Votre bannière ICI !


chroniques d’albums

MALAKWA - Feeding The Machine | Chronique Album | Pavillon 666

MALAKWA

Feeding The Machine
Electro punk
- 2007
Durée : 46.23
Label :
Groupe :
NOTE GENERALE
NOTE GENERALE
ORIGINALITÉ
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
TECHNIQUE
PRODUCTION
PRODUCTION
ÉMOTION
ÉMOTION
Chronique réalisée le 27 juillet 2008, par : S.Y.L.

Un cataclysme nucléaire vient de ravager la planète, et au cœur des cités en ruines apparaissent trois silhouettes marchant entre les corps irradiés, voilà le décor posé par « Feeding the Machine », premier album du trio des écorchés Malakwa. Le groupe illustre une nouvelle fois que, si la France a toujours été à la bourre musicalement parlant, la scène electro punk elle se porte toujours à merveille, la preuve en 46 minutes.

La musique de Malakwa ? c’est un peu comme faire la vaisselle au karsher, se brosser les dents à la paille de fer, ajouter des éclats de verres dans le béton : ça râpe, ça crisse, ça saigne, un concentré de musique sauvage et brute qui laisse les oreilles à vif. Le gros son guitare unilatéral fait l’effet d’un savonnage intégral à la soude, pour un rendu global de compositions très agressives et très « crades » au sens punk du terme. Ce n’est donc pas sur « Feeding the machine » que l’on parlera « d’arrangements subtils » ou de « transitions mélodiques », non, à l’image de son titre, l’album représente un mélange electro organique, une bouche béante dans laquelle seraient déversés des gravats, des produits chimiques, voir des corps, le tout pour faire grossir la bête, à l’en faire exploser. Beats très lourds et chant hurlé (« Under control »), pas de sentiments ici, pas de détails, pas de quartier ! et si les vocaux ne sont pas sans rappeler par moment Punish Yourself, la comparaison s’arrête assez rapidement, Malakwa officiant dans un registre définitivement plus rugueux, un univers où les jeunes filles se démaquillent au papier de verre. Une scie circulaire semble tourner en permanence en arrière plan (« Your mother in a snuff movie »), et ces sonorités de rage pure à l’impact frontal posent toutefois certaines limites à un disque à ne pas mettre entre toutes les mains, jeune public s’abstenir sous peine de traumatisme permanent.
A coller sur la pochette, un plus du « Parental advisory » un nouveau sticker : produit corrosif.





Partager sur Facebook

AUTRES CHRONIQUES DU MÊME GROUPE