CHRONIQUES DE CONCERTS

pavillon 666 webzine metal rock TOUTES LES CHRONIQUES pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUÉ pavillon 666 webzine metal rock ÊTRE CHRONIQUEUR


Decapitated
Avec : Decapitated, Swashbuckle, Resistance, Years Of Tyrants, Unsu
Date du concert : 15-08-2011
Lieu : Igelrock - Valenciennes [ 59 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : Http://www.ultimhate-records.com
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 26 août 2011 - Chroniqueur : borgir62 - Photographe : Borgir62


Une nouvelle fois, la Peniche IGELROCK de Valenciennes (59) nous propose une très belle affiche en ce lundi 15 août, puisque au lendemain du IEPERFEST (Belgique, live report que vous pouvez lire sur votre webzine), DECAPITATED et SWASHBUCKLE ont décidé de couvrir les quelques kilomètres qui séparent la ville Flamande de la capitale du Hainaut. En plus de ces deux formations venaient se greffer UNSU, YEARS OF TYRANT et surtout, RESISTANCE. Inutile de dire que ULTIMHATE RECORDS fondait de très gros espoirs sur cette date, et s'attendait à passer une soirée mémorable. Exceptionnellement, je ne vais pas réellement aborder les prestations des groupes en elles-mêmes, car il n'y a pas grand chose de positif à en tirer, je préfère me pencher sur ce qui a fait de cette soirée, un véritable naufrage.





Tout d'abord, sachez que je n'ai pas jugé bon d'assister au show de YEARS OF TYRANTS, la vision d'une batterie électronique ajoutée au fait que ces mecs ont boycotté la venue de ERADICATION quelques semaines auparavant sur Lille alors qu'ils devaient assurer la première partie (aucune raison publiée) et le nombre important de spectateurs quittant la salle pour prendre l'air sur la Péniche me font croire que je n'ai rien rater, d'autant plus que ce que l'on entendait à l'extérieur n'était pas des plus excitants... Avant Y.O.T, les grindeux lillois de UNSU avaient déjà foulé la scène de l'Igelrock, et déjà, on sentait que cette soirée tournerait mal... Le grind n'est pas ma tasse de thé, mais je dois admettre que ces types jouent avec une telle motivation que l'ensemble passe comme une lettre à la poste. Pas mal de on-dit circulaient au sujet de cette formation, mettant en avant le bon potentiel de ce quatuor qui, méritait beaucoup mieux. Un fait résumera à merveille la simplicité et l'envie que possèdent les nordistes: le chanteur descendra sur scène pour "gueuler", entraîner avec lui quelques spectateurs. Chose habituelle me direz-vous, pour mettre l'ambiance, mais là, la raison est différente. Le micro rendait tout simplement l'âme. Pour autant, on ne peut aps parler de manque de chance, puisque déjà, lors de la venue du UNLEASH THE HOSTILE TOUR, les frontmen de BENIGHTED/KRONOS/GOROD avaient connu pareil sort, tirant comme ils le pouvaient sur le cable pour réparer le mauvais contact... Quatre mois, jour pour jour, séparent ces deux dates, et pourtant le matériel est toujours défectueux... Quant au son, je pense que nous pouvons passer au show de RESISTANCE pour en parler...





Les balances commencent, et les belges qui s'orientent dans un modern death metal teinté de core vont faire connaissance avec l'ingé-son. Des concerts, j'en ai vu, mais des ingénieurs son comme lui sont rares et font rarement long feu, pourtant cela fait un bail qu'il sévit sur Valenciennes, au plus grand détriment de beaucoup de groupes et de leurs spectateurs. Incapable de répondre aux attentes des musiciens, il donnera tout au long de cette soirée une image dégradée à l'Igelrock. Comment voulez-vous qu'un groupe fasse quand après de nombreuses demandes pour avoir du retour côté chant, une voix répond "Non, tout est ok ici..." ? Fort logiquement, RESISTANCE s'énerve et décide de balancer son set, en essayant de sauver les meubles... Bis repetita, le micro est toujours souffrant, le son demeure horrible et il est évident que les belges se font violence pour continuer d'assurer le spectacle. Puis, là encore, un fait marquant... Ben demande au touriste qui se tenait à la régie, s'il pouvait, par un quelconque miracle, faire quelque chose pour améliorer le son... Le groupe continue néanmoins de jouer, ayant très certainement compris qu'il n'y avait plus rien à faire. Mais à la surprise générale, l'un des ingé viendra sur scène et commencera à toucher aux amplis... en plein milieu d'un morceau. La moindre des choses aurait été d'attendre la fin du morceau, ce qui ne manquera pas d'énerver Ben, qui bousculera le profane. Rien n'excuse son geste, mais à chaud, c'était compréhensible. L'ingénieur son lui répondra d'un geste simple mais très significatif. C'est d'ailleurs sur "Fuck You All" que se terminera le set de RESISTANCE.





