VELIBOR NIKOLIC
Lov Na Vukove [ 2014 ]
  Pavillon 666 - metal rock webzine CD Album
Durée : 47.02
Style : Experimental Post Rock
  Infos :
  Contact label : http://blackplanetrecords.bandcamp.com/
  Contact groupe : https://www.facebook.com/welibornickolic/timeline http://www.lastfm.fr/music/velibor+nikolic
 
 Pavillon 666 - metal rock webzine ORIGINALITE
Pavillon 666 - metal rock webzine
TECHNIQUE
Pavillon 666 - metal rock webzine
PRODUCTION
Pavillon 666 - metal rock webzine
EMOTION
Pavillon 666 - metal rock webzine
  Chronique : 07 décembre 2014 , réalisée par NegativeHate
   
La musique est quand même une invention superbe. Même lorsque nous ne connaissons rien de l'artiste, rien ne nous empêche d'aimer, de bouger ou de vibrer. VELIBOR NIKOLIC est un de ces artistes et ce à cause, ou plutôt grâce, à la barrière linguistique. Cela peut être pénalisant pour ce qui est de l'ordre de la promotion, ou juste pour avoir quelques infos « pour voir », mais pour moi c'est tout le contraire, cette absence d'informations permet de me concentrer sur le contenu sans être influencé (consciemment ou non) par telle ou telle chose vue. Le multi-instrumentiste Serbe nous offre à l'écoute « Lov Na Vukove », son quatrième opus.

Après une entrée en matière assez étrange (normal pour de l'Experimental Post Rock) et après avoir vérifié si c'était mon ordinateur qui faisait ce bruit, je me suis rendu compte qu'en fait c'est le premier titre, « Njen Problem », qui était déjà parti sur mon lecteur... Bon passé ce passage introductif, le morceau se laisse écouter même si la voix et l'accent de VELIBOR ne m'inspire pas réellement. Donc une bonne musique mais pas réellement très captivante. « Franzfeld », elle, est intéressante avec cette réverbération de toute beauté opérée sur la guitare clean. La voix du chanteur m'est un peu moins désagréable que le précédent titre et l'émotion ressentie est beaucoup plus forte notamment lors du refrain même si c'est tout de même du déjà entendu et réchauffé... La reverb' que j'aimais quelques riffs plus tôt a fini par m'agacer, heureusement que la guitare soliste est là pour faire varier tout ça. Et encore... « Cajanka » m'interpelle un peu plus que les deux autres notamment grâce à l'ajout d'une guitare acoustique donnant un peu plus de relief au morceau. Et là révélation : malgré la nappe d'effet, l'artiste nous donne un riff simple mais puissant où les guitares vont chanter dessus. Bonheur de courte durée. « Beskicmenjak » arrive et ce dans le même élan que les deux premières, même si on note une diminution significative des effets qui noyaient les musiques ainsi qu'une voix légèrement plus énervée à quelques moments. Cette voix colle beaucoup plus à la musique que le chant clair. La prochaine est la bonne ! « Staklo Ispod Kreveta » arrive juste quand on n'y s'y attend pas. C'est une compo beaucoup plus naturelle, du fait que c'est une guitare sans effets, enfin disons sans gros effets, une ballade en gros. La voix est parfaitement adaptée à ce style, que ce soit « l'énervée » ou la claire. D'ailleurs, petite pensée au clic du métronome en fin de musique qui m'a fait sourire ! La musique d'après, « Inkvizitor » débute sur un long discours dont je n'ai pas compris la signification vu que les paroles sont en Serbe. Tout débute très bien, le titre est cool, mais là d'un seul coup on part dans un tout autre monde, un monde de larsens, de bruits, de Noise. Et ce moment dure un peu trop longtemps à mon goût, quelques minutes. Mais rebelote, le riff originel refait son apparition et finit le morceau... « Riedquat » est une musique instrumentale acoustique magnifique . Même si elle n'est pas compliquée, la recette est efficace et m'a totalement conquis. Le titre suivant s'appelle « Preporod » et est plus personnel j'ai l'impression, l'artiste se met à chanter et non à murmurer ou souffler quelques mots. Le débit de parole est plus dense et l'instrumental est beaucoup plus complet sans être dopé aux effets comme ce fut le cas au début de ce CD. Comparé au reste de l'album, cette musique est une petite révolution pour moi ! La neuvième musique et dernière avant le titre éponyme est « Askomesetes ». Il y a un sacré changement ! Tout d'abord, la composition est extrêmement répétitive mais cela ne nous empêche aucunement de prendre du plaisir en l'écoutant. Le riff principal, beaucoup plus rythmé et rapide que ses prédécesseurs, est astucieusement mis en place tout au long du morceau et le peu de chose que l'auteur lui rajoute petit à petit ne sert qu'à l'embellir... Enfin, nous finissons par le titre éponyme, celui sur lequel j'avais placé de grandes espérances... Et bien, déception, c'est un titre que je trouve quelconque et où le chanteur a troqué sa forme pour le chant des premières compositions. D'ailleurs, il aurait été plus logique que « Lov Na Vukove » se retrouve en haut de la liste et non ici, où la tournure de l'album a pris un chemin assez différent...

La musique est la description, le dictionnaire de l'univers du musicien et/ou compositeur. Ici, nous pouvons dire que je n'ai pas vraiment compris l'univers et la langue de VELIBORD NIKOLIC. Les moments à trop forte dose d'effets ont eu raison de ma compréhension alors que de l'autre les compositions plus classiques m'ont beaucoup plus attirés. En conclusion, c'est comme si vous lisiez un dictionnaire d'une langue dont vous ne connaissez rien. Il y aura des mots que vous comprendrez mais pas tous.







AUTRES CHRONIQUES DU MEME GROUPE