CHRONIQUES DE CONCERTS

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BLACK AND WHITE AMERICA TOUR
Avec : LENNY KRAVITZ, RAPHAEL SAADIQ
Date du concert : 28-11-2011
Lieu : Halle Tony Garnier - LYON [ 69 ]
Affluence : 7500
Contact organisateur : http://www.warnermusic.fr
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 01 décembre 2011 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Avant de terminer en apothéose à Bercy-paris le lendemain, la rock-star Lenny Kravitz pose ses valises à la Halle Tony Garnier de Lyon ce 28 Novembre pour un spectacle musical total. Cette fois-ci, Lenny a axé sa tournée sur son neuvième album, en plus de 20 ans de carrière, intitulé « Black And White America ». Tout un programme qui marque un certain retour du chanteur/musicien vers les racines sixties/seventies avec un nouvel engagement et de nouvelles aventures musicales centrées autour du rock, du blues en premier lieu. Pour cette tournée, Raphael Saadiq a été choisi pour nous imprégner de blues de rock et de « neo soul » avec une démonstration scénique qui sera convaincante nous l’espérons. Le set doit démarrer sous peu, à vingt heures exactement. Le public en nombre (7500 personnes) est donc dans les « starting blocks » devant la scène géante de la halle pour une soirée qui s’annonce bien chaude, bien vivante.


Le californien d’Hollywood Raphael Saadiq, tout de blanc vêtu, guitare en avant, apparait soudain et se lance dans une chorégraphie remuante en prenant possession de la grande scène, à l’aise. Derrière lui et à ses côtés ses musiciens et choristes sont un peu en retrait. Mais à l’occasion, ils viennent à ses côtés pour des danses échevelées. Tout bouge alors, tout remue sur de la soul, du dance-hall, du rock, et du rythm’n blues. Au menu donc du groove à gogo. Et le groove, Raphael il connait, musicien dans l’âme depuis sa plus tendre enfance et maintenant avec sous le bras cinq albums solo dans une veine « new-york swing » des 70’s. Rendu musical très varié sur scène avec trompettiste, claviers vintage, batterie au taquet. Chacun venant ensuite devant nous effectuer sa prestation solo dans le rythme et la puissance du blues. Trois quart d’heurs suffiront à mettre dans l’ambiance la salle remplie maintenant et affichant complet dans cette configuration. Et quoi de mieux pour quitter l’estrade que de faire chanter le public avec le classique « Let the Sunshine In » à la sauce Saadiq.





Le début du show de Lenny, prévu pour vingt-et-une heure quinze, prends un peu de retard et l’attente parait donc bien longue pour tous les fans du chanteur/compositeur/musicien New-Yorkais. Que se passe-t-il derrière cet immense rideau noir ? Réponse sous peu ne vous inquiétez pas, vous en aurez sûrement plein la vue et les oreilles connaissant l’artiste. Effectivement, la tenture s’ouvre pour laisser apparaitre sous des lights éblouissants, les musiciens et le chanteur en lunette de soleil évidemment (vous n’en auriez pas une paire pour nous ?). Débauche de lumière donc, trois énormes écrans géants en triangle, un de chaque côté de la scène, le troisième en fond d’écran. Cet écran où seront projetés des images en rapport avec les titres de la set-list choisie. Les trois premiers morceaux, dont « Come On Get It » du nouvel album, nous collent au plafond sur un rythme rock endiablé. Lenny semble en forme, égal à lui-même, arpentant l’espace avec aisance, sa guitare vintage en action où en bandoulière. Dans les premiers rangs on frise l’hystérie, et oui ! Lenny nous promène ensuite avec ses ballades sexy, remonte au créneau avec « Black And White America ». Nous interpelle avec le calme « Stand » en nous projetant les couleurs « flashantes » d’un kaléidoscope géant. Et puis voici « Rock And Roll Is Dead », mais le nouveau titre « Rock Star City Life » lui redonne la vie pour notre plus grand plaisir Après ces déluges vocaux et instrumentaux avec des musiciens de talent, comme par exemple Craig Ross le guitariste prodige qui se prend pour Jimi Hendrix (come son « patron » d’ailleurs), une section de cuivres insensée, une basse énorme funky à l’occasion et une batterie au top niveau, tout semble vouloir prendre fin pour ce soir. Après les éclairages fabuleux qui ont impreigné nos rétines de mille étoiles, la rock-star s’en va sur la pointe des pieds. Et c’est le noir, le brouhaha de la foule réclamant une suite. Cette suite qui sera un rappel surtout acoustique avec « Push » et I Belong To You ». Voix prenante, arpèges de la guitare sèche et saxophone en pleurs pour ce trio en « triangle » scénique. Après la présentation finale des musiciens, voici « Let Love Rule » qui permet à Lenny de parcourir la salle micro en main, depuis les premiers rangs jusqu’au sommet des immenses gradins du fond, pendant un long, très long moment que les musiciens restés sur scène font « durer » pour le bonheur de tous ici présents.





Monsieur Kravitz nous a donc grâtifié de deux bonnes heures de show dans un décor superbe, avec une présence inégalée et ses compositions intemporelles et magiques. L’aventure Kravitz continue donc de ravir un public hétéroclite qui se presse à chacun de ses concerts, un grand Monsieur tout simplement.


 


Set-List Lenny Kravitz :


Come On Get It


Always On the Run


American Woman


It Ain’t Over’Til It’s Over


Mr. Cab Driver


Black And WhiteAmerica


Fields Of Joy


Stand By My Woman


Believe


Stand


Rock And Roll Is Dead


RockStarCityLife


Where Are We Runnin’


Fly Away


Are You Gonna Go My Way


    Rappel :


Push


I Belong To You


Let Love Rule.



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