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Pavillon 666 - metal rock webzine SCARAB
Serpents Of The Nile [ 2015 ]
CD Album (Durée : 55.42)
Style : Death Metal Oriental
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.vicisolum.com/
Contact groupe : http://www.scarabegypt.com https://www.facebook.com/scarabegypt/app_178091127385
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 06 octobre 2015 - Chroniqueur : NegativeHate
 

Après avoir involontairement déserté Pavillon à cause d'un déménagement pour mes études, je suis de retour ! Je vais donc essayer de me faire pardonner en vous offrant une review du second album de SCARAB, j'ai nommé « Serpents Of The Nile », sorti en mars dernier. Le titre de l'opus est totalement en lien avec le groupe, la formation Death Metal étant établie en Égypte, et plus précisément au Caire. Alors, on en dit quoi de ça ? C'est parti !

C'est donc un Death Metal résolument influencé par la culture Égyptienne que l'on découvre ici. On le voit déjà aux noms des titres, le premier étant « Calling Forth The Ancient Spirits of Kemet », mais aussi au delà, c'est-à- dire dans la musique elle-même. L'ouverture se fait donc sur une intro rappelant totalement l'Egypte Antique et plus généralement l'Orient par notamment des chants monocordes ainsi que par des parties guitares visiblement inspirées par les sonorités traditionnelles.
A peine terminée, l'intro laisse donc la place au titre « Visions Of A Blood River » et au growl gras et grave de Sammy Sayed. On y retrouve tous les éléments prononcés plus haut, mais cette fois-ci dans un tout. Ce tout est malheureusement assez brouillon et a tendance à se faire entendre uniquement dans les basses, écrasant justement l'instrument quatre-cordiste. Cela vient notamment du fait que la batterie est assez lointaine du mix par rapport aux guitares et que l'on ne l'entend donc que partiellement. Les guitares sont par contre elles bien audibles mais n'arrangent rien car restant dans les cordes graves malgré quelques envolées elles aussi lointaines... Passés ces désagréments, ce tout, cet ensemble est cohérent et très mélodique ! Le groupe nous gratifie même d'un passage « briseur de nuque » en toute fin de musique.
La prochaine sur la liste est « Spells Of Coming Forth By Day ». Un titre qui apparaît beaucoup plus groovy. Malheureusement les défauts cités plus hauts ne nous permettent pas réellement de bien profiter de la puissance musicale qui est délivrée ici. En oubliant plus ou moins ceci et en essayant de réellement tendre l'oreille, on entraperçoit des riffs de guitares puissants suivis par une grosse caisse se faisant battre la peau à haut tempo, sûrement par trigger malheureusement. Mais vu la cohésion dont le groupe fait ici preuve, nous n'en voudrons aucunement au marteleur de fûts, Hatem El Akkad. On entend quelques fois des relents de basse, mais vraiment en tendant bien l'oreille...
Le titre éponyme s'ouvre d'une manière typique au genre du Death avec ses trémolos picking. On entend ici beaucoup mieux la basse même si elle alterne moment où elle se fond dans la masse, moment où elle rayonne de milles feux et moment où.. elle ressemble à des fréquences graves incontrôlables... En bref, ce morceau est LE morceau cliché du Death, tous les éléments sont fournis. Çà n'en fait aucunement un morceau détestable ou mauvais, c'est un morceau générique ni trop bon, ni trop mauvais qui a sa place dans tous les albums du genre. Par contre, le solo des gratteux toujours autant inspirés m'a réellement bluffé. Pas réellement technique, mais juste ce qu'il faut pour pouvoir faire frisonner !
« Pyramid OF Illusions » est lui plus violent. Enfin, plus brutal, plus brut de décoffrage. Et plus rapide. C'est le premier titre où l'on entend réellement la basse se faire plaisir, même si elle suit les guitares lors de ses envolées dans les aiguës. Tous les instruments sont d'ailleurs plus portés dans les hautes notes pour ce coup-ci. Enfin, « hautes », plutôt moyennes, on n'est pas non plus dans les envolées de guitar heros. Mais pourquoi y aller quand on maîtrise son art ? Effectivement, on ne va pas haut avec SCARAB, mais au moins on reste totalement dans le thème principal du CD et du groupe à savoir les vastes étendues de sable. Une outro calme le jeu en nous amenant paisiblement au prochain titre...
Qui n'est autre que « Funeral Pharaoh ». Cette outro devient alors une intro et nous plongeons de plus en plus en territoire hostile, en territoire inconnu. Cet inconnu se dissipe en fin de compte en entendant les premières notes des guitares retentir. Malheureusement, l'entrée en matière que le groupe nous a proposé est vite coupée par la musique en elle-même. Un changement beaucoup trop brutal à mon goût.. Bon allez on se remet de cette mésaventure et on se replonge dans l'écoute. Cette musique ne ressemble à aucun autre titre de l'album de par sa structure assez particulière, mais surtout de par son originalité. Changements de vitesse de croisière, riffs ingénieux et bien travaillés, une section rythmique présente et non surreprésentée et surtout audible ! On se prend pleins de structures en pleine face mais la cohérence est elle aussi présente permettant de ne pas succomber au n'importe quoi.
On aurait pu penser avoir droit à cet élan d'ingéniosité jusqu'à la fin de l'effort, mais ce n'est pas réellement le cas. Avec « The Afterlife Illusions », on tombe un peu dans un Death Metal à qui on a incorporé quelques éléments orientaux pour faire un peu autre chose que les autres. Alors certes, c'est un peu cru, mais c'est réellement ce que j'ai ressenti pour ce titre sans réelle saveur ni extravagance. Du moyen quoi, ni trop bon, ni trop mal, juste ce qu'il faut pour se faire écouter quelques fois sans pour autant rester dans les mémoires.
Enfin, la conclusion de l'album s'appelle « Days Of A Burial Mask ». Dès les premières notes, on nous annonce la couleur. La brutalité et l'ingéniosité sont de retour ! On prend d'autant plus de plaisir à écouter ce titre vu que c'est le dernier de la galette et on en oublie les petits défauts éparpillés par-ci par-là tel que la voix qui est assez redondante sur certaines parties... Le solo central est par contre majestueux : quelques notes et nous voilà parti loin de notre cher canapé/fauteuil (ou autre, à vous de choisir!). Quoi, déjà fini ? Bon allez... On la remet ?

« Serpents Of The Nile » est un album qui nous ouvre véritablement ses portes que lorsque l'on accepte sa production quelque peu approximative. En effet, si vous êtes habitués aux productions totalement cleans, vous aurez comme moi un petit temps d'adaptation. Mais lorsque vous aurez réussi à faire bouger les portes millénaires, le groupe vous donnera satisfaction... Seulement satisfaction ? A vrai dire, il est dommage que l'opus se termine sur un titre qui dévoile vraiment tout le potentiel de la bande. Dans son centre, l'album n'est pas réellement transcendant, on se remémorera plus facilement le début avec « Calling Forth The Ancient Spirits Of Kemet », le milieu avec le duo « Pyramid Of Illusions » / « Funeral Pharaoh » et enfin la fin avec «  Days Of A Burial Masks ». Il manque une étincelle aux autres titres pour que l'on puisse les affilier aux quatre cités plus haut. Dommage, vraiment...





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