liens nécessaires sur la page facebook de MAERORMID ( Lien ci-dessous)

En ce qui me concerne, "Abissi" dans les oreilles, une pièce plongée dans le noir, une heure tardive... Il ne m'en faut pas plus pour me laisser emporter !
Bonne découverte et bonne écoute !




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