CHRONIQUES DE CONCERTS

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Black And White America Tour
Avec : lenny kravitz, raphael saadiq
Date du concert : 21-10-2011
Lieu : Zénith - Toulouse [ 31 ]
Affluence : 7000
Contact organisateur : http://www.gdp.fr/fr/home
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 26 octobre 2011 - Chroniqueur : Bloody - Photographe : Bloody


Lenny Kravitz... Personnage ô combien important dans l'industrie musicale. En plus d'être l'auteur de nombreux succès il s'est surtout imposé au cours de sa carrière en temps que solide compositeur. Des stars telles que Madonna, Aerosmith ou bien Vanessa Paradis ont interprétés des chansons composer par Lenny lui-même. Véritable bourreau de travail, Kravitz avec son Black And White America sous le bras continue d'alimenter une solide discographie qui compte désormais 10 albums. C'est en toute logique que le ricain s'embarque dans une tournée Européene qui commence par la France. Ce soir, il est de passage dans la ville rose et va drainer un peu moins de 7000 milles spectateurs dans la salle du Zénith. Pour l'accompagner dans sa série de concert en Europe, Gérard Drout Production a jugé bon d'ajouter à l'affiche, une première partie de qualité en la personne de Raphael Saadiq.


Inconnu pour la plupart des spectateurs, on notera néanmoins un petit comité qui s'apparentait visiblement à un fan club puisque ce sont ces personnes qui ont été les plus actives durant son set. Les autres spectateurs se contenteront de découvrir au fur et à mesure du spectacle tout en y participant également. Car la force de Raphael Saadiq en live, c'est cette capacité à mettre le public dans sa poche en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Doté d'une prestance et présence scénique excellente, Raphael Saadiq ne s'en prive pas et va accumuler les temps forts pour maintenir l'attention du public. Il faut dire que ses musiciens qui l'accompagnent – en plus d'être d'excellents musiciens (mention spéciale au guitariste et au batteur) – ils s'avèrent être un centre d'attention aussi intérrésant que Raphael lui même. Durant le set, ces derniers vont tour à tour venir danser sur le devant de la scène ce qui permet une animation constante sur les planches mais surtout de voir des musiciens statiques s'appliquer à jouer leur partitions. Venu défendre son dernier album en date, la set list de ce soir sera logiquement axé sur Stone Rollin'. Tantot soul, tantot blues, tout ces rythmes se cotoient avec brio et son interprété à merveille par ses sept musiciens. Béneficiant d'un temps de jeu qui avoisine les trois quart d'heure, la formation aura le temps d'implanter dans son set les titres les plus connus comme "100 Yard Dash" ou bien encore "Sure Hope You Mean It". Cepandant, Raphael Saadiq ne s'en contentera pas et sait très bien que sa popularité est moindre dans nos contrées et c'est pour cela qu'il n'hésitera pas à reprendre le morceau "Let The Sunshine In" dans leur style; ce qui sera bien entendu repris par le public tout entier. Le set ce clôture sur un dernier morceau et le public est très agréablement surpris par la prestation et il le fait savoir avec des applaudisements très fourni. Raphael Saadiq a débarqué en terre inconnue mais il aura marqué quelques esprits.




