CHRONIQUES DE CONCERTS

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ICED EARTH
Avec : Fury UK, White Wizzard, Iced Earth
Date du concert : 09-11-2011
Lieu : Le Club Transbo - Villeurbanne [ 69 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.base-productions.com
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 12 novembre 2011 - Chroniqueur : Chart - Photographe : Chart http://fr.myspace.com/chart333


Il fallait bien que ça finisse par arriver avec la grosse programmation de cet automne. Il fallait bien qu’il y ait un concert qui marche moins bien au niveau des réservations. Initialement prévu dans la grande salle du Transbordeur de Villeurbanne, le concert de ce soir est finalement déplacé dans le club. On n’en voudra certainement pas à BASE PRODUCTIONS car il faut bien avouer que les concerts dans des salles réduites ne manquent pas d’énergie. C’est autre chose qu’il se passe. ICED EARTH est un groupe qui n’a plus depuis longtemps à prouver quoique ce soit et les fans sont tout de même assez fervents. Salle réduite équivaut à public plus proche et donc à une atmosphère plus conviviale que sur une grande scène. Et c’est avec en mémoire ICED EARTH jouant sur la grande scène du GRASPOP de 2008 que je vais redécouvrir cette formation dans un lieu nettement plus exigu.


Avant d’accueillir le groupe de heavy américain, il convient selon l’usage de passer un peu de temps avec les groupes de première partie. Ce soir, ce sont FURY UK et WHITE WIZZARD qui respectivement ouvrent la soirée. FURY UK, comme son nom l’indique nous vient du Royaume-Uni. Le groupe officie sous la forme d’un trio. Le début de leur parcours est assez récent mais compte déjà 3 albums depuis 2007 ainsi que des tournées en compagnie de SAXON, BLAZE BAYLEY, MICHAEL SCHENKER… Ouvrir pour ICED EARTH n’est qu’une étape de plus pour ce combo. Le style musical est somme toute assez classique, dans un heavy relativement énergique et efficace. Le côté dépouillé des lights et du son encore assez imparfait rend le set intéressant mais pas inoubliable. Cette première prestation me fait plus penser à une bonne petite tête d’affiche dans un petit club qu’à un groupe prêt à conquérir le monde.





La suite est un peu plus intéressante avec WHITE WIZZARD. Ces américains sont un peu plus inspirés que leurs prédécesseurs même si le style est aussi retro. On retrouve dans leur musique un goût très prononcé pour la NWOBHM avec IRON MAIDEN en tête. C’est assez marrant car en voyant arrivé le chanteur, on aurait presque pu croire à un groupe de stoner rock à tendance power metal. Raté pour le coup, les apparences sont parfois trompeuses. Il est tout même important de souligner l’attrait qu’ont ces jeunes musiciens pour la musique de la génération de groupes précédents. Le flambeau se transmet assez bien et le goût pour les rythmiques typiquement heavy, le chant aigu et les paroles racontant le metal sont loin de disparaître. La différence entre ces petits groupes et les piliers de la NWOBHM est encore très grande en termes de reconnaissance mais les qualités scéniques et musicales sont loin d’être inférieures à celles de l’ancienne génération.





En plein promotion de « Dystopia », on comprend un peu pourquoi le groupe ait pu ressentir une certaine déception en découvrant ce lieu dans lequel il allait devoir se produire. Mais c’est aussi le prix à payer pour être proche de ses fans les plus fervents car à peine le premier morceau lancé, « Dystopia », le public se lance furieusement dans des pogos. L’histoire d’ICED EARTH est longue et pleine de rebondissements. Le line up du groupe n’a jamais été réellement stable. Tous ces musiciens se sont retrouvés au fil du temps autours du pilier central, John SCHAFFER. Cela n’a jamais vraiment nuit à l’impact du groupe mais c’est tout de même assez compliqué à suivre. Après un retour très bien accueilli par les fans et la presse, Matt BARLOW retrouvait sa place de chanteur en 2008. Mais finalement, son retour a été bref, 3 ans. Remplacer un chanteur tel que lui n’est pas une mince affaire. Si Tim « Ripper » OWENS avait fait l’affaire entre 2003 et 2008, il convenait de trouver quelqu’un avec les épaules suffisamment solides pour accomplir la tâche. Et bien, c’est dans le groupe INTO ETERNITY que John SCHAFFER est allé chercher un remplaçant à BARLOW. Il s’agit donc en plus de voir le groupe sur scène, de découvrir ce nouvel arrivant Stu BLOCK.



Si parfois les groupes perdent une identité forte telle que la voix de son chanteur, ce nouveau frontman contredit ce concept. Stu BLOCK est la voix d’ICED EARTH, impeccable dans son rôle, parfaitement à l’aise sur tous les morceaux. On sent bien encore chez lui une certaine crispation mais on peut le comprendre étant donné l’importance que peut avoir pour lui cette première tournée en tant que frontman d’ICED EARTH. Le public lui réserve un accueil chaleureux et ne semble aucunement dérangé par la présence de ce nouveau venu. De toute façon, le public est là pour passer un bon moment et rien ne semble l’arrêter dans sa lancée. Le mosh pit bat son plein sur les morceaux les plus efficaces tels que « Stand Alone », « V », « Pure Evil »… Stu BLOCK aura même le réflexe de repousser les slammers. Si la set list de ce soir pioche dans un peu dans tous les albums du groupe, j’aurais personnellement souhaité entendre un peu plus qu’un seul morceau de « Horror Show ». Certes « Damien » est phénoménal interprété en concert et maintenant incontournable mais un petit peu plus n’aurait pas été de refus, même chose avec le classique « Melancholy » issu de « Somthing Wicked This Way Comes ». Cela dit, on aura tout de même droit à une belle pièce en rappel, « Dante’s Inferno ». Ce morceau à rallonge avoisine la vingtaine de minutes et contient une multitude de riffs et d’ambiances qu’il faut être en mesure de jouer en live. L’exercice est périlleux mais le résultat est impressionnant.



Il convient aussi de dire un mot sur le son du groupe. Comme vous l’avez sans doute remarqué, ICED EARTH est sur album un groupe que l’on apprécie aussi pour la qualité de ces enregistrements. Le résultat est le plus souvent réellement puissant et tranchant, à la limite entre le thrash et le heavy. C’est aussi ce qui fait qu’ICED EARTH n’est pas un groupe de heavy comme les autres et c’est aussi sans doute pourquoi il a su se faire remarquer. En concert, rien ne bouge, le son est aussi impeccable que sur album. A cela s’ajoute les qualités des rythmiques tranchantes et des solos techniques impeccablement exécutés. Si vous êtes musiciens et que vous faites du metal, vous ne pouvez qu’être subjugué par ce duo de guitaristes fonctionnant à merveille ensembles. Le tout est renforcé par une basse claquante très présente et un son de batterie certes assez peu naturel mais très bien travaillé. ICED EARTH en concert, c’est aussi ça et il ne faudrait pas passer à côté car c’est un élément essentiel pour l’identité du groupe.



Cette soirée restera en mémoire car voir les bons groupes avec cette proximité est une expérience que l’on apprécie grandement. La distance a parfois du bon lorsque le show est impressionnant mais revenir dans les clubs rajoutent une intimité dont on manque un peu trop parfois.


SET-LIST ICED EARTH :


Dystopia


Burning Times


Angels Holocaust


Slave to the Dark


V


Stand Alone


When the Night Falls


Damien


Dark City


Pure Evil


Anguish of Youth


The Last Laugh


Anthem


Declaration Day


Days of Rage


Tragedy and Triumph


RAPPEL :


Dante's Inferno


Iced Earth



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