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Pavillon 666 - metal rock webzine SCORCH
One big loss for man, one giant leap for mankind [ 2013 ]
CD Album (Durée : 42.59)
Style : Metal
Informations :
Interview : :: LIRE L'INTERVIEW ::
Contact label : http://murmurlement.free.fr/
Contact groupe : http://www.facebook.com/scorchmetal http://fr.myspace.com/scorchband
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 20 février 2013 - Chroniqueur : Lucky.Bloody.Mary
 

1996 voit la naissance de SCORCH, groupe montpelliérain de metal aux frontières du hardcore. Leur premier album « Silence » en 2003 et leur maxi « Scorch » en 2005 les propulsent sur scène aux côtés de grosses têtes du metal français comme BLACK BOMB A, LOFOFORA ou encore ETHS…Après un deuxième album « A Genoux » sorti en 2007 et un changement de line-up, « One Big Loss For Man, One Giant Leap For Mankind », leur troisième opus sort, tout chaud, tout neuf.

Ça, c’est de la hargne à l’état pur ! Ce troisième opus sonne comme un appel à une prise de conscience urgente. Le titre est on ne peut plus évocateur : la perte et la chute des humains mèneront à leur renaissance. Pour être plus claire, on est en train de sombrer, la société basée sur la volonté du « tout et tout de suite » est en train de nous bouffer, on se noie mais personne ne réagit ! Sylvain, le chanteur, hurle sa rage face à cet aveuglement collectif, et le fait bien.
Tout au long de l’album, nous avons le plaisir de découvrir petit à petit les talents cachés de SCORCH : les genres sont ici multiples (metal, hardcore, nu metal, indus, électro, rap, jazz…), la diversité technique est un des points forts de cet opus. Les membres sont au top de leur forme et nous délivrent un patchwork musical. Malgré de nombreuses influences clairement notables (LOFOFORA, PSYKUP, TAGADA JONES, FREEDOM FOR KING KONG…) le groupe affirme sa personnalité propre.
Point intéressant : cet opus nous offre différentes couches d’écoute. A la première, nous nous recevons une bonne baffe dans nos museaux : la voix puissante retient notre attention, la prod est propre, la technique est réglée au poil de nez, il y a des titres en français (ce qui peut en rebuter certains) dont quelques-uns version rap…Il y a quelques longueurs, parfois on ne comprend pas forcément ce qu’il se passe, mais au final c’est propre et bien hargneux !
Deuxième écoute, on se plaît à faire des rapprochements avec les grosses têtes du metal français, comme ceux cités plus haut. « Ah là, c’est clairement FREEDOM FOR KING KONG », « Tu trouves ? J’aurais plutôt dit PSYKUP, tu vois parce-que la voix… » Bref !
Troisième écoute, on se penche sur les paroles et là, je dis chapeau. L’écriture est intelligente, recherchée, claire…Une vraie poésie familière qui nous fait accepter plus facilement les passages en français.
Cependant, “One Big Loss For Man, One Giant Leap For Mankind” est assez complexe à aborder. La pluralité des genres nous perd de temps en temps dans une tornade instrumentale et on ne sait pas forcément où placer nos oreilles. De plus, l’emploi du français est assez délicat en metal et peut légèrement « casser » l’effet en cours : le premier morceau en français de l’album, « H.S », surprend mais pour un court instant car on se laisse vite happer par le flow electro à la PUNISH YOURSELF. Dernier point, des longueurs sont parfois à noter comme la fin de « Sitting On Fire (Part 1) », le premier morceau : les distorsions de guitares durant plus d’une minute…ça passe lentement tout de même. Mais ce n’est qu’un détail de titilleuse !

Ce troisième opus est donc à conseiller aux amateurs de la scène metal française. SCORCH est un groupe multiple qui nous surprend de par la diversité de ses compos. La basse peut nous donner un bon son à la INFECTIOUS GROOVE dans « It » tandis que résonne une ambiance à la THE OLD DEAD TREE dans « Et des pires… ». Les quelques points négatifs sont très vite mis de côté et on peut savourer pleinement cette douce colère nous envahir comme le groupe sait si bien l’insuffler.





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