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PROGNATHE
Prognathe [ 2013 ]
Pavillon 666 - metal rock webzine CD Album - Durée : 33.04 - Style : Death/grind
Informations :
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Contact label :
Contact groupe : http://prognathe.bandcamp.com
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 09 avril 2013 - Chroniqueur : ZERO
 

Prognathe est un groupe qui annonce d'emblée la carte du second degré mode consanguinité et mâchoire proéminente à l'appui. Il n'y a qu'à jeter un œil à la jaquette que j'ai reçue par la poste où il est inscrit dans la police de caractère du groupe (« Toi écouter, toi chroniquer sur Pavillon 666). Belle intention.

Et quoi de mieux pour coller à ce délire que d'adopter la formule grindcore ? Vous voulez du blast, de la double pédale ultra rapide, du chant hurlé et des cordes grattées à la vitesse de l'éclair, vous serez servis ! Et si en son temps Ultra Vomit nous a gratifiés de titres aussi parodiques que « Kebabized at Birth », avec Prognathe nous avons droit à « Homo Nuclearis » ou encore « Aprognalypse now ». En fait les Toulousains ne dérogent au format grindcore que de par la longueur de leurs titres d'une moyenne de quatre minutes et non pas de trente secondes comme l'exigent les canons du genre.

Pour ce qui est du contenu de cette galette, on se trouve en présence de huit titres très « in your face » où s'incorporent éléments trash et death metal. Soyez sûrs d'être prêt cependant avant de vous lancer dans cette écoute car le la rage atrabilaire dégouline tout au long des huit pistes et Prognathe officie dans le matériel abrasif et décapant.

A défaut d'avoir un batteur du tonnerre, Prognathe fait appel appel à une boite à rythmes tellement bien programmée qu'elle offre un rendu très organique et vu la complexité de certaines parties, ce n'est pas non plus à la portée du premier batteur venu. Alors oui j'en vois déjà grincer des dents dans les rangs du fond, mais on peut saluer ce parti-pris qui ne nuit en rien aux compositions et franchement, je ne vous l'aurais pas soufflé, je pense que vous n'y auriez vu que du feu. On peut de plus saluer ce choix parfaitement cohérent avec la volonté toute affichée du groupe de la jouer « do it yourself » et fait à la maison.

Ce dernier point fâche un peu quand on s'attarde au niveau de la production. Oui, ça sent le fait main, mais également le peu de moyens. Le gros point noir demeure le son de guitare. Il est assez regrettable pour un guitariste de ce niveau jouant très vite et accouchant par moments de petites perles d'inventivités mélodiques de se retrouver avec une qualité sonore proche qui tient plus de la fameuse et honteuse pédale Metal zone (tout guitariste qui lira ces lignes saura pertinemment où je veux en venir) que d'un parti-pris true black metal poisseux .

Sur une note plus positive le chant est impeccable. Si je voulais faire un comparatif fidèle, je prendrais comme exemple Black Bomb A en mode formation récente et sans les mièvreries en chant clair. Pas de coquetterie vocale chez Prognathe : un chant hardcore braillé et un chant guttural éructé qui se complètent à merveille pour une boucherie dont le placement rythmique est savamment pensé. On a même droit à certains passages déclamés proches du chant clair comme pouvait les exécuter Jonathan Davis lors de ses heures de gloire (« Aprognaliypse now ») qui s'insèrent dans cette débauche de violence sans la moindre fausse note.

Un album sans réelle prétention et dont la production trop « cheap » empêchera le plus grand nombre de s'y intéresser à l'ère des disques léchés et ronronnants portés par des guitares détunéees grasses et américaines, à la portée de tout petit malin bidouillant les bons VST sur son logiciel d'enregistrement. Néanmoins, les amateurs de brutalité old school et les ouverts d'esprit capables de jouer à un vieux jeu 2D bourrés de pixels quand les jeunes d'aujourd'hui n'envisagent pas un monde sans HD pourront y trouver leur compte. Les Toulousains, on le sent, font avant tout cette musique pour eux-même et ne cherchent aucune sorte de reconnaissance. Ils font Prognathe pour eux-mêmes et par eux-mêmes et bien que soi-disant ils mordent et ne se rasent ni se lavent (c'est eux qui le disent pas moi) jetez y une oreille et faites vous votre propre avis. Personnellement, j'ai été agréablement surpris.





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