CHRONIQUES D'ALBUMS

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DOPPELGANGER
Anatomy of melancholy [ 2013 ]
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CD Album - Durée : 33 - Style : Metal
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.sendthewoodmusic.com/
Contact groupe : https://www.facebook.com/ilovedoppelganger https://soundcloud.com/ilovedoppelganger
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 12 septembre 2013 - Chroniqueur : Lucky.Bloody.Mary
 

Aujourd'hui il se passe un phénomène assez drôle et très fréquent : quand un groupe sort un album et que, la musique en ressortant, est d'un style assez "complexe" et un tant soit peu bourrine, on lui colle d'office l'appellation "hardcore". Cela pour dire que je m'attendais donc à recevoir un album de hardcore mais ce ne fut pas du tout le cas ! Je développerai mon point de vue après une petite présentation du groupe. DOPPELGÄNGER est un groupe français du 77 (Seine-et-Marne) qui officie dans un metal teinté d'influences dirons-nous. Cette formation a 4 ans d'expérience dans ses pattes, un EP "Dark Pillow Talk" et un tout premier album fraîchement sorti "Anatomy of Melancholy". Leur EP les a propulsé sur scène aux côtés de groupes comme LOUDBLAST, DEEP IN HATE, et j'en passe ; ils commencent à se roder et autant vous dire que ce n'est que le début.

Les présentations faites, entrons dans le vif du sujet : la musique. Bon, pour commencer : CET ALBUM N'EST PAS UN ALBUM DE HARDCORE (oui, je reviens sur mes propos introduisant la chose). Il faut arrêter de croire que le metal "bourrin" est forcément hardcore. Cet album est clairement un melting pot de styles différents qui va du metalcore au stoner en passant pas du southern rock ! Eh oui, vous avez bien lu, les influences sont ici multiples est parfois même un peu trop décelables...Je m'explique : prenons le premier titre "This fucking nightmare is real" ; le début est plus que plaisant avec une intro à la batterie cinglante et à la basse groovy ! Le tout s'enchaîne, s'accélère, la voix entre en jeu et crache sa colère et là...Mais oui, oui on dirait bien James Hetfield, frontman de METALLICA...Le chanteur oscille entre scream et chant à la James avec ses fins de phrases forcées et ses "yeah eeh" caractéristiques. Une étrange sensation de "copie" s'installe et gâche un peu le plaisir du morceau (d'autant plus que la voix claire n'est pas tout à fait maîtrisée).
Bon passons, ce n'est qu'un détail. Mais encore une fois, tout au long de l'album l'on ne peut s'empêcher de penser "Tiens, on dirait du DEFTONES" ou alors "Oh mais ça me fait penser à DISTURBED". Le groupe n'a pas encore trouvé sa pâte, ce qui fait qu'ils sortent du lot. Il y a bien évidemment de très bonnes trouvailles musicales comme dans "Schizophrenia, my love" où nous sommes à la frontière du stoner et où un semblant de mosh part fait sa place au beau milieu du morceau...C'est ingénieux, surprenant et c'est cela qu'on attend ! Petit hic : la voix surpasse un peu trop le tout dans le mix, mais ce n'est qu'un détail (encore). Cependant, la petite ballade aseptisée "Drunk" à la LINKIN PARK, on pouvait bien s'en passer quand même !
"I'm lost, I'm dead" est trop proche de "Fade to Black" de METALLICA pour moi, vraiment trop proche. Les guitares sont réglées de la même manière, la voix qui se confie à l'auditeur est omniprésente sur une ballade minimaliste. Il y a une trop grosse impression de "déjà-vu" (si cela peut s'appliquer à de la musique).
Le côté hardcore si revendiqué reprend un peu ses droits dans des titres comme "Let them talk" ou encore "Mr A." : la basse sort un peu plus du lot en mode groovy, la batterie devient agressive et un superbe solo de guitare vient rajouter un petit je-ne-sais-quoi qui vous fait dresser les poils ! La voix est hargneuse et se fond mieux pour un ensemble homogène et ma foi, c'est très plaisant.
Par contre, finir l'album sur une petite ballade acoustique à la NICKELBACK, je ne sais pas non plus si c'était une bonne idée. Pourquoi les albums se finissent toujours par une note mélancolique servie par un morceau instrumental ou une BALLADE ?

Je suis très tatillonne, les détails sont très importants mais ce premier album est tout de même une réussite malgré tous les points négatifs soulevés. Il suffit juste à présent qu'ils se détachent de leurs influences, qu'ils ne redoutent pas le hors-piste car ils sont capables de nous surprendre. Pour cela, il faut innover, étonner, aller loin et désorienter l'auditeur. On connaît PANTERA ou les DEFTONES, on ne veut pas d'un groupe qui essaie d'innover tout en faisant « honneur à leurs influences », non, on veut quelque chose qui nous prenne de court !





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