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NO SUN IN SAN FRANCISCO - Principles and particles | Chronique Album | Pavillon 666

NO SUN IN SAN FRANCISCO

Principles and particles
Post hardcore
CD Album - 2013
Durée : 54.33
Groupe :
NOTE GENERALE
NOTE GENERALE
ORIGINALITÉ
ORIGINALITÉ
TECHNIQUE
TECHNIQUE
PRODUCTION
PRODUCTION
ÉMOTION
ÉMOTION
Chronique réalisée le 31 mai 2013, par : ZERO

Si je dis Suisse, que me répondez-vous? Ski? Chocolat? Banques? Et si je vous dis Unfold, Kruger, Knut, Shora? Ca y est, vous y voyez mieux...la bonne réponse était post hardcore ( et assimilés ). Sans aucune surprise c'est donc d'un groupe originaire de Lausanne dont je vais vous parler. No sun in San Francisco reste fidèle aux influences en vogue par chez eux, à savoir une musique sombre et lourde, apocalyptique et émotive. La musique de « Bon sang ne sait mentir » n'a pas à pâlir devant les excellentes performances de leurs illustres prédécesseurs issus du vivier helvète. On retrouve même en leur sein un guitariste des monstrueux Kruger, s'il vous plait.

Alors qu'en est-il en substance de cet énième album post-X (remplacez le X par ce que vous voudrez, métal, hardcore, noise...). Principles and Particles n'est pas d'une originalité renversante , tenons nous le pour dit. Choix des tempos, des schémas rythmiques, ambiances et goût pour les longueurs et l’hypnotisme : nous sommes ici en terrain connu. Pourtant
le morceau d'ouverture « Strangehole » au bout de la deuxième minute s'écarte de sentier battu et prend un virage très chaotique à la « Shora ». Le morceau retrouve son rythme de croisière mid-tempo très vite mais cette volonté de jouer avec les reliefs et les intensités fait du bien à entendre.

Là ou No sun in San Francisco tire son épingle du jeu, c'est dans le travail à deux guitares et la recherche mélodique. Même si parfois j'ai trouvé des structures maladroites (revenir sur tel riff plutôt que tel autre) cela n'en demeure pas moins qu'une simple question de goûts et de couleurs. Les mélodies développées par le quintet sont particulièrement entêtantes, travaillées. Le troisième titre « Slow Burn » et sa montée progressive en diable illustre à merveille ce propos.

Côté section rythmique, rien de choquant , bassiste et batteur font dans l'efficacité. Étant plutôt fan de ce type de sonorités, j'ai tendance un peu à regretter la discrétion de la basse, presque effacée par moments au lieu d'être crade et saturée comme le veut l'étiquette « post ». Le marteleur de fûts est quand à lui plus présent sans pour autant en faire des tonnes : groove , énergie tout y est et les No sun in San Francisco lui doivent pour beaucoup de leur dynamique. Enfin, le chant ne convaincra pas tout le monde est pour cause …. On se croirait en présence d'un clone du chanteur de Kruger (même jusqu'aux parties parlées/chantées dans « Mind the axe, care for them » ). C'est à la fois déstabilisant et puissant. Ce genre de chant rauque est assez particulier, bestial...il ne flatte pas vraiment l'oreille de par son aspect brut. Une certaine partie de l'auditoire risque de bloquer là dessus , ce qui serait fort dommage car après quelques titres la sauce prend et on imagine pas un autre vocaliste que celui-ci. Le flow est bien calibré, la musique respire au moment propice, résultat d'un chanteur impliqué qui ne balance pas des pages de textes sans finesses.

Un disque qui s'écoute plusieurs fois pour en appréhender les subtilités et qui accompagnera à merveilles vos après-midi pluvieux en ce mois de mai qui ressemble étrangement à un mois de novembre. La Suisse n'en finit plus d'accoucher de groupes talentueux quand il s'agit d'offrir de la musique viscérale et écorchée vive , et personne ne s'en plaindra.





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