VULV
Attouchements [ 2013 ]
  Pavillon 666 - metal rock webzine MCD-EP
Durée : 35.26
Style : Porno black
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  Contact groupe : http://www.facebook.com/vulv666?fref=ts http://myspace.com/vulv
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EMOTION
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  Chronique : 06 novembre 2013 , réalisée par Simius
   
En avant propos je tiens à signaler que cette chronique pourrait heurter votre âme innocente d'enfant, aussi je vous prierais de ne pas aller plus loin dans votre lecture assidue si vous n'êtes pas majeurs et vaccinés. D'avance merci.

«Vagin castrateur, vulve infernale (in vulva infernum) est fréquemment qualifié de gouffre inouï, sentier glissant et bouches des vices. C'est par lui que le péché s'est introduit dans le monde, faisant de la femme la complice sinon la servante de l'Ennemi du genre humain » nous disait Saint-Pierre Damien, grand inspirateur et connaisseur du « beau sexe » ...

Amis du bon goût, de la finesse, de la poésie, bonsoir !
Ce soir nous parlerons des vergetures vulvaires en compagnie de péripatéticiennes dégarnies et de nains sodomites recouvert de corpse painting !
Vous l'aurez sans doute compris, VULV, le groupe français porn-black, refait en effet son grand come back avec un nouvel EP intitulé « attouchements ». Un EP comme vous pouvez déjà vous en douter emprunt d'un lyrisme aussi profond et touchant que les pratiques régulières de la douane... Comprenez bien, je ne prends absolument aucun plaisir à écrire tant d’insanités, mais il s'avère que la musique de VULV est tellement emprunte de luxure qu'elle ne saurait être décrite à sa juste valeur sans se laisser aller à ces pratiques et ce vocabulaire pour le moins humide et ténébreux. Un rituel qui saurait même corrompre un saint, innocent et insouciant tel que moi... Aussi pour tout ceux et celles qui ont eu le courage de continuer jusqu'ici, et bien sachez que le vocabulaire scatologique ira de mal en pis.

Au lit comme dans VULV, il faut au moins être deux. J'ai bien dis au moins ... Si le projet musicale indépendant est originairement dirigé par Migreich, la cérémonie vulviale ne se fait pas sans quelques guest, quelques acolytes apportant leurs semences vocales à la musique déjà bien délurée... On avait déjà goutté aux charmes antiques et interdits du « trou juteux » avec le premier EP « Dirty finger ». Depuis lors, la fréquentation des sites à caractères pornographique n'avait cessée d'augmenter, encore, et encore... Je vous laisse le soin d'imaginer dans vos esprits de détraqué une métaphore appropriée. Il n’empêche, le premier jet du grand gourous de la luxure avait su étonné, voire plaire à un public qui n'était pour le moins du monde habitué à de telles obscénités. Aussi, je ne saurais parlé du sujet sans évoquer avec nostalgie cette magnifique interprétation d'un pet vaginal sexagénaire en ré mineure qui me mit (il faut bien l'avouer) la larme à l’œil, si ce n'est autre part ... Difficile de faire pire n'est-il pas ? Qu'en est-il alors de ce nouvel « attouchement » auditif ?

D'entrée de jeu, on comprend tout de suite que VULV ne veut pas faire dans la dentelle, mais plus dans le latex. Les titres sont aussi raffinés qu'un titre de film-X scatophile, et tout aussi malsains je vous assure par connaissance de cause... En effet chaque musique nous présente une petite introduction un peu comme il s'en fait dans le monde de la techno, tiré là de film-X pour la piste 2 : « Baubo » nous expliquant à la façon documentaire d'Arte que les crèmes vaginales sont les mêmes que celles utilisées dans les milk-shakes des fast-food … Ces introductions sont d'une finesse qui, comme vous vous en doutez, est inévitablement associée à la musique black metal qui s'ensuit. Sorte de préliminaire auditif augurant une orgie remplie d'hémoglobine pour tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à un orifice. Pour ce qui est de la musique on se trouve en présence d'un black metal qui se veut en parfaite cohérence avec l'image de VULV : « sale » serait un euphémisme. La production n'est pas plus soignée que ça mais rien de bien choquant pour du black. On pourrait d'ailleurs parfois se croire en présence d'un authentique « Il était une forêt » du groupe GRIS comme sur la piste 3 : « Teenage Sex Offender », ou encore au groupe THE BLACK SATAN de par l'aspect extrêmement déjanté et satyrique des musiques . Tantôt emprunt d'aspect thrash ou death, cette hétérogénéité n’arrête en rien le coït auditif dont nous prenons part avec (il faut bien le dire) un entrain croissant. Ajoutons à cela humour et décalage qui font de cet EP une réussite à sa manière.

C'est justement sur ce dernier point qu'il serait bon de s’arrêter : « attouchements » est comme la plupart des productions de VULV, à savoir un projet innovant et satyrique, tant par sa musique que par son message nous présentant une autre façon de considérer la question du sexe dans notre société. Sur le plan musical, il faut reconsidérer sa façon de percevoir la musique comme la plupart des groupes actuels tendent à faire. A force d'être sérieux on en perd toute crédibilité. VULV l'a parfaitement compris, et est de ce fait d'autant plus crédible qu'on aborde sa musique avec autant de plaisirs … qui restent bien souvent inassouvis.







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