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Pavillon 666 - metal rock webzine BLOODY HAMMERS
Bloody Hammers [ 2012 ]
CD Album (Durée : 41.12)
Style : Glam stoner, rock 70s
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.nuclearblast.de/en/
Contact groupe : http://www.bloodyhammers.com/ http://bloodyhammers.bandcamp.com/
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 21 novembre 2012 - Chroniqueur : Mary.Scary
 

L’arrivée de la fin d’année 2012 et ses préparatifs diaboliques en ont décidemment inspiré plus d’un. Direction aujourd’hui la ville de Charlotte dans la Caroline du Nord où les BLOODY HAMMERS sont récemment nés. Ayant pour inspiration les icônes du dark rock tels que ALICE COOPER, NICK CAVE, BLACK SABBATH, THE MISFITS ou encore T-REX, la musique de BLOODY HAMMERS est le résultat de ce riche mélange et ses membres aux allures de serviteurs des ténèbres le prouvent avec leur premier album éponyme.

Au vu de l’artwork au ton pourpre et psychédélique qui représente une femme à moitié nue portant un masque de Baphomet, on pourrait s’attendre à découvrir un groupe de stoner doom et les premiers riffs de « Witch of Endor », lourds et pesants, nous confortent dans cette idée. Or, si les sonorités globales sonnent majoritairement stoner, le doom n’a pas vraiment sa place ici ; à vrai dire, le plus doom dans cet album, ce sont les titres de certaines chansons, comme « The Last Legion of Sorrow », « The Witching Hour », « Black Magic »… La demoiselle ne montre pas explicitement ses atouts, elle ne frôle donc pas le blasphème, la musique non plus.

Les BLOODY HAMMERS se disent disponibles pour animer les mariages, les fêtes dans les camps de nudistes ainsi que les messes noires, autant dire qu’ils sont ouverts, tout comme l’est leur musique. Certains n’aiment pas les étiquettes mais il faut avouer qu’on peut parfois prendre plaisir à jouer avec elles comme pour assembler les différentes pièces d’un puzzle : « Bloody Hammers » en est un et ses pièces sont le glam, le rock, le groove et le stoner. Comme j’aime bien personnifier ce que m’inspire la musique, je vous propose d’imaginer un chevelu et barbu adepte des psychotropes… Habillé en tenue pailletée. C’est une association de deux styles qui paraît bizarre et qui est pourtant ici agréable à l’oreille.

« Witch of Endor » inaugure donc l’album en alliant riffs stoner, rythmes groovy et chant glam. La voix d’ANDERS MANGA n’a rien de lugubre ni de cérémonial, elle est au contraire mélodieuse et presque pop. Ce premier titre est judicieusement placé en pole position puisqu’il vous permettra de déterminer si vous voulez entendre la suite. Introduite par un orgue sinistre, « Fear No Evil » est pourtant la plus « joyeuse » de l’album, effet sûrement provoqué par un refrain entêtant. « The Last Legion of Sorrow » met en avant l’ambiance rock des seventies tandis que « Say Goodbye to the Sun » et “The Witching Hour” ont opté pour des mélodies plus sombres et lambines. D’ailleurs, « Say Goodbye to the Sun » a une ressemblance étrange avec le « Sweet Dreams » de MARILYN MANSON. « Trisect », en bonne piste de metal old school, est une très bonne surprise. Malgré son côté répétitif et apathique, son ambiance érotique et ses riffs tourbillonnant la rendent totalement délectable. Le titre conclusif « Don’t Breathe a Word » sort du contexte de l’album puisqu’il est en mode ballade acoustique ; celle-ci étant réussie, on passe une nouvelle fois un agréable moment.

Avis aux amateurs de BLACK SABBATH et consorts car BLOODY HAMMERS s’en inspire grandement. Même si on peut regretter une prise de risques minime, la magie (pas si noire) opère et créé facilement une atmosphère rétro. Si THE MISFITS jouait la carte de la comédie horrifique, BLOODY HAMMERS a plutôt favorisé le sulfureux des films d’horreur des années 70 – tout comme le suggère la pochette – et malgré une voix qui reste toujours dans le même registre, la musique propose un peu plus de diversité bien qu’elle se limite à l’univers du groupe qui semble déjà fermement installé. « Bloody Hammers » aurait pu être mieux mais il aurait pu être bien pire !





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