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Pavillon 666 - metal rock webzine KEEN EYED
Reflection [ 2013 ]
CD Album (Durée : 53.19)
Style : Heavy/Hard-Rock
Informations :
Interview :
Contact label :
Contact groupe : https://www.facebook.com/keeneyed.it
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 28 août 2013 - Chroniqueur : Screaming.Mantis
 

Keen Eyed, groupe de Heavy Metal Italien, sort enfin son premier album « Reflection » après une pause de plus de vingt ans dans leur carrière. Le groupe formé en 1987 a déjà à son actif deux démos « Metal Rain » (1988) et « The Whip » (1989) et était séparé depuis 1991. Est-ce que ce break musical aura permis aux Italiens de réaliser un album de qualité ?

L'album prend le parti de débuter sur une introduction « Dream Part 1 » très planante à la limite du style progressif et prépare efficacement l’entrée de la première piste « She’s The Devil ». Le chant est assez bien maitrisé, la voix rauque et langoureuse est parfaitement soutenue par une guitare aux sonorités typiquement Heavy sans pour autant avoir un côté trop "kitsh". Même si l’on peut trouver le morceau un peu mou parfois, la présence du clavier très proche de Dream Theater et d'un premier solo de guitare efficace donne un premier aperçu convainquant à cet album.
Il continue sur une assez bonne lancée avec « The age of reason » et le featuring très appréciable de la chanteuse Alex Zarotti, dont le timbre de voix doux et mélodieux procure un effet « balade » au morceau même si ses interventions restent un peu trop éparses à mon goût. « Fishing Dreams » ainsi que « I belong to you » restent sur cette même note de type balade, sans être totalement redondant, il est quand même dommage de trouver autant de similitudes sur des morceaux se succédant. De plus la prestation d’Alex Zarotti donne toujours cette impression de sortir un peu de nulle part à des moments non forcément justifiés, ce qui casse l’efficacité des montées en chant clair du front-man. Heureusement arrive « Labyrinth » morceau épique et aux riffs de guitare rythmiquement sombres, donnant une petite bouffée d’air frais à la continuité de l’album. Le clavier se prend littéralement pour celui de Jordan Rudess et ce sans frôler le ridicule ni alourdir le morceau, il le fait au contraire se terminer remarquablement, grâce à des notes subtiles et un chant lead renforcé de chœur féminin. Baisse de qualité pour le morceau qui suit « Lovely Hell », trop brouillon, que ce soit en matière de ligne de chant, de mélodie, de clavier, il est difficile de se repérer dans la chanson, d’en faire ressortir un refrain, un couplet…

Mais heureusement, le rythme repart grâce à « Problems Behind », avec une batterie à la limite du disco, un clavier très seventies, le tout est entrainant et nous ferait presque mimer une chorégraphie d’un Saturday Night Fever. Une énième ballade se présente sous le titre "Scent of feeling » et ne m’a malheureusement pas convaincu par son absence de partie accrocheuse. « Hold me tonight » et « A love token in the dark » se rapprochent plus du morceau “Labyrinth” ; le premier avec son intro' au piano et survolé d’un clavier planant à la frontière de l'atmosphérique avant l’entrée du chant qui se fait plus lancinant, et le second morceau de par son refrain très épique qui restera facilement en tête, le solo de fin n’est par contre pas franchement à sa place tant il tranche radicalement avec l’ambiance lourde du morceau. Et arrive pour conclure cet album « Dream Part 2 », qui se révèle être longuet et peu convainquant pour un morceau final, le solo de guitare n’est en rien transcendant et ne procure aucune émotion tout comme les interventions d’Alex Zarotti qui sont encore une fois utilisées à mauvaise escient et n'embellissent en aucun cas le rendu final.

Pour résumer globalement mon impression concernant « Reflection », je dirai qu’il s’agit là d’un album en grande partie réussie en matière de Heavy Metal/Hard Rock moderne. La production (qui est une auto-production.) est correcte, les compos ‘ sont relativement originales et l’album dans son intégralité nous propose d’assez bons éléments. En revanche, le chant gagnerait à être plus travaillé dans son ensemble et à s’étoffer afin d’éviter les même sempiternelles lignes de chant sur chaque piste, les soli de guitare manquent un peu de ce côté criard et démonstratif qui ne fait pas de mal à petite dose lorsque l’on appartient à ce type de scène.
Je rajouterai également que l’aspect un poil fouillis de certaines compos’ peut faire désordre dans ce tout que forme un album et que la cohérence musicale serait un autre point à améliorer. Mais en conclusion, Keen Eyed convaincra sûrement les amateurs de Heavy et de Hard Rock n’aimant pas trop se faire saigner les oreilles et appréciant les mélodies, en somme une assez bonne surprise pour ce premier opus.





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