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DREADFUL SILENCE
Carnival of Dead Bodies [ 2012 ]
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CD Album - Durée : 64.45 - Style : Neo, groove, hardcore, metal clownesque
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.m-o-music.com
Contact groupe : https://www.facebook.com/pages/Dreadful-SIlence/127195837129 http://www.myspace.com/dreadfulsilence
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 12 septembre 2012 - Chroniqueur : Mary.Scary
 

“Bienvenue, bienvenue ! Le cirque du DREADFUL SILENCE freakshow ouvre ses portes ». Et sort son premier album le 17 septembre 2012, par la même occasion. Intitulé innocemment « Carnival of Dead Bodies », Ray Glow et ses cinq clowns, trouvés par terre dans un pays de l’est, débarquent avec un metal tellement riche qu’il est difficile de lui donner un nom. Les principaux concernés le décrivant comme du metal clownesque, je prends le risque de dire que leur musique est relativement proche du neo, du hardcore et du groove metal, afin que toi, lecteur, puisse savoir à quoi t’attendre. Une chose est sûre, les DREADFUL SILENCE font de la « mousique forte » !

« The Great Opening » et ses riffs cadencés et groovy sans interruption est le titre qui installe le chapiteau ; la majeure partie des pistes suivront ce chemin et ne permettront pas à l’ennui de s’installer. Ce qui va par contre s’établir chez l’auditeur, sera un headbanging ravi, mais également incessant. Je crois que c’est ce que l’on appelle le bonheur.
C’est surtout avec la deuxième piste, « Freaks and demons », qu’on fait mieux connaissance avec les différents musiciens, leur univers - qui est au passage très important puisqu’il est leur marque de fabrique - ainsi que Jacky Clown, qui s’occupe du chant. Concernant ce dernier, je lui offre ma palme d’or du meilleur clown chanteur, car non seulement il provoquerait des convulsions chez n’importe quel coulrophobique, mais il est aussi ce que j’appelle un chanteur schizophrène : sa voix propose une large palette qui va du style black metal en passant par le sensuel et l’enragé du neo. Par exemple, si COREY TAYLOR et DEZ FAFARA avaient eu un fils, ce serait lui.
« Carnival of dead bodies », le titre, a cette mélodie du cirque que l’on connait tous et est par conséquent celui qui reflète le mieux le terme de « clowny metal » utilisé par le groupe lui-même. Nos têtes se secouent toujours autant, surtout qu’il y a quelques sonorités qui rappellent les premiers KORN, ou encore COAL CHAMBER.
DREADFUL SILENCE joue également avec le côté glauque que peut représenter les augustes en donnant un aspect sombre à leurs intros et mélodies, comme dans « Hole ov U », sans pour autant mettre de côté la forte tendance groovy qui les habite. Preuve à l’appui avec « Kowboy klowns from outer space », qui a de quoi vous donner l’envie de remuer votre popotin et de vous arracher les pieds afin de jongler avec.
Pour ce qui est du titre à écouter d’urgence, celui qu’il faut écouter pour se faire une opinion, mon choix se porte sur l’explosif « Godzilla » qui devrait ravir les fans de metal, tous styles confondus. Ce morceau a tout ce dont on peut rêver : de l’énergie, de l’imposant, de l’enragé et du gros moment de flottement dirigé par les guitares. Quoique la spooky kid qui demeure en moi vous conseillerait également « I am the night », le morceau le plus lent de l’album, certes, mais le charme sombre qui s’en dégage a quelque chose d’hypnotisant, telle une berceuse chantée par un inquiétant clown se balançant sur un rocking chair grinçant.
Pour ceux qui n’apprécieraient pas cette éventuelle « douceur », « Shit » et « On my way » sont là pour rappeler les petits nerveux à l’ordre ; cela m’étonnerait fortement que ces titres ne fassent pas quelques petits blessés en concert, surtout qu’on y sent clairement l’influence d’un groupe comme SLIPKNOT. Et cette fébrilité au sein du groupe n’est pas là de s’évanouir puisque « Carnival of Dead Bodies » comporte treize titres (hors instrumentaux) pour notre plus grand plaisir. Cela pourrait être un inconvénient pour ceux qui n’accrochent pas au style, j’en conviens. Mais les titres se suivent sans pour autant se ressembler comme deux gouttes de sang ; il est en tout cas certain que DREADFUL SILENCE se veut déjà facilement reconnaissable parmi d’autres groupes car il a trouvé son identité musicale et on a le sentiment, à l’oreille, qu’il en est fier. Le dernier tiers du disque est donc fidèle aux deux précédents, sans surprise, mais par conséquent, sans déception.

Il y a donc du clown pour tout le monde : du cowboy, du gothique, du bourrin, du déjanté, du pas content (jetez donc un œil aux paroles)… Evidemment, pour chacun, vous avez l’ambiance musicale qui va avec. Autant dire que le nom du groupe est relativement ironique puisque qu’il n’y a aucun temps mort (exceptés l’intro, l’interlude et le gloomy « I am the night »). Vous vous serez sûrement dit à cause du petit cœur à côté de la note que vous n’alliez pas lire de critique négative à propos de cet album. Pour faire plaisir aux personnes qui aiment chercher la petite bête, j’ai tout de même trouvé un bémol à « Carnival of Dead Bodies » : à mon grand regret, je considère que l’imagerie du cirque n’est pas suffisamment représentée dans les sonorités. J’ai donc hâte de savoir si les membres du groupe seront plus acrobates dans ce domaine pour le prochain album. Pour le reste, j’ai beau chercher, cet album est tout bonnement une pépite.

DREADFUL SILENCE mêle cirque fou et désenchantement, mettant en avant la noirceur profondément ancrée en chacun de nous. Avec cette sombre poésie posée sur du metal qui a une sacrée poigne, ce n’est pas une grimace amère qui se dessine sur notre visage mais bien un rictus de plaisir ! C’est inventif, bien pensé et surtout travaillé, alors n’hésitez en aucun cas à vous procurer « Carnival of Dead Bodies »… Et j’insiste pour que vous vous le procuriez de façon légale en donnant les sous à Ray Glow, l’éleveur de clowns… Sinon vos oreilles ainsi que celles de votre famille pourraient le payer cher… Faites-moi confiance, surtout qu’elles seront choyées avec cet album !





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