CHRONIQUES DE CONCERTS

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GORGASM
Avec : GORGASM, DEFEATED SANITY, AMAGORTIS, SEDATIVE, BURNING FLESH
Date du concert : 06-09-2011
Lieu : La Marquise - LYON [ 69 ]
Affluence : 80
Contact organisateur : http://www.myspace.com/femalesasso
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 08 septembre 2011 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Pour cette rentrée de la famille métal de Lyon (et d’ailleurs aussi), les Femâles Asso nous ont concocté une belle affiche brutale de chez brutal pour nous « réveiller » un peu après ce mois d’Août passé pour beaucoup de monde les pieds dans l’eau et la tête au soleil. Alors entrons dans la péniche de la Marquise ancrée sur les quais du Rhône qui nous accueille ce Mardi soir dans une ambiance conviviale au goût de retrouvailles.


Vers 19 heures 30, le déluge sonore grind/death ne va pas tarder à se manifester. Effectivement, c’est BURNING FLESH, combo Franco/Suisse de black-death saupoudré de thrashcore qui lâche les décibels. Ce soir donc ils ouvrent le concert de belle manière avec des envois dynamiques et énergiques où se mêlent brutalité et technicité. Tout est en place, bien carré, bien « rentre-dedans », comme on aime, et l’on déguste dans tous les sens du terme. Peut-être qu’un son plus costaud aurait mis plus en valeur leurs compositions de gros death qui tâche. Mais ne crachons pas dans la soupe métallique, ce soir BURNING FLESH nous a démontré qu’il tenait toujours aussi bien la scène avec sa sauce piquante de métal extrême. Groupe à suivre donc, on adhère pleinement à leur démarche.





Il y avait quelque temps que je n’avais pas vu sur scène les Savoyards de SEDATIVE. Et maintenant, là, tout de suite, je prends d’entrée de jeu une bonne claque avec le titre « Viceroton », extrait de leur nouvel EP. Le son, cette fois-ci, est énorme pour le quintette de grind/death frenchie qui nous met un direct « in your face » sans prévenir. Mulk vocifère entre « gruiks » et « growls » bien placés. Ses acolytes fred et Nico besognent leurs six cordes les faisant « miauler » à l’envi. Basse/batterie au taquet, Yan et Bertrand ne font pas dans la dentelle. Ca va être pratiquement du non-stop avec les brûlots que sont « Circle Pig », « Pedophillegalise » et « Cold Soil » extraits du premier opus « Lobocaïne », mais aussi avec « Violences Conjugales », « E-Breed », « Vomi » et « Euphorie » les nouvelles compositions de l’EP sorti cet été. Alors, on ne voit pas le temps passer, on savoure, à pleines oreilles ce death/grind dérangé qui nous colle aux neurones. SEDATIVE a mis ce soir la barre bien haute, remarquable de charisme et d’efficacité, on en redemande sans problème.





Après le changement habituel de matériel sur scéne, assez rapide car il y a du retard dans l’air, ce sont les petits Suisses d’AMAGORTIS qui prennent la suite dans le train death/grind/gore de la nuit. AMAGORTIS n’est pas nouveau dans la scène brutale du métal-de-la-mort-qui-tue avec déjà trois albums à son actif et des tournées aux USA, en Angleterre et dans toute l’Europe aussi. Avec AMAGORTIS le tempo ralentit un peu, la lourdeur char d’assaut prend le relais des envolées précédentes plus speed. Mais l’efficacité des compositions est redoutable dans un climat morbide et malsain à souhait. Titres vicieux pour une imagerie très gore, le tout est bien attractif pour nos pauvres tympans qui subissent ce death-gore monstrueux. Seul petit reproche, une certaine linéarité se fait sentir au bout d’un moment, mais cela ne gâche pourtant pas notre plaisir déviant à l’écoute de la musique brutale de pascal, Daniel, Schwab et Ruppi. Groupe intéressant à revoir avec plaisir.





Voyageons plus haut en Europe dans la scène brutale death avec les Allemands de DEFEATED SANITY qui ne sont pas venus là pour rigoler c’est sûr. Le groupe à subit depuis sa création en 1994 pas mal de changements de line-up c’est un fait. Mais leur death/grind cruel et imagé maintient le bon cap de l’horreur brutale des débuts. Ici on frappe fort, même si en début de set le son semble assez brouillon avec cette caisse claire qui surnage dans les envois saturés et morbides en diable. En second partie du set, on entend enfin la guitare aux accents plus aventureux, plus progressifs, avec des soli maudits vous donnant la « chair de poule ». Et, cerise sur le gâteau empoisonné, le public jusqu’alors assez « endormi » se réveille enfin pour tout bousculer et faire tanguer la péniche. Leur prestation est un peu écourtée du fait du timming serré, mais cela fut sans conteste une réussite, courte et intense, saignante tout simplement.




On s’affaire, on s’affaire sur la petite scène pour installer la tête d’affiche de la soirée, les ricains de l’Indiana, GORGASM. Le nom du groupe, parle de lui-même, ce groupe qui a déjà fait trembler beaucoup de salles du monde entier depuis plus de quinze ans. Oui mais voilà, après huit ans de quasi silence radio, le groupe effectue son « comeback » avec un nouvel album « Orgy Of Murder » et un nouveau line-up. Damian, « Tom » Leski est le seul survivant de la formation et s’est adjoint les services de trois HUMAN FILLETED. Alors surprise, que va donner la formation en live maintenant ? Réponse tout de suite, décollage immédiat, attachez vos ceintures de sécurité. La réponse est sans appel avec les nouveaux morceaux « Dirty Cunt Beatdown » et les plus anciens comme « Seminal Embalment » et « Clitoral Circumcision » qui nous collent contre les parois de la Marquise, argh ! La présence charismatique du chanteur/bassiste nous « remonte les bretelles » avec sa voix d’outre-tombe et sa basse turbo sans égale dans le style. Les riffs sont cruels et assassins, il n’y aura pas de survivants à la tuerie de ce soir, il faut l’accepter et se régaler la cervelle sur des tempos variés envoyés par un batteur au savoir faire exemplaire. Les nouvelles compositions « Erotic Dislimbig » et « Blood Lust » nous rassurent quant à l’avenir de GORGASM qui revient sur le devant de la scène en restant l’un des groupes les plus marquants de la scène death/grind/gore c.q.f.d. Evidemment quand c’est bon cela parait encore plus court et ceux des premiers rangs en nage, en veulent encore plus. Alors les rappels sont inévitables et bien juteux, dynamiques au possible, excellents tout simplement.




Minuit à là pendule de la péniche du Rhône, il est temps de couper le son. Le concert fut bon et même plus de l’avis de tous. Un grand merci au Femâles pour cette rentrée qui valait le « cou ». On aurait espéré un peu plus d’affluence c’est vrai, mais le public de ce soir était à la hauteur, comme les groupes d’ailleurs que nous remercions également pour avoir fait vivre de belle façon le death pendant quelques heures.



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