CHRONIQUES DE CONCERTS

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Bord'hell Party #1
Avec : HELL IN TOWN, WARATTAH, ZOMBIE EATERS, OBSECURE, HERE[IN], PRAETORIAN
Date du concert : 01-10-2011
Lieu : BT59 - Bordeaux [ 33 ]
Affluence : NC
Contact organisateur :
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 16 octobre 2011 - Chroniqueur : Bodomania - Photographe : Bodomania


Quel lien existe-t-il entre PRAETORIAN, HERE[IN], OBSECURE, ZOMBIE EATERS, WARATTAH et HELL IN TOWN? Excepté la situation géographique (très proche), ces derniers forment tout simplement la décadente programmation de la «Bord'hell party #1»! Un nom qui va prendre tout son sens en ce samedi 1ier octobre au Saint bt59, où nous avions déjà pu admirer le foulage de scène des CONVERGE il y a un an déjà. Y aura-t-il bord'hell, y aura-t-il pas? En tout cas, la nuit s'annonce longue avec 6 groupes, dont le retour des ZOMBIE EATERS après quelques années de régime végétarien. C'est donc autour de cet événement que «Big John & Big Fred» nous ont concocté ce soir un menu riche en viande locale et en testostérone …


Il est 18h, l'heure du prétendu début de carnage. Mais, en ce samedi ensoleillé, à une heure de barbeuc'-apéro post-estivale et surtout dans cette région où les horaires sont évidemment décalés, la horde est peu nombreuse. Il nous faudra patienter une petite heure avant de pénétrer dans l'antre et pouvoir ainsi entendre les premières notes de PRAETORIAN. C'est donc en face d'un comité d'accueil, certes réduit, mais bien vivant, que le groupe entre sur scène. Ayant déjà eu l'occasion d'assister à leur concert lors de l'affiche tenue par SYBREED à l'Hérétic en avril dernier et malgré les conditions (une salle qui se remplira très tardivement), l'impression de redécouvrir cette formation se fera tout de suite sentir. En effet, avec un tel son et sur une scène de cette envergure, la musique prend instantanément une autre ampleur. Le ton est donné pour la soirée... Dans une atmosphère sombre (absence de lumière à l'instant P., les photos seront donc d'une qualité irréprochable!), ce premier show tout en énergie sera délivré par un quatuor qui ne s'économise pas. Un "Alea Jacta Est" (plus electro) et "Le prix du vice" ouvriront donc les hostilités par un mélange des genres "metal/rock" assez efficace, avec un chanteur en pleine possession de ses moyens. Effectivement, dans les passages les plus poussés, on se rend vite compte que Thomass a de la puissance à revendre. Et entre deux de ses déplacements, les cordes sont également bien domptées par les musiciens aux chemises blanches. Que ce soit par le groove de Skull, les mélodies bien placées de Cédric ou le tempo changeant servi avec justesse par Amaury qui réveillera le public instantanément. Ce premier set qui se termine par un "Retour de Flammes" bien nommé aura été énergique et bien mené jusqu'au bout par PRAETORIAN. Voici la première et sympathique bousculade d'une longue série...




Il est 19h30 environ... Aaah?! En fait, non. Toujours pas de nouveaux arrivants à l'horizon. La salle n'est pas plus remplie lorsque HERE[IN] fait son entrée. Mais peu importe, cette première partie de soirée aux allures de concert privé nous permettra quoiqu'il en soit d'apprécier des groupes de qualité, groupes qui, peu importe le nombre de secousse capillaire, donnera son maximum. Dommage pour les absents! Au tour d'HERE[IN] de s'avancer. Un changement de genre nous attend, de même que la seule représentante féminine de cette affiche, gracieusement et sauvagement guidée par la voix maîtresse de Déborah. Le combo distillant un "gothico-rock/post-punk", pas de place ici pour les envolées lyriques à corset. Non, pas cette fois. Le ton est grave, la sobriété est de mise, mais surtout quelques déchaînements auditifs "cold/noisy/psyché" interviendront sur scène. La tension augmente progressivement, comme le laisser-aller des musiciens qui transmettront peu à peu un climat musical froid, mais intense. Agréablement surprise par le genre varié que nous propose HERE[IN]. Les guitares de Laurent et Karim nous entraînant sur des lignes aux couleurs riches, avec un "shalom" mélancolique à la lourde progression grandement aidée par la basse de Fred, un"box" intimiste, un "Dead Sexy Couple Club" plus aérien, ou encore un "Facts of Life" au tempo rapide et entraînant délivré par Fred. Agréablement surprise aussi par la facilité avec laquelle Déborah passe d'une voix pleine de fragilité à des lignes plus musclées, parfois vicieuses, venimeuses, envoûtantes et dominatrices sur le vengeur multilingue "Pinche Insecto". Des refrains toujours entêtants et une once de "grunge" dans leur univers. Un très bon set pour un groupe à découvrir et une seconde bousculade très différente encore, pour nous, public. La soirée démarre bien...





