CHRONIQUES D'ALBUMS

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GRIEF OF EMERALD
It all turn to ashes [ 2012 ]
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CD Album - Durée : 40.31 - Style : Black métal symphonique
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.non-serviam-records.com
Contact groupe : http://www.griefofemerald.se http://www.myspace.com/griefofemerald
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 09 janvier 2013 - Chroniqueur : g-rom
 

GRIEF OF EMERALD est un groupe suédois de "black/death symphonique", formé en 1990, qui fut très actif à la fin des années 90 et début des années 2000 avec la publication de disques de qualité comme "Nightspawn" (1998) et "Malformed seed" (2000). Mais la qualité très moyenne de "Christian Termination" en 2002, ainsi que divers problèmes internes auront raison du combo, qui, après une longue hibernation, réapparaît en 2009 avec une démo, puis avec "The devils deep" en 2011. Mais voilà, le "black metal symphonique" n'a plus vraiment le vent en poupe, dû à une multitude de sorties plus que moyennes en tête desquelles CRADLE OF FILTH et DIMMU BORGIR, et, c'est alors que Johnny Letho et sa nouvelle équipe décide de remettre le couvert avec "It all tuns to ashes".

Les hostilités débutent avec "Yes, it moves", et le moins que l'on puisse dire, c'est que GRIEF OF EMERALD n'est pas content du tout. Les rythmiques sont frénétiques, les guitares bourdonnantes, le tout, saupoudré de claviers certes présents mais aussi discrets, en comparaison du dernier méfait de DIMMU BORGIR. Ce morceau est doté d'un break "heavy" qui aère la composition. Le meilleur titre arrive dès la deuxième salve avec "God of carnage" qui porte bien son nom. Ce morceau est articulé autour de riffs ultra massifs, balancés à une vitesse ahurissante, sur un rythme à la limite de l'hystérie que n'aurait certainement pas renier le MARDUK de "Panzer division marduk", et un gros break, là encore "heavy" vient accentuer cette impression.

"It all turns to ashes" défouraille sévère et met l'accent sur l'aspect "black metal" des compositions du groupe comme en témoignent "Yes, it moves", "God of carnage", "When silence became eternal" ou "Warstorms" et "Stormlegion". Pour contrebalancer la vitesse d'exécution, GRIEF OF EMERALD est aussi capable de morceaux à la rythmique écrasante comme "Where tears are born" ou "Cage of pain", très symphonique et prétexte à quelques envolées grandiloquentes, mais aussi de mélodies comme le break de "Stormlegion", illuminé d'un solo somptueux.

Cet opus nous renvoie irrémédiablement à une époque glorieuse du "black metal symphonique" et au légendaire "Enthrone darkness triumphant". Le talent de composition de Johnny Letho est bien de retour et le bougre n'a pas été aussi prolixe depuis "Nightspawn" et "Malformed seed", en concoctant un disque, à la fois, brutal, rapide mais aussi symphonique sans versé dans le grandiloquent à outrance. Aussi, le chant, à la fois "black" (sans être trop criard) et "death" renforce le côté obscur de la chose.

Trop de "blasts" tuent le "blast". En effet, hormis "Cage of pain" et "Where tears are born", tous les morceaux en sont dotés et, de ce fait, se ressemblent un peu tous. Seule une oreille avertie pourra différencier les titres. Les breaks censés aérer l'ensemble ne sont pas assez présents et le manque de respiration salvatrice aura sûrement raison de tout néophyte. En outre, quelques morceaux sont en dessous de la qualité de l'ensemble comme "Where tears are born", morceau mid-tempo très rébarbatif dont les claviers ne sont pas très inspirés, et, "When silence became eternal", véritable course à la vitesse, et qui ne parvient pas réellement à décoller.

GRIEF OF EMERALD signe avec "It all turns to ashes" un très beau retour sur un scène dont la qualité des opus laisse trop souvent à désirer. Cet album possède un côté beaucoup plus "black" que les ténors du genre et qui confère à un retour au source salvateur pour le style. Pas révolutionnaire, ni exceptionnel, "It all turns to ashes" ravira les amateurs du genre, en mal de sensations fortes. A la fois brutal et symphonique, GRIEF OF EMERALD vient de remettre les pendules à l'heure, et prouve qu'il faudra sans doute compter sur lui à l'avenir.




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