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Nom de groupe
DECIPHER - Θελημα (Thelema) | Chronique Album | Pavillon 666

DECIPHER

Θελημα (Thelema)
Black metal
CD Album - 2026
Durée : 43.00
Label :
Groupe :
NOTE GENERALE
NOTE GENERALE
ORIGINALITÉ
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
TECHNIQUE
PRODUCTION
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ÉMOTION
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Chronique réalisée le 15 mars 2026, par : TomHunter

Après un excellent premier album sorti trois ans plus tôt, DECIPHER signe son grand retour avec, en ouverture, une montée en puissance qui donne le ton ritualiste et traditionnel que les Grecs arborent.

La pochette de l’album (signée Artem Grigoryev) illustre le supplice de la roue. Le martyr ainsi attaché à l’objet se voyait roué de coups et torturé par le mouvement immodéré, jusqu’à succomber. Transpercé, mais attaché à la vie, le personnage reflète la volonté humaine et ainsi toute la doctrine ésotérique du titre de l’album, la Thelema.

Et de la volonté, les Grecs en ont bien sous le coude. La bande à Kostas (Gerochristos, précisons-le, car les trois quarts du line-up portent le même prénom) se distingue par ses influences variées et s’en trouve pour autant écartée de la scène hellénique pure. Fort de cela, le groupe mêle des sonorités issues des chapelles scandinaves comme américaines.

Au début, les notes se réfèrent à un black metal allant de Uada à Mgla, de Celtic Frost à Sargeist. Il est cependant indéniable que de nombreux passages feront penser à leurs compatriotes Dødsferd. L’ouverture « Return To Naught » et « The Black March » résultent d’une orchestration fleurie de guitares torturées, d’arpèges monumentaux et d’une basse à décoller les couvercles de cercueils ensevelis (« Hail Death »).

Le mid-tempo sur « Bound to the Wheel » révèle l’exactitude des musiciens et fait résonner en nous une multitude d’émotions allant de l’euphorie à la sanglante fureur ; la spirale des virtuoses est lancée.
La sainte note acérée et suraiguë nous perce les tympans avec plaisir, car elle retentit au milieu du triomphe de blasts et autres roulements, créant un bref répit pour les esgourdes non initiées.
Agrémenté d’un solo au final éthéré, le riff perdure dans nos mémoires et fédère avec honneur et fièvre. La voix de Gerochristos en surplomb ancre une dimension messianique à la composition. Les vocaux sont puissants de profondeur, peu variés mais efficaces.

Les riffs de chacun des titres maintiennent une allure constante avec un tapement de caisse claire à la seconde et de nombreuses accélérations.
« Hail Death » (et sa basse sortie des tombes, donc) est le titre le plus dissonant et fracassant dans les changements de rythme. Toujours plus vif, le son s’emballe pour tomber sous une cadence apathique l’instant d’après. La musique respire, et c’est essentiel et très apprécié quant à la perception de ce que nous racontent DECIPHER.

L’outro réplique l’illustre « Litany » qui fut reprise plusieurs fois par des groupes de la scène black metal (Rotting Christ en tête — Les Litanies de Satan (Les Fleurs du mal) sur Rituals de 2016). Les cordes se font plus cérémonieuses et les quelques mots en français surprennent toujours dans cet hymne du malin. Bien que trop bref, ce dernier titre nous laisse un peu sur notre faim et se contente de finaliser la galette avec des accompagnements synthétiques en guise d’adieu. Le démon fait preuve d’égoïsme. On notera la participation sur cette dernière piste de Manos Six (Manos Six + the Muddy Devil), qui a également posé sa voix aux côtés des Athéniens de The Magus.

DECIPHER ne change pas de camp et promeut un black metal guidé par le passif de ses musiciens. Flanqué de son timbre malsain, chaque membre pousse l’entité vers un rite poisseux et combatif.

Line-up

Kostas Gerochristos - chant, guitare
Costas Ragiadakos - basse
Kostas Xatzis - guitare, voix (backing)
Nodas Chatzopoulos - batterie

Tracklist

  • 1. Return to Naught
  • 2. The Black March
  • 3. Seven Scars
  • 4. Bound to the Wheel
  • 5. Hail Death
  • 6. Towards Renaissance
  • 7. Litany






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