Ça y est, à peine le temps de prendre l'air que quelques têtes de plus apparaissent dans la salle. Sûrement au courant de l'ordre de la programmation... Et oui, la prestation des ZOMBIE EATERS (prévue en milieu de soirée) approche! Mais place au "Thrash" tout d'abord, avec OBSECURE, autre formation qui m'avait été donné de voir à l'hérétic. Même constat donc, par rapport à l'impact de la salle sur leur set. Ici, leur registre sera d'autant plus puissant... Et c'est accompagné par un lourd "World Of Night" que le groupe grimpe sur les planches. Une chose est certaine, la température va vite monter grâce à ce quatuor qui nous transmettra une grosse énergie et des morceaux solides à la fois rentre-dedans et progressifs. Un "heavy/thrash" forgé par des riffs mélodiques et sauvages signés Pierrick et Damien, ce dernier assurant également parfaitement ses vocaux entre deux montées solistiques. Un statut de frontman bien assuré, mais surtout une belle complémentarité sur scène qui laisse la place aux ronflements d'Eric et aux à-coups de PAP. Le travail des ambiances est un des grands atouts de la formation, créant des moments assez forts, nous permettant de nous perdre dans les méandres de leur pérégrination thrashisante. À noter que quelques-uns de ces titres figurent d'ailleurs sur une demo fraîchement sortie par le groupe... Le public du bt59 répondra présent et ce, jusqu'au bout, ce qui tombe plutôt bien puisque la dernière composition n'est autre que "The Horde". En plus d'intervenir au bon moment, servant ainsi de parfait préambule pour la suite, cette ultime offrande, inspirée et zombificatrice, conclue le show sur des notes intenses. La faute à qui? À cette montée instrumentale progressive (sous fond de scénario catastrophe)... Parfait! On dit bravo et on ira revoir OBSECURE avec plaisir!





Quelques minutes d'attente avant les retrouvailles... Le temps d'aller charger et décharger les liquides, de traîner devant le petit stand de merchandising où trônent quelques t-shirts et cds à l'effigie des groupes présents, mais pas seulement. Quelques paquets de feuilles (chut chut, pas de marque), des albums de PLUG-IN... En même temps, avec une telle scène metal à bordeaux, il y a de quoi acheter sans se tromper! Bref, quelques minutes encore pour se remémorer le dernier souvenir passé en compagnie des ZOMBIE EATERS... Se rappelleront-ils de nous? Où n'était-ce qu'une passade pour eux?... Apparemment, c'est une longue histoire qui n'est pas encore finie. Alors, on rechausse ses dents et on s'apprête à accueillir les très attendus mangeurs de zombies. (Ah ben, tiens, il y a du monde dans la salle, maintenant!). En avant pour plus d'une heure de show balancé par des revenants en grande forme. Comme je le disais plus haut, l'humeur est aux retrouvailles, je dirais même qu'elle est familiale, alors, avec un public acquis à leur cause attendant ce rendez-vous depuis longtemps et un groupe tout aussi motivé, le plaisir se lira dans la fosse comme sur scène. Et ce n'est pas le valdinguage de mégaphone nécessitant un petit raccord, (aussitôt réglé par le roadie) qui viendra entraver ce début de set, bien au contraire, nous sommes à quelques piles de la décharge vocale, de l'appel au carnage de Yann. Les galéjades fusent, les réactions de la fosse aussi. Et la musique, alors? Qui dit longue absence, dit longue setlist! Une petite rétrospective nous attend avec des titres piochés ici et là dans leur discographie. De leur toute première autoproduction "Lovherdose" (1998) sur laquelle "Camereye" apparaissait déjà, en passant par un début de set issu quasi-intégralement de "Bruit(r)iste", dont le titre éponyme en ouverture. Mais "2" et "Axe Et Cible", les deux dernières parutions du combo, ne seront évidemment pas oubliées. Et on constate rapidement que ces compositions ont traversé les années sans dégât, comme les musiciens d'ailleurs, même si l'auto-dérision sur "les années de plus" ne manqueront pas à l'appel. Après une bonne rasade de riffs emmenés par Christophe et Olivier, soutenus par la précieuse basse de Manu et les gros coups de baguettes de Laurent, une surprise arrive après un "Mr Wayne", qui aura d'ailleurs valu un duo avec le producteur de l'album, Stéphane Buriez. Qu'est-ce donc que cette surprise? En parlant de duo... L'ex chanteur de BLACK BOMB A montera à son tour sur scène pour le rappel. Rappel, qui sera guidé par le groupe lui-même, on ne va pas faire de manière entre nous! L'arrivée délicate d'Arno viendra instantanément achever l'assistance. C'est ce qu'on appelle un retour! C'est ce qu'on appelle une «Bord'hell Party»!





