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chroniques de concerts

MOUNDRAG - 03-03-2026 | Pavillon 666

MOUNDRAG

Avec : Pacôme Rotondo, Moundrag

Date du concert : 03-03-2026

Lieu : Rock n'Eat - Lyon [69]

Affluence :

Chronique réalisée le 05-03-2026par : Valquest. Photographe : Black Roger




Cette soirée du 3 mars 2026 au Rock N' Eat fut un véritable retour dans les années 70, 100 % français, dans la plus pure tradition Hard Rock, Rock psyché et Prog. À l’affiche : Pacôme Rotondo et le duo de génie Moundrag. Et laissez-nous vous dire que la soirée fut plus que mémorable.

Pacôme Rotondo nous propose tout ce que les fans apprécient dans le rock de cette période si fertile et nostalgique, que l’on redécouvre toujours avec un immense plaisir : tantôt rock bluesy ultra groovy, tantôt psychédélique et très contemplatif, avec évidemment une magnifique ballade sublimée par le synthé du groupe et la superbe voix de Pacôme.

Oui, parlons-en, de cette voix : éraillée à souhait, d’une puissance phénoménale, elle se prête parfaitement à toutes les compositions proposées. Les morceaux sont extrêmement bien exécutés et l’on sent que Pacôme Rotondo est bien plus qu’un simple musicien : c’est un passionné de cette époque. Les influences sont palpables — Stevie Ray Vaughan, Led Zeppelin et même Jimi Hendrix — avec notamment une reprise de « Hey Joe » exécutée de la plus belle des manières.

Les autres musiciens ne sont pas en reste : une basse groovy à souhait, une batterie puissante qui dynamise l’ensemble (et qui a même fait danser votre serviteur — ce qui n’arrive absolument jamais en temps normal), et un synthé qui ajoute cette touche psychédélique parfaite. Une excellente transition vers le deuxième groupe de la soirée… ou devrais-je dire le duo, qui possède également un synthétiseur, mais d’un type très particulier !

Les frères bretons Goellaën Duvivier montent sur scène et l’euphorie s’empare littéralement du public dès les premières notes jouées à l’orgue par Camille. Oui, vous avez bien lu : de l’orgue, exactement comme le mythique Hammond de Jon Lord dans Deep Purple.

La batterie survoltée de Colin se mêle aux sublimes riffs d’orgue, et nous voilà partis pour une véritable épopée seventies qui défile à une vitesse vertigineuse. Les deux frères ont beau n’être que deux sur scène, ils dégagent une puissance scénique hors du commun et sont en parfaite osmose avec le public, qui ne cesse de se déchaîner.

Leurs voix sont extrêmement complémentaires et constituent un véritable régal, notamment sur les harmonies, démontrant un show parfaitement ficelé qui m’a laissé complètement bouche bée.

La setlist oscille entre leur premier et leur deuxième album, et l’on en redemande tant les différentes sonorités de l’orgue de Camille sont variées et rafraîchissantes : des textures très Deep Purple d’un côté, avec cette fameuse imitation Hammond, mais aussi des claviers façon The Doors, et même des mélodies proches du classique. On ne s’ennuie littéralement jamais et l’on sent que Moundrag prend autant de plaisir que nous à déverser ces morceaux de rock psyché et prog.

Mes préférences vont à « Black Flames », très sombre et ésotérique, rappelant Black Sabbath, exécutée avec brio, ainsi qu’au grand « The Caveman », clairement inspiré par la bande de Hertford à l’époque de Highway Star, qui explose littéralement avec un pogo mémorable dans le public.

Bravo à Pacôme Rotondo et à Moundrag, qui nous démontrent que le rock 70’s est très loin d’être mort. Nous ne pouvons que leur souhaiter le meilleur.

Merci au Rock N' Eat pour l’organisation du show, à Black Roger pour les photos, et à ma collègue Thunder pour ce véritable coup de cœur que nous avons vécu tous les trois.

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