CHRONIQUES DE CONCERTS

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SERPAIZE EN ROCK
Avec : HOLY CROSS, DR.FEELGOOD, TONY MARLOW, BIJOU SVP , THE GRIZZLY FAMILY, LITTLE MAN
Date du concert : 17-09-2011
Lieu : Foyer Serpaizan - SERPAIZE [ 38 ]
Affluence : 400
Contact organisateur : http://serpaize-en-rock.over-blog.com/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 19 septembre 2011 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Nous voici donc à Serpaize, village situé à 5 km de Vienne en Isère, ce Samedi 17 Septembre pour la 3ème édition de SERPAIZE EN ROCK, soirée (bien) organisée par l’association Rock’n’Bike United qui fête ses dix ans d’existence. Programme chargé avec du rock, du rock, encore du rock, mais aussi avec un peu de heavy-métal cette année. Les organisateurs n’ont pas fait les choses à moitié. Dès dix sept heures des stands de cuirs, t-shirts et disques, extérieurs à la salle de concert sont installés sous chapiteau. De plus à 18 heures, LITTLE MAN & Nico (from DIESEL DUST) nous offrent un apéritif musical fait de blues et de rock évidemment. Ambiance donc qui ne sera pas perturbée par un court mais violent orage de saison.



A 19 heures, c’est l’ouverture des portes de la grande sale du Foyer Serpaizan qui sera bien vite remplie comme un oeuf ce soir. Excellent affluence donc de bikers, rockers et métalleux aussi pour une affiche bien attractive de cinq formations choisies avec doigté par Rock’n’Bike United pour une nuit très Rock’n’Roll, conviviale et ma foi fort sympathique. Aux alentours de 20 heures, voici sur les planches THE GRIZZLY FAMILY avec du rock’n’roll bien sûr non dénué d’humour. Ils ont la lourde tâche d’ouvrir la fête et il s’en sortent très bien il faut le reconnaitre. THE GRIZZLY FAMILY c’est le rock des montagnes rocheuses avec son côté country, un chanteur/conteur expressif, un contrebassiste, un batteur bien sûr, un homme caméléon avec tantôt une planche à musique du bayou et des percussions bizarres. Bref leur musique divertit en remontant aux sources de notre musique préférée, l’ambiance se crée autour de leurs compositions mouvementées, le public adhère.




Voici maintenant un trio Frenchie qui fait son “come back” visiblement. C’est le fameux groupe BIJOU qui est devenu dorénavant BIJOU SVP depuis l’an 2000(Sans Vincent Palmer). Ce combo des seventies dans la lignée des STARSHOOTER et autre TELEPHONE ne conserve de son line-up originel que Philippe Dauga, basse/chant. Alors, BIJOU SVP sur scène ça ressemble à quoi en 2011 ? C’est du bon rock carré, musclé, musicalement au point, mais le chant s’est un peu amélioré, il reste néanmoins limite reconnaissons-le. Leur répertoire actuel et passé présenté ce soir « Ton Numéro de Téléphone », « Cavaliers du Ciel », « je ne Suis pas Un Saint » et « Rock à la Radio » est complété par des titres de Gainsbourg comme « Harley-Davidson », « In Out » et « Les Papillons Noirs ». On termine avec un succès de Dutronc, sur une rythmique bien plombée, le fameux titre « la Fille Du Père Noël ». Retour plaisant pour beaucoup avec nostalgie en prime.




Place maintenant au trio parisien TONY MARLOW et son rock classique, rockabilly, aux sonorités fifties fleurant bon la période JOHNNY CASH, GENE VINCENT ou encore EDDIE COCHRAN comme pour le premier titre « Ridin’ To The Ace » qui fait son effet parmi « Action Baby », « Devilish Woman » ou encore « Get Crazy ». Ah ce rock des pionniers, toujours aussi délectable et entrainant pour une assistance acquise à la cause des Parisiens qui terminent leur set avec notamment « Jezebel ». Présence, professionnalisme, TONY MARLOW n’aura pas de peine à vous vendre après un concert brillant, don dernier opus, c’est sûr et certain. Résultat du show, un grand monsieur qui depuis plus de trente ans nous propose un authentique rock’n’roll en France et ce soir ce fût un régal pour tout le monde.




