CHRONIQUES DE CONCERTS

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AMORPHIS
Avec : AMORPHIS, LEPROUS, NAHEMAH
Date du concert : 17-11-2011
Lieu : Ninkasi Kao - Lyon [ 69 ]
Affluence : 250
Contact organisateur : http://www.base-productions.com
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 20 novembre 2011 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Invité par Base productions, le célèbre sextette de death progressif d’Helsinki, AMORPHIS, nous fait l’honneur de venir se produire ce jeudi soir 17 Novembre au Ninkasi Kao de Lyon. Sa visite n’est pas anodine et va nous permettre d’apprécier en live son nouvel opus de 2011 « The Bigining Of Time », largement acclamé par la critique. Mais avant de savourer la prestation des Finlandais, deux groupes de métal/prog seront de la partie, LEPROUS, voisins de Norvège et les Ibères d’Alicante, NAHEMAH.


C’est d’ailleurs NAHEMAH qui se présente sur scène dans la pénombre rougeoyante vers dix-neuf heures trente. Relativement peu connus en France, les Espagnols ont déjà réalisé trois albums depuis 1999 et nous font profiter d’un métal progressif ambiancé aux allures gothiques par moments. Le frontman, Pablo, me fait d’ailleurs penser au chanteur de MOONSPELL Fernando Ribeiro. Chant assez rageur donc flirtant avec un certain black-métal mélancolique. Les parties en chant clair sont parfois limite, mais c’est chipoter un peu. L’ensemble se veut lancinant, mais surtout émotionnel. Avec leurs compositions, les Ibères vous emmènent dans des profondeurs obscures tout en diversifiant un côté technique et progressif indéniable. Etonnant de trouver dans ce style un groupe du sud de l’Europe de qualité qui dérange un peu l’ordre établi voulant que ce genre de métal nous provienne des pays Nordiques. En tous cas, ce soir ils ont conquis un nouveau public qui les a découvert, ce fut donc court mais intense, on aime.




Changement de style, mais oui, toujours dans une veine métal/prog expérimental, voici LEPROUS, les métalleux déjantés et faussement sophistiqués d’Oslo, Norvège, arrivant devant nous avec sous leur bras leur dernier opus “Bilateral”. Vous savez, celui avec l’artwork de couverture aux champignons hallucinogènes. Le décor est planté avec le frontman branché sur le 380 volts, allant de ses claviers à un autre micro en dirigeant un ballet musical incongru fait de guitares, basse, batterie se lançant dans des envois d’une complexité originale et géniale quoi ! Alors, est-ce du lard ou du cochon, est-ce du métal/prog ou du métal avant-gardiste au menu ? Nous avons des ambiances variées et barrées, des envolées jazzy quelque fois, un chant clair devenant hurlé dans des passages plus extrêmes avec un duo basse-batterie à décorner le malin. C’est étrange, cette démarche progressive qui ne ressemble en rien à tout ce que l’on à pu entendre jusqu’à présent chez les ténors du style, on croirait avoir à faire avec un bâtard né de la copulation improbable entre MR. BUNGLE et DREAM THEATER. Sur scène, leurs titres prennent toute leur dimension avec un côté théâtral évident et percutant. A peine s’est-on habitué à une rythmique stable, qu’une autre déviance bien sentie, quelque fois rock n’ roll, vient nous déstabiliser dans le bon sens du terme. Finalement LEPROUS possède un avenir certain, la prestation de ce soir fut sans appel, à revoir sûrement avec un plaisir non dissimulé, excellent tout simplement.





La scène grouille maintenant de roadies qui montent le décorum et le matériel pour les très attendus AMORPHIS. L’impatience grandit dans les premiers rangs agglutinés contre l’estrade. Comme dit en introduction de ce report, AMORPHIS, avec son dernier enregistrement semble vouloir remonter une certaine pente qui l’avait vu passer d’un certain death progressif haut en couleur à des albums dispensables plutôt rock/métal avec des ballades un peu pompeuses et des ambiances un peu sirupeuses, il ne faut pas se voiler la face même si l’on est un inconditionnel du groupe depuis ses débuts il y a une vingtaine d’années. Après une arrivée énergique sur scène ce soir, avec des lights impressionnants, le sextette va d’entrer de jeu remettre les pendules à l’heure avec deux morceaux nouveaux. Ces morceaux qui nous démontrent en somme que les Finlandais ont finalement opté pour un bon compromis entre le death des débuts et mélodies travaillées, entre « grunts » et voix claires suaves et irrésistibles. AMORPHIS a toujours su nous présenter des intros superbes depuis pas mal de temps, et il faut reconnaitre que ce soir en live pendant une heure et demie, le public, largement acquit à sa cause, est aux anges et presque hypnotisé par le spectacle musical. Ce spectacle composé de titres issus bien sûr de « The Beginning Of Time », mais aussi d’enregistrements anciens comme « Vulgar Necrolatry » de 1993 (reprise d’ABHORRENCE), « Into Hiding » de 1994 et « Black Winter Day » de 1995 qui m’avait fait découvrir le groupe à l’époque. Quelques titres issus de l’opus « Skyforger » de 2009 viendrons présenter ces duos death-voix claires dont le groupe s’était fait aussi la spécialité ne l’oublions pas. AMORPHIS, semble avoir trouvé un second souffle maintenant avec ce chemin tortureux emprunté récemment faisant une plus large part au côté sombre et death des débuts. Pour les rappels, au nombre de trois, le groupe va « s’éclipser », mauvais jeu de mot je vous le concède, avec « House Of Sleep » extrait de l’album « Eclipse » vous aurez deviné bien sûr. Tomi Joutsen est sa bande ont donc ravi ce soir un Ninkasi sous le charme et l’on peut dire que les Finlandais méritent largement ce nouveau succès.





 


Pour conclure, nous dirons que cette soirée métal particulière a réussi à nous subjuguer par la qualité des prestations des trios formations en lice. Merci encore à base Productions pour nous avoir offert ce plateau de choix, une découverte agréable à Lyon pour beaucoup je pense.


 


Set-List AMORPHIS


Song of the Sage


My Enemy


The Smoke


Crack in a Stone


You I Need


Against Widows


Alone


Vulgar Necrolatry


Into Hiding


Sampo


Sky Is Mine


Black Winter day


Rappels :


Silver Bride


My Kantele


House Of Sleep



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