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Pavillon 666 - metal rock webzine BLOOD RUNS DEEP
Into the Void [ 2014 ]
CD Album (Durée : 66.11)
Style : Doom/rock metal
Informations :Dispo en 2xLP
Interview :
Contact label : http://www.brethard.de/
Contact groupe : http://www.bloodrunsdeep.net/ https://soundcloud.com/bret-hard-records/sets/blood-runs-deep-into-the-void
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 04 juillet 2014 - Chroniqueur : Doc.Douggy
 

Combo Suisse formé en 2003, ce n'est seulement qu'en 2009 que BLOOD RUNS DEEP sort de l'ombre avec un premier album "These Thoughts About Suicide" qui comme son nom l'indique ne fait pas dans la gaieté. Alors que visuellement, j'aurais rapproché ce groupe de la vague DSBM (Forgotten Tomb et j'en passe), ce quatuor originaire de St. Gallen (Région allemande du pays neutre), si certes s'appuie sur une image "dépressive", lorgne plutôt sa musique vers un Doom metal avec quelques touches de rock, qui ne sont pas sans rappeler Type O Negative ou Paradise Lost. D'ailleurs c'est après une tournée en ouverture de A Pale Horse Named Death (avec un ex-Type O justement) en 2012 que le combo a signé un deal avec Bret Hard records (label allemand) afin de préparer ce qui va être le début 2014 leur 2nd album "Into the Void".

Expression tirée du morceau de Black Sabbath, ou tout simplement commune dans un milieu Doom empli de pessimisme, les 10 pistes proposées sur cet album promettent de ne pas faire ressortir de gaieté à proprement parler. Textuellement, ce groupe de Doom ne fait pas dans l'originalité car on retrouve, tout aussi bien qu'instrumentalement ce qui fait le style : une base rythmique lourde et lente, des guitares lancinantes et une batterie qui sans excès reste variée; de l'émotion, du pessimisme et des sentiments très personnels. Le côté certes plus rock se ressent sur le travail du chanteur/bassiste Stefan Vida, qui part son chant clair (se rapprochant du regretté Peter Steele) ajoute une touche mélodique dans la lourdeur des morceaux comme le prouve le titre d'ouverture "Nothing Ever Cured", comme sur la présence de riffs "heavy" et "catchy" ("Fading Away" / "Everything turns into Ashes" notamment).
Mais ce qui fait le charme de la musique de Blood Runs Deep, c'est surtout son côté accessibilité, de part des constructions de morceaux simples basés sur le "intro/couplet/refrain/couplet/refrain/break/refrain/outro" que l'on retrouve sur tous les morceaux, ce qui permet une accroche au bout d'une écoute ou deux, qui vous font même siffloter les airs sans qu'on s'en rende compte ("The Inner Gods").

Et si l'on reste toujours dans le même type de morceaux, quelques apparitions de claviers sont tout aussi bien géré sans être trop en avant ou trop présents comme pour appuyer le refrain sur "Tomorrow" par exemple, ou en guise d'intro de morceau ("Fading Away"). Tout comme la présence de solos se font rare, mais lorsque ceux-ci sont présents ils sont exécutes avec justesse, sans tomber dans la démonstration technique et plus dans un feeling qui colle aux morceaux ("Low" / "Everything turns into Ashes").
D'une durée convenable, les 66 minutes au compteur présentent des morceaux de 5-6 minutes au compteur, le plus long atteignant les 10 minutes sur le morceau titre qui résulte tout de même que si au début on est encore accroché, certaines longueurs pointent malgré tout, notamment sur les deux derniers morceaux "Decembre Depression" et "Lullaby" que je trouve plus anecdotiques, étant condensés de toutes les recettes utilisées auparavant...

Au final, un album intéressant qui respecte les codes du style et un exercice réussi pour BLOOD RUNS DEEP. Les principaux points positifs étant la production qui met les instruments au même niveau, sans que l'un d'eux soit trop en avant et gâche l'appréciation du titre. Son évidente facilité d'approche est un plus, comme une facilité que déploreront les plus difficiles des auditeurs. Par contre si certains titres restent très accrocheurs, la 2e partie de l'album est un poil anecdotique, ayant une impression de déjà entendu auparavant.
Un album qui certes ne changera pas la face du monde, avec ni plus ni moins que ce qu'il faut pour passer tout de même un "bon" moment.





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