PRETTY MAIDS
Motherland [ 2013 ]
  Pavillon 666 - metal rock webzine CD Album
Durée : 52.12
Style : Heavy-metal mélodique
  Infos :
  Contact label : http://www.frontiers.it/
  Contact groupe : http://www.prettymaids.dk/ http://www.myspace.com/pmaids
 
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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  Chronique : 22 avril 2013 , réalisée par g-rom
   
Fondé en 1982, PRETTY MAIDS, combo atypique du "heavy-metal" qu'on ne présente plus, publie son treizième album intitulé "Motherland", qui fait suite à l'excellent "Pandemonium" paru trois ans plus tôt et qui redonna un nouvel élan au groupe. En effet, après des débuts fracassants et la publication de "Red, hot and heavy" devenu culte, suivi d'un "Future world" tout aussi détonnant, le groupe aura beaucoup de mal à confirmer l'essai et enchaîna les opus de qualités moyennes jusqu'à ce "Pandemonium". La quintette est aujourd'hui composé de l'indétrônable Ronnie Atkins au chant, de Ken hammer à la guitare, de Allan Tschicaja à la batterie, de Morten Sandager aux claviers et de Rene Shades à la basse, en remplacent de Hal Patino parti chez KING DIAMOND. "Motherland" aura-t-il la carrure de son prédécesseur? Réponse en fin de chronique.

L'opus s'ouvre sur "Mother of all lies", premier single évident de "Motherland" et au refrain efficace. Un morceau à la fois "heavy" et mélodique où les claviers prennent une part plus importante afin de créer une ambiance assez moderne. Il faut souligner que ce titre offre une très belle entrée en matière et se place comme l'une des pièces maîtresse du disque. Mais "Mother of all lies" n'est pas un cas isolé, loin de là. En effet "Iceman", précédé de "Confession" qui lui sert d'introduction, est doté de riffs acérés et très "heavy", avec une utilisation du clavier très intelligente, d'une batterie très claquante et d'un refrain efficace qui ramène le combo trente ans en arrière, à l'époque de "Future world". Aussi, "Hooligan" encore plus "heavy" enfonce la pointe à grand coup de massue, ce morceau est une autre pierre angulaire de l'album. Cette composition, à la fois lourde et ses refrains "stade de foot", est d'une grande modernité, surtout pour un groupe qui affiche une carrière aussi longue. Le "revival 80's" n'est surtout pas de mise sur "Motherland". Le titre éponyme du disque ne fait lui aussi pas de quartier et voit le rythme s'accélérer, le refrain est là encore parfaitement mémorisable. PRETTY MAIDS fait encore preuve d'une mélodicité exceptionnelle, "Motherland" va décrocher quelques nuques lors des prochaines prestations scéniques du groupe.

Aux autres morceau "heavy" comme "Why so serious" ou "I see ghosts", PRETTY MAIDS sait se faire plus subtil en ralentissant le tempo, mais en conservant cet aspect moderne qui est un élément récurrent du disque. Les "power" ballades que sont "Infinity" et "Wasted" en témoignent. La première abuse d'effets modernes mais reste très efficace avec une ambiance assez sombre, la deuxième qui clôt l'album tout en beauté, est plus grandiloquente, avec des claviers plus appuyés sans tomber dans la mièvrerie, et un refrain, là encore, très bien pensé. Ce morceau est assez difficile à décrire tant sa beauté tristement lumineuse est présente. Il faut aussi souligner "Bullet for you", titre assez convenu dans l'esprit, lorgnant du côté du "hard FM", qui tire son épingle du jeu grâce, encore une fois, à un refrain ultra efficace (sans doute l'un des meilleurs de l'album) et en étant le chaînon manquant entre les compositions les plus "heavy" et les "power" ballades plus mélodiques.

Hormis les compositions de haute volée, les autres forces de "Motherland" résident assurément dans la qualité musicale de ses membres en tête des quels Ronnie Atkins dont le poids des années ne semble avoir aucune incidence sur sa voix, à la fois rauque et magnifique, mais aussi la production signée Jacob Hansen qui dote l'album d'un son absolument gigantesque, à la fois puissant, clair et lumineux. Le bougre signe là l'un de ses meilleurs travaux.

PRETTY MAIDS aurait sans doute composer un album parfait si "To fool a nation", placé en début de disque n'était pas venu cassé la bonne dynamique de départ. Ce morceau est sans aucun doute le plus faible du disque, poussif à souhait, refrain "bâteau", riffs "guimauves". Cette composition ne parviendra jamais à décoller.

"Motherland" s'impose comme le parfait successeur de "Pandemonium" et surpasse ce dernier. Cet opus est moins direct mais plus soigné, travaillé et aussi plus efficace avec des refrains qui ont le pouvoir de s'incruster directement dans le cerveau, ce qui manquait à son prédécesseur qui lui, mettait l'accent sur le côté "heavy" de la musique. Ce qui est aussi étonnant, c'est la volonté de modernité d'un groupe avec une aussi longue carrière. Là où la majorité de ses congénères serait revenue à leurs racines en jouant la carte de la nostalgie, PRETTY MAIDS va de l'avant. "Motherland est très accrocheur et possède un goût de "reviens-y" très important. Pour tout cela, PRETTY MAIDS mérite un très grand respect et toutes nos louanges.







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