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Pavillon 666 - metal rock webzine ROTE MARE
Serpents of the church [ 2011 ]
CD Album (Durée : 76.07)
Style : Heavy/doom metal
Informations :
Interview :
Contact label : http://altsphere.com/
Contact groupe : http://www.rotemaredoom.com/fr_intro.cfm http://www.myspace.com/rotemare
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 01 août 2012 - Chroniqueur : Nebelgesang
 

L’exercice « retro-doom » a ceci de complexe et d’ingrat qu’il implique automatiquement sur les épaules de ses exécutants, tout le poids d’une époque… tout le poids d’une histoire… et ainsi son lot de comparaisons aussi justifiées que pénibles.

Les Australiens de ROTE MARE ne coupèrent pas, avec leur premier album « Serpents of the church » sorti en 2011, au jeu des ressemblances et des différences. Ce néo-quatuor d’Adélaïde (initialement one man band fondé par Phil Howlett en 2005, et auteur de huit démos entre 2005 et 2009) délivre en effet, avec une dextérité et humilité évidentes, un véritable hommage aux grands noms du doom traditionnel. Leur musique, aussi simple qu’efficace, ne manquera pas d’inspirer les amateurs de BLACK SABBATH, ST VITUS, TROUBLE, ELECTRIC WIZARD, REVEREND BIZARRE et consorts. On fait difficilement mieux, niveau références, n’est-ce pas ?

Aussi ne faut-il pas s’attendre à une once d’originalité. Pas de prise de risque ou de renouveau… Ni excentricité ni hybridation… Au contraire, cette mixture servie par une production old school (assez comparable à celle d’ELECTRIC WIZARD, finalement) et grasse comme il faut, un accordage très bas, un tempo lent… lent… infiniment lent et lourd… est pratiquée dans l’orthodoxie la plus totale, avec de multiples clins d’œil, des structures similaires à leurs paternels spirituels, sans pour autant se résumer à une simple et ennuyeuse copie.

Les amateurs de longs développements, de longues errances en territoires doom en auront donc pour leur argent, puisque ce « Serpents of the church » alterne allègrement entre les power chords pachydermiques, et les embardées heavy/rock plus rentre-dedans (notamment dans le titre liminaire et éponyme). Les Finlandais de REVEREND BIZARRE ne sont jamais bien loin, et des morceaux comme « Crossroads » ou « In Dooms Name (The chose ones) » auraient très bien pu figurer dans leur répertoire. Parfois, ils s’accouplent même avec les Britanniques d’ELECTRIC WIZARD, notamment dans l’excellent « Funeral song », dont l’ambiance poignante, anxiogène, voire parfois tétanisante, figure parmi les sommets de l’album. L’ensemble instrumental, dominé par la dyade guitare/basse, travaille ses thématiques avec la persévérance du psychotique, avec l’âpreté de la tumeur solide qui corrompt lentement son hôte, et s’articule avec une voix tantôt éraillée (dans le style d’un Tom G. Warrior, assurément), tantôt chantée/scandée, caractéristique de par ses nuances multiples et un charisme sans faille.

Vous l’aurez très certainement compris : ce « Serpents of the Church » est un bel hommage aux monstres sacrés du doom traditionnel, et ne manquera pas de stimuler les glandes lacrymales des amateurs et connaisseurs. Par exemple, « Children of the Sabbath » (c’est le cas de le dire… avec des exclamations de type « please God help me » qui ne leur sont pas étrangères) est un clin d’œil géant fait au « War pigs » des géniteurs (avec en plus quelques twins harmonies à la TROUBLE). Un album honnête et intègre. Mais voilà, trop de références tuent la référence, et cette chronique est moins celle de ROTE MARE que celle des influences sous-jacentes intelligemment agencées tout au long de ces (parfois trop longues) 1h16 minutes. Heureusement, le travail vocal de Howlett apporte un soupçon de personnalité salvateur. Cependant, on se perd beaucoup trop dans la faille temporelle entrouverte par le groupe pour réellement apprécier l’œuvre dans sa globalité. Il y manque encore une démarcation, une griffe musicale propre.

En somme ROTE MARE a encore besoin de grandir, de se départir de l’influence de ses parents naturels, de s’émanciper pour gagner, en son adolescence, l’esprit de rébellion qui en fera un rejeton plus que talentueux, à n’en pas douter.





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