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MACHINE HEAD
Bloodstone & Diamonds [ 2014 ]
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CD Album - Durée : 71.05 - Style : Metal
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.nuclearblast.de
Contact groupe : http://www.machinehead1.com http://
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 07 décembre 2014 - Chroniqueur : Chart
 

MACHINE HEAD a connu des hauts et des bas depuis son premier album en 1994, « Burn My Eyes ». C'est le moins que l'on puisse dire à l'époque de « Supercharger » en 2001 où le groupe était devenu très néo metal et avait été quelque peu abandonné par une bonne partie des fans de metal pur et dur. Mais le combo a très vite connu une remontée avec « Through The Ashes of Empire » en 2003 puis « The Blackening » en 2007 qui les a ramenés au sommet. MACHINE HEAD est le genre de groupe qui ne se laisse pas facilement mettre dans une case toute faite. Les albums se succèdent mais ne se ressemblent pas. MACHINE HEAD fait son retour en 2014 avec un nouveau bassiste, Jared MacEACHERN, afin de donner suite à « Into The Locust » sorti en 2011. « Bloodstone & Diamonds » est le petit nouveau et la première sortie du groupe chez NUCLEAR BLAST.

La créativité de MACHINE HEAD n'est pas à mettre en doute avec ce nouveau disque. En effet, cet opus est rempli à ras bord et à peine trois ans après « Into The Locust » et le départ d'Adam DUCE en début d'année 2013, cela relèverait presque de l'exploit. Quand on pense qu'AC/DC a mis 6 ans pour enregistrer une demi-heure de musique ! Cependant, on peut toujours appuyer le fait que la durée ne fait pas toujours la qualité. Il vaut mieux parfois quelque chose de court mais d'efficace que quelque chose de trop long qui frise le remplissage de pistes. Avec MACHINE HEAD, je serais forcé de vous faire part de mes doutes sur la qualité constante des pistes de ce disque. Placer en introduction un morceau de 7 minutes 10 tel que « Now We Die » peut s'avérer assez risqué. L'efficacité est certes au rendez-vous mais pour une entrée en matière, cela manque peut-être d'efficacité. Nous sommes la plupart du temps habitués aux morceaux simples et efficaces en ouverture. MACHINE HEAD prend cette formule à contre pied pour nous asséner un morceau long et bien fourni où même le tempo n'est pas des plus rapides pour ce groupe. Les mélodies elles-mêmes et les arrangements sont très riches, assez opposés à ce que contient « Killers & Kings ». Ce titre est en effet plus représentatif de ce que le combo nous présente habituellement, oscillant entre thrash et neo metal. L'efficacité du groupe est bien plus probante avec ce titre. « Ghosts Will Haunt My Bones » fait la part belle aux ambiances plus sombres et mélodieuses du groupe qui flirte ici avec un certain esprit grunge tout en gardant sa patte. Même si ce titre est intéressant, il n'est pas forcément des plus prenants. Certains fans pourraient s'y perdre et s'en retourner vers des horizons plus métalliques à moins qu'ils n'aient la patience d'arriver sur « Night of Long Knives » bien plus nerveux. MACHINE HEAD renoue les liens avec ses débuts avec ce titres. La batterie ré introduit de biens beaux blast beats. Même les parties mélodieuses ne manquent pas de pêche. C'est comme ça qu'on apprécie le mieux MACHINE HEAD, puissant et rentre dedans. Robb FLYNN a goûté aux chœurs et tout particulièrement sur « Into The Locust ». Il ne pouvait donc pas les laisser de côté sur ce disque. « Sail Into The Black » s'ouvre sur de très belles ambiances avec percussions, nappes de claviers et guitare acoustiques. Robb FLYNN est une excellent chanteur pour ce style de morceaux très sombres. L'ambiance et l'émotion sont au rendez-vous durant toute la première partie avant de se densifier sur sa fin avec des riffs à la limité de faire penser à BEHEMOTH sur ses morceaux lourds. Une belle réussite que ce titre même si ce n'est pas forcément ce à quoi on s'attendait en plein milieu de l'album. « Eyes of the Dead » relance la machine avec rapidité et dextérité tandis que « Beneath the Silt » se fait absolument lourd et gras à souhait tandis que « Damage Inside » est à la limite du morceau a capella. Il faut à nouveau compter sur « Game Over » pour rebooster tout ça et renouer avec les gimmicks du groupe qui vous rappelle qu'il est bien le combo qui a signé « The More Things Change... » en 1997.

MACHINE HEAD en fait beaucoup et peut-être trop ! Il est difficile de rentrer dans cet album sans se demander où le groupe veut nous amener au final. Il y a beaucoup de choses, beaucoup d'inspirations différentes et au final, je ne suis pas convaincu que cela serve vraiment les titres de ce disque. Il n'y a pas de mauvaises chansons, loin de là mais tellement d'idées et tellement de pistes que pour ingurgiter tout ça, il faudra pas mal de temps. Peut-être que MACHINE HEAD devrait revoir quelque peu sa stratégie et cibler des albums plus courts tout en gardant sa densité afin de ne pas perdre son auditeur qui pourrait prendre certaines choses tout à fait intéressantes pour du superflu.




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