Il est temps maintenant que les roadies investissent les airs et la scène pour préparer le matériel necéssaire au show de Lenny Kravitz. Le public s'impatiente et se serre pour être le plus près de la scène. Le drap noir qui cachait la préparation de la scène tombe et libère une scène qui arbore tout un tas de triangles lumineux et moult stroboscope qui flashent en pleine puissance le public afin que les spectateurs ne voient que les silhouettes des musiciens se mettrent en place. Les premiers accords ressonnent dans la salle, une silhouette arrive en courant sur le devant de scène, les stroboscopes s'arrêtent et Lenny apparait sous la poursuite blanche et entame un "Come On Get It" certes entraînant mais assez curieux comme titre de démarrage. Loin d'avoir un effet rentre dedans, ce titre lancera malgré tout assez bien le concert car il sera suivi de l'excellent "Always On The Run" qui ferra lui son petit effet. D'entrée de jeu, la formation tape fort et nous gratifie d'un trio de chansons énergique qui n'ont qu'un seul but : nous prévenir de la qualité du show qui va avoir lieu. Et ce n'est pas l'arrivée de la reprise du fameux titre des "The Guess Who" : "American Woman" qui va nous contredire sur ce point. A ce propos la set-list de ce soir est une sorte de best of (qu'ils jouent à priori tous les soirs sur cette tournée) agrémenté de seulement quatre chansons du nouvel album. C'est très peu mais on ne boudera pas notre plaisir car Kravitz possède tout de même une pléthore de hits qui font toujours plaisir à entendre. En revanche si tout a été fait pour faire plaisir au public, ce dernier n'est absolument pas au rendez-vous. L'ambiance est très mollasone et mis à part les quelques filles qui s'extasient devant les moindres fait et gestes de la star, il n'y a pas eu une seule chanson ou le public a véritablement été en transe alors que sur scène, ça se donnait sans compter. Dommage pour l'artiste qui lui est visiblement heureux d'être sur scène. En effet, Kravitz s'avère être un showman incroyable et innépuisable qui se donne corps et âme dans l'interprétation de ses titres. On pourra s'en rendre facilement compte lors de l'interprétation de la ballade "It ain't over till it's over " qui est devenu par la suite un véritable hit planétaire. Sensualité et douceur sont aux rendez vous le tout accompagné par un jeu de lumières très doux qui amplifiera le coté charnel de la prestation. Lenny lui même reste calme, ce qui sera chose rare durant le show. Ce dernier est complètement habité par sa musique et ses multiples déhanchement et transe en font de lui, le seul point d'attraction sur scène en éclipsant totalement ses musiciens. Pourtant, ces derniers même si quelques uns sont discret - notamment la bassiste – ils essaient tout de même de tirer leur epingle du jeu. Craig Ross le premier tente à plusieurs reprises de se tailler la part du lion et réussi quelques fois notamment lorsqu'il exécute ses solos. Excellent guitariste s'il en est, ce dernier n'hésite pas à modifier quelques lignes de riff et ce, avec un feeling incroyable. Tantot rock, tantôt funk, ce dernier fait chanter sa guitare comme personne. Un jeu à la croisée de Jimmy Page et Slash qui est tout simplement impréssionant à voir sur scène. Au rayon des belles surprises du dernier album ( et de ce concert !) on peut noter le single "Black And White America" mis en valeur par un sublime clip qui met en scène des photos de famille avec paroles au poing. "Rock Star City Life" et son refrain efficace fut aussi une très bonne surprise. Au final seulement quatre titres du dernier album ont été joués mais visiblement, ce furent les meilleurs. La soirée bat son plein - signe que le spectacle est bon – mais il est désormais tant d'attaquer la dernière ligne droite avant le rappel... Et c'est à ce moment la que l'on a envie de quitter ce public si amorphe qui n'arrive même pas à reconnaître le fameux "Are You Gonna Go My Way" et ses battements de caisse claire qui ont été rallongé pour faire monter la température mais force est de constater que le public Toulousain est complètement à coté la plaque. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir accumulé les indices. On apporte la celèbre Flying V de Lenny mais rien n'y fait, il faudra attendre le riff pricipal pour que la marée humaine saute sous les multiples "Jump", "Jump" repété frénétiquement par un Lenny qui est toujours en transe. Ayant mis du temps à ce lancer, cet "Are You Gonna Go My Way" est le clou du spectacle. Le duo de guitariste accumule les diverses poses "à la guitar hero" pour donner plus d'impact visuellement parlant.


Après toute cette furie, il est temps de rappeller le héros de la soirée pour un rappel... Surprenant pour un rappel, ce seront les titres "I Belong To You" et "Again" qui seront interprétés en acoustique sur le devant de la scène avec un Craig Ross très timide à la guitare acoustique. Et juste après cela, se fût la débandade. Lenny, très orienté "peace and love" - plus que jamais sur son dernier album – va enchaîner de nombreux discours sur l'amour et le pire, sur le temps de jeu. Histoire de perdre encore plus de temps, Lenny aura la bonne idée de présenter ses musiciens. Chose tout à fait normale et même obligatoire mais dire des millions d'éloges sur chacuns d'entre eux se revèle assez énervant et faux par la suite. Je ne sais pas si cela revient à chaque spectacle mais en faire des tonnes n'est peut être pas la meilleure solution... Malgré cela, le show se finiera sur le célèbre "Let Love Rule" sur lequel, Lenny prendra un bain de foule pendant une dixaine de minutes alors que ses remarquables musiciens mettent du coeur à l'ouvrage pour soutenir le rythme. Ce dernier, qui fût ralenti pour l'occasion.




Après environ deux heures de show, Lenny et ses compagnons se retirent des planches sous des applaudisement fourni. Son passage dans la ville rose fût correct dans l'ensemble. Même si il fut lègerement gâché par un rappel plus axé sur la communication avec le public, le show fût bon. Lenny prouve si besoin est a travers la prestation de ce soir qu'il est un formidable musicien.



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