La salle est trempe. Allons nous sécher, car la soirée n'est pas finie... Loin de là, après tout ça, deux autres formations vont suivre et finir de retourner le bt59! Voici venue l'heure de WARATTAH. Installation imminente des superbes montures métalliques qui serviront à habiller le fond de scène pour l'arrivée du groupe. Ces derniers reviennent également après une absence prolongée due à l'accident de Khris, survenu juste avant la sortie de leur premier full lenght, enregistré sous la houlette d'El Mobo au "Conkrete Studio". Mais c'est un frontman heureusement toujours là et plus imposant que jamais qui nous revient, de même que la sortie cette année même du fameux "Hatred & Strenght", face à un public qui les soutient avec toujours autant de ferveur. Le line-up, aujourd'hui bien solide et concentré, occupe la scène et l'environnement sonore avec la même aisance. Entre la basse groovy et clinquante de Matthieu qui ne reste pas en place, les rythmiques infernales voire tribales maîtrisées par Simon, ou les lignes furieuses et organiques du duo de guitares, Denis/Khris. Khris, qui démontre également qu'il n'a rien perdu de ses lignes vocales agressives et primitives... Nous recevrons donc en pleine face l’énergie et la dextérité de chacun de ses membres! "Skulls in the River Beds" et "Fits Of Rage" déjà présents sur leur demo "Distorsion" partagent l'affichent avec de nouvelles créations. Et nous pourrons dire qu'entre l'ouverture désignée "Blood Red Fury" et le final thrashisant et dévastateur "I, Fucking I" / "Walk The Line", le rythme fut soutenu, pas de temps mort, la horde devra retrouver son souffle entre deux plans nerveux et alambiqués. Un rouleau compresseur vient juste de passer et de nombreuses nuques ont été sévèrement endommagées. Histoire de récupérer les membres de la salle, une petite pause s'impose...





