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Pavillon 666 - metal rock webzine SATURNUS
Saturn in ascension [ 2012 ]
CD Album (Durée : 70.02)
Style : Melodic doom/death metal
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.cyclone-empire.com/
Contact groupe : https://www.facebook.com/pages/saturnus/8935853109 http://www.myspace.com/saturnus
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 16 novembre 2012 - Chroniqueur : Nebelgesang
 

Vingt ans… Et presque aucune ride… Vingt ans d’existence pour seulement trois albums et un EP… Les Danois de SATURNUS prennent résolument leur temps, et grand bien leur fasse, si l’on s’en tient à la qualité intrinsèque d’une discographie maitrisée, presque insolente de facilité.
L’annonce de la sortie de « Saturn in ascension » fut donc tout naturellement reçue avec enthousiasme dans le microcosme doom et l’attente fébrile des amateurs est désormais récompensée.
En effet, six ans après « Veronica decides to die », le quatuor finlandais est de retour avec un nouveau rejeton, et un line-up remanié, toujours dirigé par Thomas Akim Grønbæk Jensen, mais qui retrouve en ses rangs deux anciens : Brian Pomy Hansen à la basse et Henrik Glass à la batterie ; et accueille Rune Stiassny et Mattias Svensson à la guitare.

Mais qu’en est-il, finalement, de cet album tant attendu ? Évolution majeure ? Continuité ?
En dépit d’un artwork à l’esthétique quelque peu caricaturale (un crane surplombant une forêt sur fond rouge), et le retour du logo originel du groupe, « Saturn in ascension » ne fait pas machine arrière, ne joue pas la carte de la nostalgie rétro, mais au contraire reprend là où SATURNUS s’était arrêté, avec « Veronica decides to die », poursuivant, dans les grandes lignes, le schéma et l’architecture de ce dernier : Un doom metal mélodique, séduisant et émondé de toute fioriture, assez agréable et facile d’accès, parfois comparable à du vieil ANATHEMA.

Le chœur et les premières notes de « Litany of rain » ne trompent pas : l’identité de SATURNUS n’est en aucun cas altérée par les années, mais perpétue, lancinante, la ballade mélancolique, éthérée, presque désabusée, entamée au milieu des années 1990.
Cependant, architecture simple ne rime pas nécessairement avec musique simpliste. Et nos Danois nous le démontrent remarquablement, même si cet album n’est pas exempt de défauts. Tout au long de ces soixante-dix minutes, de ces huit compositions (et « Limbs of Crystal clear » en bonus, issu de la démo de 1994, et ayant conservé un son particulièrement raw) gavées jusqu’à l’os, les rythmes down-tempo, lancinants (parfois brusqués par quelques élans mid-tempo, comme dans « A fathers Providence » ou « Forest of insomnia » et son finale paroxystique), les mélodies et leads clairs, agrémentés de nombreux soli mélodiques, simples, beaux, finement agencés et placés, les thématiques atmosphériques, acoustiques (les ballades « Call of the raven moon », et « A lonely passage » avec son chant féminin) s’enchevêtrent et s’articulent, discrètement, aux nappes de synthé utilisées avec parcimonie, et à la voix si caractéristique de Thomas Jensen, oscillant entre éructations gutturales, inflexions roques, écorchées, voire spoken words (par exemple dans « Wind Torn ») de toute beauté.

Alors, un retour globalement réussi ? Oui, sans hésitation ; néanmoins, car il faut bien nuancer notre point de vue, cet album est loin d’être exempt de défauts, comme nous le signalions précédemment. Et le principal réside déjà dans la longue durée de ce « Saturn in ascension ». La musique de SATURNUS est globalement homogène, parfois répétitive, organisée sur les mêmes idées de base, sur la même architecture et les mêmes principes. Dès lors, dépasser l’heure paraîtra fastidieux aux moins acharnés des auditeurs. Certains titres auraient sans doute pu être rognés, fusionnés, ou condensés. D’autant plus que ce quatrième album ressemble parfois à s’y méprendre avec son prédécesseur, ce qui tend à accroître l’impression de déjà vu qui hante certains riffs et compositions.

La musique de SATURNUS est en fin de compte comparable à un amour de jeunesse ; frais, frêle et séduisant, se bonifiant avec le temps dans la mémoire du nostalgique, mais au final demeurant dramatiquement statique, immuable. Malgré les années, il n’évolue pas d’un iota.
Cela dit, ne boudons pas notre plaisir, car s’il nous arrive parfois d’espérer une excentricité quelconque, une prise de risques, avec un art de la mélodie harmonieuse, mélancolique, et légèrement moins sirupeuse que celles de MY DYING BRIDE.





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