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Pavillon 666 - metal rock webzine SOULFLY
Enslaved [ 2012 ]
CD Album (Durée : 53.41)
Style : Thrash-death
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.roadrunnerrecords.com
Contact groupe : http://www.soulfly.com/ http://www.myspace.com/soulfly
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 30 mars 2012 - Chroniqueur : Bakounine
 

On peut dire que Max Cavalera et Marc Rizzo ne chôment pas… Entre les deux groupes SOULFLY et CAVALERA CONSPIRACY, on tourne autour d’un album par an. On avait eu « Inflikted » (CAVALERA CONSPIRACY) et « Conquer » en 2008, « Omen » (SOULFLY) en 2010, « Blunt Force Trauma » (CAVALERA CONSPIRACY) l’an dernier et donc voici « Enslaved », le huitième album de SOULFLY. Ça faisait un petit moment que je ne suivais plus, une bonne partie des chroniques ne m'encourageant pas vraiment à écouter ces albums, le dernier que j'avais écouté vraiment était « Inflikted »... Le groupe a subi quelques remaniements au niveau du line-up avec l’arrivée d’une nouvelle section rythmique : Tony Campos (ex-STATIX-X à la basse) et David Kinkade (ex-BORKNAGAR) derrière les fûts.


La première chose que l’on doit dire avec cet album, c’est que Max Cavalera fait du Max Cavalera. Si SOULFLY a pu être considéré comme innovateur à une certaine époque, notamment avec « Prophecy » , ce n’est clairement plus le cas, ici, on est dans une mixture "thrash/death/metalcore/neo" comme on peut difficilement en faire de plus commun, à l’image d’un premier morceau-single-clip « World Scum », titre très "death" dans l'esprit, mais assez soporifique avec un refrain très lent et presque aussi chiant, malgré l’apport supposé du chanteur de CATTLE DECAPITAION (à vrai dire si ce n’était pas précisé dans le livret, je ne m’en serais pas rendu compte).

Le truc qui pêche sur cet album, ce n’est clairement pas les nouveaux arrivants qui font très clairement leur taf correctement, même si on se prête à penser qu’avec un peu plus de liberté laissée à Kinkade comme il avait l’habitude de le faire avec BORKNAGAR sur « Reason » notamment, c’eût pu être tellement mieux. Donc, il mitraille, certes, mais son niveau, il l’a déjà montré, est tellement au dessus de ça, ni l'atmosphère générale plus brutale que sur les précédents... Non, le vrai problème c’est qu’on a l’impression qu’à force de vouloir maintenir son rythme de production, la conception des morceaux est réduite à son minimum, on a l’impression que c’est du « Tiens, écoute ce riff, c’est cool ! –Ha ben, dans quelle compo on la met ? –Tiens, j’ai un trou sur la piste 5 à 3.29, je pense qu’on peut le rajouter là… ». Pour résumer, on a l’impression que les morceaux ne sont pas pensés dans leur intégralité mais comme des assemblages de parties, les enchaînements étant peu soignés pour ne pas dire inexistants souvent, les solos étant eux moyens, soit convenus soit étranges, sonnant même quelque peu hors de propos. Au final, des fois ça marche et des fois non…
Des titres comme « Intervention », « Treachery » ou encore « Revengeance » coécrit et joué avec toute la famille Cavalera : Igor à la guitare, les deux fils de Max : Richie à la voix et Zyon à la batterie, ne passeront du fait pas le cap du moyen-bon, alors même qu’ils comportent de très bons motifs. A l’inverse des titres comme « Legions » ou « American Steel », s’ils ne sont pas vraiment géniaux, passent mieux par un côté plus lisse et coulant de ces fameux enchaînements.

Oui, mais, me direz-vous, dans ce cas-là, pourquoi cette note au dessus de la moyenne ? Et bien à cause déja de trois titres qui sauvent l’album et le font passer au dessus du médiocre : « Gladiator » du fait d’un refrain excellent et d’une belle énergie a tout de la possible tuerie live (à ceci près qu’apparemment le groupe ne le joue pas pour le moment sur sa tournée lui privilégiant « World Scum » et « American Steel »). Le deuxième a pour lui la participation de Dez Fafara de DEVILDRIVER, le duo des chants amène beaucoup de pèche à l’ensemble. Mais les deux précédents ont contre eux une fin plutôt décevante. Le seul morceau qui convainc vraiment d’un bout à l’autre est « Plata O Plomo », morceau écrit et chanté en portugais et en espagnol, ce qui déjà apporte une touche d’originalité, mais on a également droit à des passages flamenco à la guitare acoustique plutôt sympa rappelant un peu « Prophecy ». Donc c’est évident, dès qu’une touche d’originalité est amenée, le résultat est tout de suite plus convaincant.
Et puis au final, on ne passe pas un mauvais moment du tout à l'écoute de cet album...

Pour conclure, cet album est plus ou moins à une période charnière de l’histoire de SOULFLY. Si le groupe ne sombre pas encore dans la médiocrité, il n’en demeure pas moins qu’au rythme effréné à laquelle Max et consorts sortent leurs albums, on n’est pas à l’abri de foirades possibles. On sent en tout cas qu’il aurait gagné à être rodé plus longtemps du point de vue de la composition. Bref, ce n’est clairement pas le meilleur SOULFLY : 3 bons titres, 7 pas mauvais, mais un SOULFLY au final fidèle à lui-même. Savoir si c’est suffisant ou pas, chacun jugera par lui-même…





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