... Et la pause sera de courte durée, car l'heure fatidique a déjà retentit il y a 1/2h au moins. Les transports en commun n'étant pas réglé au son de la salle du bt59 ce soir, malheureusement, quelques spectateurs s'en iront avant la fin. Ce qui est bien dommage, car ce qui nous attend vaut largement le coup d’œil et d'oreille... C'est HELL IN TOWN qui se chargera de conclure la soirée en cette heure bien avancée, les rescapés ne manqueront donc pas un final digne de ce nom. Vous aimez le "Southern Metal" qui envoie du lourd? Alors, vous ne serez pas déçu! Après la passation de baguettes très récente de Simon (WARATTAH) à Karol, le nouveau trio nous offre leur tout premier concert dans cette configuration, et ce line-up tout chaud va effectivement nous ramener l'enfer en ville. Voilà un groupe qui démontre que le nombre de membres ne compte pas, il suffit d'avoir été élevé au bourbon et au doux son de PANTERA (pour ne citer qu'eux), d'avoir ingurgité plus généralement du bon "blues/rock/stoner" (mais pas que), d'être très inspiré, d'avoir astiqué son manche et ses fûts durant de nombreuses années, d'avoir une grosse présence sur scène et vous pourrez terminer une «Bord'hell Party» en récoltant l'adhésion d'un public (amoindri) mais qui en redemande. Avec un album éponyme à leur actif (également passé sous les mains de Mobo en 2009) , on s'attend ainsi à retrouver quelques-unes de leurs compositions passées. Je pense ici à Un "straight to you" au refrain toujours aussi efficace, sentant bon le sud profond, avec un solo encerclé par une rythmique infernale bien grasse, ou un "I've Seen" très accrocheur, qui servira de prétexte pour présenter la nouvelle recrue, de même qu'une distribution de Jim Beam (généreusement offerte par Nico), qui atterrira directement dans le gosier de l'assistance au premier rang,. Ceci dit, de la nouveauté nous attend aussi, avec des titres enregistrés il y a peu, qui passeront avec succès l'épreuve de la scène, en particulier avec un son aussi puissant. Le registre du trio n'est donc pas encore prêt de s'essouffler. Derrière sa grosse caisse, Karol nous envoie son feeling à travers ses infras, Nico gère avec autant de dynamisme et d'impact ses parties de guitare et enfin Matt, qui assure le rôle de chanteur/bassiste n'en oublie pas pour autant d'investir la scène. Le tempo se ralentie considérablement sur "No Way Out" qui achèvera le set sur une note lourde, progressive et agressive, de quoi ouïr une dernière fois des lignes bluesy et le grain redoutable du vocaliste. Enfin, ce ne sera pas la dernière, car, malgré l'heure, sous la pression des rescapés, un rappel du nom de "The Game" clôturera pour de bon ce set puissant et cette soirée riche en décib'hell...





Une excellente soirée passée en compagnie de groupes éclectiques qui ont chacun à leur manière, retourné le bt59 ce soir. Entre découvertes et retrouvailles, une bien belle affiche fut servie par «Big John & Big Fred». Merci à eux, ainsi qu'aux groupes, qui nous ont réservé une scène à la hauteur, et à tous ceux qui ont démontré par leur présence qu'il y a toujours bel et bien un public Metal à Bordeaux! Même s'il est parfois difficile de les faire sortir de leur trou... Une toute dernière pensée pour ceux qui vont devoir ranger ce bord'hell, maintenant...


SETLIST PRAETORIAN


_ Alea jacta est
_ Le prix du vice
_ La face cachée
_ Le défi
_ À la chaîne
_ Prisonnier
_ Renaissance
_ Retour de flammes


 


SETLIST HERE[IN]


_ No Scream in Vain
_ Give a Horse its Head
_ Shalom
_ Box
_ L'envie
_ Pinche insecto
_ Dead Sexy Couple Club
_ Facts of Life
_ Overdream
_ Under my Skin


 


SETLIST OBSECURE


 


_ World Of Night


_ Rolling Killer


_ Obsecurity


_ Skullknight


_ Harmoniques


_ Evil Plague


_ Rime avec le Vent


_ The Horde.


 


SETLIST ZOMBIE EATERS


_ Bruit(r)iste
_ 180° /
_ Drugqueen
_ EZ28U
_ Chloé
_ L'exil
_ Necktie
_ Morts-Vivants
_ Camereye
_ Kamikaze
_ Invisible
_ CNN
_ AK47
_ Mr Wayne


_ State Of Mine


 


SETLIST WARATTAH


_ Blood Red Fury


_ Fits Of Rage
_ Hatred And Strengh
_ Cell In A Hollow Land
_ Skulls In A River Bed
_ Creepy Generation
_ Adversity And Love
_ I Fucking I
_ Walk The Line


 


SETLIST HELL IN TOWN


_ Feed the Beast


_ The Game


_ Straight into you


_ Under the sun


_ I've Seen


_ Wilder


_ Great Power


_ No Way Out


 


Rappel:


_ The Game


 



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