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Pavillon 666 - metal rock webzine ESSENSE
The last night of solace [ 2013 ]
CD Album (Durée : 52.53)
Style : Thrash métal
Informations :
Interview :
Contact label : http://noiseart.cc/
Contact groupe : http://www.essencemetal.com/ http://www.myspace.com/essencemetal
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 27 mars 2013 - Chroniqueur : g-rom
 

Je vois déjà arriver un nombre incalculable de blagues ou jeux de mots douteux sur le patronyme du combo qui nous intéresse en ce jour de printemps 2013. ESSENCE, puisqu'il s'agit d'eux, est un trio originaire de Aalborg au Danemark, formé en 2005, qui, après un EP "Art of imperfection" en 2007, livrait à la face du monde en 2011, un "Lost in violence" tonitruant et enregistré en seulement douze jours. Les influence du trio sont clairement ancrées dans le "thrash" des années 80, ce que ne laisse pas présager le physique et le look "punk" californien du frontman. ESSENCE est composé de Lasse Skov au chant et à la guitare, de Mark Drastop à la deuxième guitare et de Martin Haumann à la batterie et publie "Last night of solace", leur deuxième long format en date, produit par Peter Tätgren au légendaire Abyss studio.

"Last night of solace" débute par une courte introduction servant de mise en bouche avant que la première déflagration "The final eclipse" ne débarque sur une sorte de faux rythme pour ne décoller véritablement qu'en milieu de morceau avec une grosse accélération typiquement "thrash-metal", qui prouve l'allégeance à la rigueur technique dans la rythmique. "Arachnida" renvoie clairement à SODOM et est d'une redoutable efficacité, elle pique telle une araignée là ou ça fait mal ; ce morceau est rehaussé d'un solo lumineux sur rythme massif. A l'instar de cette composition, "For the fallen" fait aussi preuve de mélodie et d'efficacité qui n'est pas sans rappelé KREATOR, le tout sur une rythmique ciselée à la hache, ce morceau est un des plus réussis de l'opus. Mais ESSENCE sait se faire plus brutal en appuyant sur l'accélérateur comme sur "Children of Rwanda", ou encore "Darkmatter" et ses "blast-beats" omniprésents et "Gemstone".

La véritable différence de "Last night of solace" par rapport à "Lost in violence" est que la musique de ESSENCE a évolué, le trio y a ajouté une bonne dose de progressif comme en témoignent la durée plus longue des morceaux et aussi certaines structures musicales ("Children of Rwanda", "The final eclipse" ou "Last night") mais également en osant des incursions "black-metal" comme sur "Darkmatter" très scandinave ; cette touche nordique est aussi présente sur "Opium" qui renvoie inévitablement à HYPOCRISY et surtout à "Roswell 47" paru sur "Abducted". Le dernier morceau, "Fractured dimension", ode au "thrash-metal" semble être un véritable hommage à KREATOR.

Les musiciens ont beaucoup progressé et font preuve d'une grande dextérité en délivrant des soli lumineux et en développant des plans très techniques. La voix toujours agressive de Lasse Skov, se situe à la croisée des chemins entre Tom Angelripper et Mille Petroza et ajoute à cette dimension 80's des compositions.

Cependant, le sentiment d'urgence qui animait "Lost in violence" est largement atténué sur "Last night of solace", le trio ayant beaucoup plus peaufiné leurs morceaux et ayant eu plus de temps pour l'enregistrement, ESSENCE a perdu de son essence (oui, je sais....). Aussi, l'ajout de touche progressive et de complexité sur certains plans, manque de maîtrise et d'inspiration. le plus dérangeant est le morceau "Opium", magnifique au demeurant, mais on se demande encore comment Peter Tätgren a pu enregistrer et mixer ce titre à la limite du plagiat de "Roswell 47" de HYPOCRISY, surtout sur le riff introductif.

L'avenir s'annonce radieux pour ESSENCE, après avoir frappé fort avec "Lost in violence", les bougres récidivent avec "Last night of solace", "made in" Abyss studio. Le trio a su évoluer pour ne pas tomber dans l'auto-parodie en incorporant des éléments "black-metal", progressifs ou nordiques. Mais certaines influences sont encore trop présentes comme KREATOR, SODOM et surtout HYPOCRISY sur "Opium" qui frôle le plagiat ; ce défaut s'atténuera au fil du temps grâce à l'expérience.





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