CHRONIQUES DE CONCERTS

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EUROPEAN INVASION TOUR 2011 - PARIS
Avec : THE FACELESS, BORN OF OSIRIS, VEIL OF MAYA, GOROD, DEEP IN HATE
Date du concert : 23-05-2011
Lieu : Glazart - [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.avocado-booking.com/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 19 juin 2011 - Chroniqueur : GOHR - Photographe : GOHR


Il y a des mois comme ça, un peu chargés où sur une courte période beaucoup de pointures de la scène Death-métal viennent fouler le sol parisien. Après les excellentes performances il y a deux semaines de ça de BENEATH THE MASSACRE, OBSCURA, HATE ETERNAL, c’est ce soir à THE FACELESS de venir en découdre avec un public venu en nombre au Glazart.


 


Avant de laisser les maîtres s’exprimer laissons les jeunes ouvrir. Nous retrouvons DEEP IN HATE que nous avions vu il y a quelques jours au Nouveau Casino. Contrairement à leur dernier concert, la scène est beaucoup plus petite et les musiciens sont un peu gênés pour bouger. Qu’à cela ne tienne, leur maîtrise des instruments est complète et leur Death/hardcore technique fait mouche, sublimé par un chanteur charismatique au growl particulier. Ce dernier est d’ailleurs assez amusant, compte tenu de son look Thrash/crossover complètement décalé par rapport à la musique pratiquée. Il me semble que leur show est encore plus carré que la dernière fois, dommage seulement que la set list soit identique, c’est-à-dire uniquement axée sur les titres du nouvel album dont les désormais inévitables « Legion of the Weak » et « Lobotomizing the Masses ». Un set court mais intense, que demander de plus ?


 




 


Restons français avec les moins jeunes, mais encore meilleurs, GOROD. Forte d’un nouvel excellent ep, l’excellent « Transcendance » la formation arrive totalement décomplexée sur scène et assène la foule de son Death-métal ravageur. A la fois extrême, mélodique et groovy, GOROD est un groupe abouti, à l’aise sur tous les terrains. Un peu à l’image de DEEP IN HATE (quoique...) nous sommes ravis de voir des musiciens qui n’en ont strictement rien à faire du look et qui, le plus naturellement du monde, se donnent corps et âme à ce qu’ils aiment. Certes, aucune surprise, peu de dialogues, mais surtout une efficacité musicale et scénique à toute épreuve. Regardez ce bassiste qui ne lâche jamais le morceau, de quoi conquérir toute la fosse ! A quand un nouvel album et une possibilité de conquête du marché musical international ?


 



Changement de registre avec les Techno-deatheux de VEIL OF MAYA. A l’inverse des deux formations que nous avons évoquées au-dessus et qui s’amusent à pratiquer un Death-métal ouvert d’esprit, VEIL OF MAYA décide de tout miser sur la rythmique. En ce qui me concerne, je n’ai jamais vraiment apprécié le groupe sur cd, en revanche, sur scène, c’est une autre paire de manche. En effet, malgré la complexité de ses rythmiques, il reste une certaine part d’instinctivité, or c’est cela qui est le garant de la touche catchy du groupe. Quoiqu’il en soit, notons un fait intéressant : bien que le groupe s’éperdue à faire un Death-métal hyper rythmique, c’est lorsqu’il aborde ses titres les plus ambiants que le public est le plus ravi. De fait, « Dark Passenger » est clairement la chanson de la soirée, celle sur laquelle une grande partie de la fosse hurle en chœur avec Brandon Butler, comme quoi le groupe a tout intérêt à fouiller un peu en dehors du terrain rythmique.


 




 


Après un court changement de plateau c’est aux américains de BORN OF OSIRIS de monter sur scène. Nous avons ce soir le privilège d’assister à la première date parisienne de la jeune formation qui a déjà réussi à se hisser au rang de groupe culte en trois albums étiquetés Deathcore progressif, ce qui est très réducteur quand on connaît la multitude d’influences du groupe. Pour le plus grand bonheur des fans, BORN OF OSIRIS propose ce soir pas mal de titres de son premier albums sans non plus faire l’impasse sur son dernier méfait dont seront joués « Follow the Signs », « Ascension », « Devastate » et « Recreate ». Heureusement, le son n’est pas mauvais car compte tenu de la surcharge de sa musique, une balance trop hasardeuse gâcherait tout. Du côté scénique nous avons un groupe assez bon, un Jason Richardson certes un peu stoïque, mais on ne le lui reprochera pas, vu la complexité des plans qu’il balance. La formation quitte la scène après son hymne « Bow Down » reprise par une assemblée conquise. Un très bon concert.


 



 


Enfin pour finir, le troisième groupe de Sumerian Records de la soirée : THE FACELESS, qui à défaut d’être « sans visage » a tout simplement subi un lifting avec les récentes arrivées de Evan Brewer et Geoff Ficco, respectivement à la basse et au chant. Malgré cela peu de surprises puisque les deux individus se conforment exactement à ce que faisaient leurs prédécesseurs. En ce qui concerne Geoff cela est plutôt amusant, puisque étant lui aussi rouquin et dégarni sa ressemblance avec Derek va au-delà du timbre, en revanche, en ce qui concerne Brewer cela est très frustrant. En effet, quiconque est allé voir sur Internet les performances solos du musicien est resté bluffé par sa maîtrise du tapping et slap, or dans THE FACELESS sa virtuosité est complètement reléguée au second plan. Bien évidement, il s’agit de Death-métal, la basse ne saurait être l’instrument majeur mais le public est en droit d’en attendre un peu plus. THE FACELESS délivre donc un show brillant, mais aucunement surprenant et Michael Keen reste indéniablement un des guitaristes de Death-métal les plus influents de sa générations, ce ne sont pas les chansons délivrées ce soir qui nous ferrons dire le contraire. Pêle-mêle, le groupe offre ses classiques dont « Prison Born », « Pestilence », « Planetary Duality (I and II) » et la récente et aérienne « The Eidolon Reality », un régal.


 




 


En conclusion, EUROPEAN INVASION TOUR 2011 fut un véritable concentré d’efficacité et surtout une opportunité pour le Death-métal made in France. Rappelons-le, GOROD n’était pas un simple guest de la date parisienne (ce qui fut le cas de DEEP IN HATE) mais fit partie intégrante de la tournée. L’avenir nous dira si ce tour aura été prolifique à la renommée d’au moins une de nos meilleures formations.



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