Les pirates de SWASHBUCKLE arrivent alors, accompagné d'une excellente musique nous faisant patienter. Mais ceux-là sont vraiment à part. Assister aux réglages de de cette bande fut probablement le seul moment digne de redonner le sourire aux spectateurs, nombreux ce soir je tiens à le souligner. Une sorte de mini-bétisier sympathique à voir, et n'accordant pas vraiment d'importance aux évènements de la soirée. Très rapidement, SWASHBUCKLE débute, sur une musique techno, surprenante, mais amusante, d'autant plus avec cette ma-gni-fi-que chorégraphie du batteur. L'accoutrement en revanche ne créé plus la surprise, à l'exception des spectateurs découvrant les pirates, les autres remarqueront qu'il s'agit toujours de la même tenue. Le death/thrash fait son effet pendant une demie heure à peine, le set étant plus qu'écourté, puisqu'il faut bien sur respecter les horaires, le retard cumulé sur les réglages des précédentes formations atteignant presque des records... Le problème de son perdure, mais SWASHBUCKLE semble s'en accomoder et distille sa musique dans la bonne humeur, tentant de rendre le sourire à de nombreux spectateurs déçus.





On se dit alors que le pire va arriver avec DECAPITATED. Faut-il que je reparle de la chronique que j'avais rédigé pour le dernier album "Carnival Is Forever", malheureusement trop éloigné de ce à quoi nous étions habitué avec Rasta et ses acolytes. Mais après cette soirée, je ne suis toujours pas réconcilié avec cet "album". Néanmoins, je ne pouvais rater DECAPITATED sous aucun prétexte, espérant de vieux morceaux. Quelques secondes dans la salle lors des réglages me font rêver, ça parle polonais à l'intérieur, signifiant donc la présence du propre ingé son du groupe. Miraculeusement, je retrouve un semblant de sourire, qui ne s'élargira pas beaucoup plus. Certes, le son sera d'un calibre supérieur aux groupes précédents, mais de nombreux regrets resteront après le show. "The Negation" ? A la trappe. "Organic Hallucinosis" ? Juste "Day 69" pour ouvrir le set et adios. Evidemment, l'intégralité du dernier album, à l'exception du long "Carnival Is Forever" et "Homo Sun", sera joué. Curieusement, je me sens seul dans toute cette foule. A l'exception d'un reviewer concurrent qui, tout comme moi, préfère les anciens opus, et de quelques pélerins, l'assistance semble apprécier ce qui se passe devant ses yeux (ou alors, les spectateurs ont découvert le groupe grâce au dernier album, et seront sur le cul quand ils se pencheront sur les précédents albums). "404" me rend toujours malade, mais heureusement qu'il y a "The Knife" et "United" pour ne pas me faire décrocher, mais c'est surtout "Mother War" qui me fera un bien fou. Puis après 45 minutes qui, à titre personnel, me suffiront amplement, c'est sur "Spheres Of Madness" que se cloturera le set de DECAPITATED qui, bien que bénéficiant d'un meilleur son, ne m'aura pas fait vibrer plus que cela. J'en sors donc déçu.


UTIMHATE n'avait donc pas les bonnes cartes en mains pour rendre cette soirée aussi bonne que prévue. Les groupes auront beaucoup tenté pour sauver ce qui pouvait l'être, mais c'était peine perdue. Du matériel qu'il faudrait changer et un ingé son qui devrait revoir sa façon de faire et prendre davantage en considération les attentes des groupes (répondre "oui-oui" et ne rien faire n'est pas terrible) auront transformer cette soirée en cauchemar. Qu'à cela ne tienne, ULTIMHATE RECORDS aura bénéficié d'un soutien du public (chose pas toujours évidente, voire même rare à l'Igelrock) et proposera de nouveau de grosses affiches dans ces mêmes lieux, avec, on l'espère, son propre matériel et sa main d'oeuvre. Prochaine date, BELPHEGOR, PESTIFER et KRONOS, espérons que le résultat soit à hauteur des attentes... Merci à Oliver et ULTIMHATE, Fiston et David de l'Igelrock.



no images were found