Avant de poursuivre, les organisateurs de la soirée procèdent au tirage de la loterie, premier prix une guitare électrique évidemment, bravo au gagnant. Et puis, nous voici arrivés à un moment crucial de la soirée avec la venue sur scène, là, tout de suite du groupe de pub-rock Anglais, emblématique d’une époque, le DR. FEELGOOD qui va soigner sûrement tous nos maux musicaux avec des envois binaires et bluesy dont certains sont devenus des classiques dans le style. Alors, dégustons la potion mortelle du docteur, en l’occurrence un chanteur complètement possédé et dément qui nous propose son mélange « Milk & Alcohol » pour nous guérir. Malgré ses changements de lin-up depuis les années 70 et suite au décès de Lee Brilleaux, DR. FEELGOOD à conservé ce « son » particulier qui les à fait entrer dans la légende du rock. Ce mélange de rock, de blues et de boogie, souvent imité, mais jamais égalé. Alors DR. FEELGOOD sans ses géniteurs mythiques, Lee Brilleaux et Wilko Johnson, est-ce toujours aussi bon ? La réponse est oui sans hésitation, Robert Kane en frontman inspiré est sans égal et Stephen martin en guitariste inventif ciselant le blues en orfèvre de la six cordes nous ravage les conduits auditifs avec délectation. Bien sûr Phil Henry Mitchell envoie des lignes de basse énormes et Kevin John Morris tient la rythmique binaire sans faiblir. L’harmonica du chanteur vient mettre son grain de sel dans leur blues, le frontman nous présente le micro pour chanter, tout est bon à prendre, de « Back In The Night » à « Down At The Doctors » en passant par « Mad man Blues », « Ging Back Home ». La reprise de Chuck Berry ne sera pas « Nadine » ce soir mais « Route 66 ». L’ambiance est à son paroxysme dans la salle. Les « docteurs du rock » s’en vont mais reviennent bien vite pour le rappel obligé. Ce sera un meddley « Bonnie Moronie/Tequila ». Ce fût donc « le » grand moment de Serpaize en Rock, un set mémorable et mémorisable.





Il est une heure du matin passée, Fabrice le président de l’asso enfourche l’une des deux motos sur scène et démarre pour rameuter le public.



En effet, ne partez pas, nous quittons maintenant le domaine du rock pour celui du heavy-metal avec HOLY CROSS de St-Etienne. La salle se vide quand même pas mal, le métal ne fait pas encore recette à Serpaize en Rock, et puis il est déjà bien tard. Mais, qu’à cela ne tienne, les métalleux présents et les rockers curieux sont suffisamment nombreux pour accueillir comme il se doit le quintette Stéphanois qui ne va pas décevoir son auditoire (qui à dit comme d’habitude ?). Ceux d’HOLY CROSS tiennent la scène c’est une évidence, avec toute la chorégraphie et les clichés inhérents au power-métal de qualité. Pour l’intro, ils ont choisi de reprendre le fameux « the Number Of The Beast » de IRON MAIDEN pour que les nouveaux auditeurs ne soient pas « perdus » en quelque sorte, bonne idée. Le show est carré, précis, en place, le son est bon, les musiciens en forme, que demander de plus. Au milieu des compositions du groupe une reprise de AC/DC ramène le public en terrain connu, et puis, le guitariste cracheur de feu fait son effet, sympathique en diable. Pour terminer ce set, voici le titre emblématique « Holy Cross » et puis rappel tout de même avec le fameux « Aces Of Spades » de MÖTÖRHEAD. La messe heavy-metal est dite, j’espère que beaucoup ont apprécié la prestation qui fut à la hauteur de nos espérances.





Nous avons vu un public conséquent, comblé par l’affiche de cette nouvelle édition du Serpaize en Rock, nous avons vu des organisateurs, que nous remercions, contents et enthousiastes. Conclusion, cette nouvelle cuvée rock fut semble-t-il une réussite et tout est donc favorable à une nouvelle édition (la quatrième) l’an prochain avec encore plus de musique, de rencontres, de convivialité et d’amitié dans une ambiance rock’n’roll naturellement.



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