PESTILENCE
Obsideo [ 2013 ]
  Pavillon 666 - metal rock webzine CD Album
Durée : 34.49
Style : Death metal
  Infos :
  Contact label : http://www.candlelightrecords.co.uk
  Contact groupe : http://www.pestilence.nl/
 
 Pavillon 666 - metal rock webzine ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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  Chronique : 31 octobre 2013 , réalisée par Doc.Douggy
   
Comme tout nouveau groupe répertorié sur le site, PESTILENCE ne déroge pas à la règle et avant d'en arriver à aujourd'hui, commençons tout d'abord par un retour sur la carrière du groupe...
Formé en 1986 à Enschede, aux Pays-Bas par Patrick Mameli (guitare/basse), Randy Meinhard (guitare) et Marco Foddis (batterie), Pestilence a tout d'abord officié dans un Thrash sombre à la Possessed, formation sous laquelle ils enregistrent deux démos et un premier album "Malleus Maleficarum". Suite à la montée en puissance du Death metal (notamment en Suède), le chanteur Martin Van Drunen qui les a rejoint peu de temps après la formation (ainsi que Patrick Uterwijk (guitare) pour pallier au départ de Randy) abandonne les vocaux clairs, se met au growl et le groupe sort "Consuming Impulse" qui a ce jour encore reste un album culte de pour tout amateur de death; mais Martin les quitte et s'en va rejoindre Asphyx. C'est alors Tony Choy (Atheist, Cynic) qui les rejoint à la basse et Patrick Mameli qui reprend le micro. Le combo continue d'évoluer et sort l'excellent "Testimony of the Ancients" (1991). Sort dans la foulée un album qui se veut plus progressif car ajoutant des parties jazz en 1993 "Spheres", où les rejoint Jeroen Paul Thesseling (ex-Obscura, et qui reviendra sur "Doctrine" en 2011) à la basse. Mais en 1994, le combo décide de splitter.
Des années passent où sont sortis successivement une compilation et un live, "Chronicles of the Scovrge".
Puis en 2008, Patrick revient sur les devants de la scène en reformant le groupe, à la demande des fans, accompagné de Tony Choy (avec lequel il enregistre l'album "Resurrection Macabre") et Peter Wildoer (Darkane). Puis c'est le retour d'Uterwijk en second guitariste et de Thesseling (et re-départ de Choy) pour "Doctrine", pour enfin arriver au 3e album de cette "résurrection": "Obsideo" !

D'ailleurs, qui dit nouvel album dit nouveaux membres : c'est Georg Baier qui prend le rôle du bassiste cette fois, et ainsi donc David Haley (Blood Düster, Psycroptic) derrière les fûts !

Depuis leur retour les albums de PESTILENCE sont en demi teinte, soit par un manque d'originalité dans la composition ou dans la nette ressemblance avec les morceaux, autant le dire de suite, "Obsideo" ne fera pas le changement. Même si il targue plus vers des rythmiques brutales comme le prouve le morceau d'ouverture "Obsideo" ou encore "Distress", on tombe rapidement dans l'ennui.
Et pourtant ce n'est pas la faute à une production plus qu'honnête, c'est même d'ailleurs un plaisir de retrouver les vocalises bien spécifiques à Patrick Mameli. Mais passé ça, on tombe souvent sur la même construction ou les mêmes accords alors que défile l'album qui nous donne parfois l'impression d'entendre le même titre ou encore un long morceau fleuve tout au long de l'album.
Indéniablement, les Hollandais font preuve d'une maîtrise technique sans faille, que soit au niveau des solis parfaitement exécutés, mais manquant d'inspiration. Suite à ce constat, on a des patterns qui sonnent très "contemporains", mais pas toujours à bon escient. Certes on est plongé dans une ambiance malsaine avec leurs riffs, mais là s'arrête le plaisir. A moins d'écouter un morceau, de passer à un autre groupe pour y revenir par la suite, histoire de minimiser l'ennui qui pointe assez rapidement par sa redondance.
Seule la 5ème piste "Laniatus" sort du lot, peut-être parce qu'elle ne possède pas la même construction que ses consoeurs. D'ailleurs, la 8ème porte bien son nom "Saturation" car c'est un peu le sentiment qu'on a en y arrivant. Mais bien heureusement l'album commence aussi vite qu'il termine soit à peu près 30 minutes après le début...

En soi, "Obsideo" plaira aux fans du combo, mais tombera bien vite aux oubliettes car malgré une ambiance bien travaillée, on a l'impression de voir un chien se manger la queue et on tourne en rond bien rapidement.
Rares sont les retours qui donnent de bonnes choses, et hélas, PESTILENCE encore une fois loupe le coche. Mais heureusement qu'il y a le live pour se défendre, seul endroit où le groupe reste appréciable.







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