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WHISPERING TALES
Mechanism [ 2014 ]
Pavillon 666 - metal rock webzine
CD Album - Durée : 60.00 - Style : Metal symphonique
Informations :
Interview :
Contact label :
Contact groupe : http://www.whisperingtales.com
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 18 septembre 2014 - Chroniqueur : Ivan.Jack
 

Après deux EP prometteurs sortis en 2011 et 2012, les marseillais de Whispering Tales sortent ce « Mechanism » plein de bonnes intentions et truffé de compositions alléchantes et d'inspiration certaine et personnelle. Le design est très stylé, dans un mélange steampunk/ « Chicago prohibition », qui ne ment pas quant au contenu du disque...

Leur univers visuel est particulier, puisque puisé dans les années 20, mais est à mille lieues de leur musique, qui fleure bon le metal symphonique, flirtant parfois avec le progressif (« Broken Expectations », « Tempus Fugit »)...

Mis à part deux petits gimmick de jazz New Orleans en intro de « Shattered » et en outro de « The code », la musique est compacte, les arrangements et orchestrations classiques sont majestueuses, même si hélas, on sent de temps en temps les sonorités « claviers » en lieu et place d'instruments véritables... Si leur budget est conséquent pour la suite de leur production discographique, je pense que certains morceaux seraient magnifiés par des vrais violoncelles et violons, cors et clarinettes en avant !! A bon entendeur...

L'album est conceptuel donc et raconte l'histoire d'un sombre complot à la sortie de la 1ère guerre mondiale. Il existe même une nouvelle, « Pièces manquantes », à télécharger sur leur site (écrite par le bassiste et compositeur principal Steph Castelli), je crois que je vais me laisser tenter car j'ai envie d'en savoir plus sur l'histoire en question...

L'atmosphère, même si elle ne relate en rien les années 20, est unique et palpable... Les compositions semblent réfléchies et originales, où l'émotion prime sur la technique ou la masse sonore qu'on se prend parfois en pleine tronche dans ce style... Leurs influences ne sont pas flagrantes, même si l'on détecte ici ou là une pointe de Nightwish ou même Xandria, mais rien de trop proche, ce qui prouve une nouvelle fois leur propre personnalité.

Mention spéciale pour la claviériste Stephanie Fenu, qui possède un style bien à elle et qui embellit de manière originale la musique du groupe ; ses parties de piano, sans être trop techniques, nous transportent à chaque fois par leur couleur mélodique... Chapeau également pour les harmonies de guitares de Jeremie, encore une fois au service de la mélodie et de l'émotion, et la rythmique basse/batterie qui fonctionne d'enfer sur toutes les pistes...

Quant aux vocaux, Lucie Vételé possède un timbre très agréable et une tessiture très étendue digne des plus grandes soprane, et plus les chansons défilent, plus elle prend une tonalité lyrique qui ne passe qu'à certains moments. Sa voix semble faiblarde par endroits, presque maladroite (« The Code », « To come full circle »), et a du mal à supporter le flots de décibels de ses musiciens, avec une approximation dans l'accent anglais qu'il faudrait résorber. Ce manque d'assurance dessert quelque peu la dynamique de la musique mais sa justesse et sa prestance remettent le bateau à flots, il ne lui manque que très peu de choses pour devenir une grande chanteuse qui a des c.. pardon, qui en impose... Je le sens.

Un morceau en particulier fleure le génie, « Tempus Fugit » et sa puissance émotionnelle, où là, justement la chanteuse met son timbre au service de l'émotion, incroyable chanson, avant-gardiste ! « La Garde » qui clôt l'album n'est pas en reste, avec cette mélodie de guitare furieuse et presque celtique au début du morceau et Lucie qui semble totalement habitée...

On passe vraiment de bons moments en écoutant la musique de Whispering Tales et les 60 minutes de l'album passent si vite qu'on en redemande de suite... L'évolution musicale et sonore est évidente par rapport aux deux premiers EP, la production est enfin digne de leur art et c'est pour cela aussi que je continue à écrire des chroniques, pour découvrir des univers qui me correspondent et des groupes qui méritent un réel soutien, grâce à une véritable démarche artistique ambitieuse. Appel à toutes les radios régionales de l'hexagone, passez quelques chansons de Mechanism et vos auditeurs se sentiront beaucoup mieux après, si,si, essayez...

On peut regretter le manque de folie que l'on attend parfois, vu leur univers, je m'attendais à un peu plus de prise de risque, genre les petits gimmicks Cotton Club déjà cités ou encore ces voix corses et ce chant grave italien en début de « To come full circle », j'en aurais bien pris un peu plus, mais il est certain que ce groupe mérite d'être connu et apprécié à sa juste valeur, je leur souhaite une belle ascension, beaucoup de concerts pour gagner en cohésion de groupe et je pense que leur prochain méfait sera surprenant et monstrueusement bon ... Ils méritent un gros coup de pouce, et c'est mon coup de cœur !




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