CHRONIQUES DE CONCERTS

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THE BEGINNING OF TIMES TOUR
Avec : Amorphis, Leprous, Nahemah
Date du concert : 25-11-2011
Lieu : Le Phare - TOULOUSE [ 31 ]
Affluence : 150
Contact organisateur : http://www.base-productions.com/
Interview :
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Date de la chronique : 03 décembre 2011 - Chroniqueur : Bloody - Photographe : Bloody


Depuis quelques années et ce, malgré leur longue discographie, Amorphis est sorti de l'ombre et recommence à gagner de la popularité. Popularité qu'il avait perdu on ne sait comment car Amorphis fait parti des plus gros groupes finlandais et ce n'est pas leur dernier album "The Beginning Of Times" qui nous contredira. C'est d'ailleurs à l'occasion de la promo de ce petit dernier que les six Finlandais ont posés leurs amplis à Toulouse. Mais visiblement le public Toulousain n'a pas accueilli cet album d'un avis unanime et la faible queue qui prend forme devant le Phare le fait confirmer. C'est donc 150 personnes qui ont fait le déplacement pour assister à une soirée qui pourtant laisse présager que du bon.


Assez restreint par l'espace de jeu disponible, les Espagnols de Nahemah vont néanmoins en tirer le moindre bénéfice pour essayer d'impressioner le public. Public qui par ailleurs ne ce sens pas un poil concerné par la prestation de ce dernier - dont la plupart est au bar – regarde sagement le quintet sans broncher une seule fois mis à part pour applaudir à la fin du set. Nahemah nous a servi pendant 30 minutes, un post hardcore assez basique dans l'ensemble mais il force le respect car la puissance de cette musique va être décuplée lors de leur prestation. Seulement voila, le public n'était pas venu pour entendre du post hardcore car l'affiche est plus axé metal mélodique et c'est en toute logique que Nahemah a été boudé. C'est bien dommage car ces Espagnols ont un certain potentiel qui dans leur scène doit bien fonctionner.




Changement de plateau avec les Norvegiens de Leprous. Déjà connu par une poignée des spectateurs ce soir car le groupe était venu accompagner Therion à Toulouse l'an passé, Leprous arrive donc en territoire acquis du moins pour ceux qui les avaient vus l'an passé. Pour les sceptiques, Leprous ne va pas passer par quatre chemin pour nous prouver combien leur metal est excellent. Oubliez la prestation d'avant et faites place à une veritable tornade Norvegiènne. Avec la sorti de "Bilateral" les Leprous ne sont toujours pas calmé. Durant leur set, quelques excursions sur leur dernier mefait vont être faites et vont nous prouver que ces jeunes gens n'ont toujours pas décidé de faire dans les ballades mielleuses. Riffing saccadé, et autres changement de mesures sont les rois chez Leprous. Style loin d'être facilemnt classifiable, très dur à apprécier sur cd, ce dernier trouve chaussure à son pied en live. L'énergie déployée le long du set sera le summum de la soirée ! Même Amorphis ne fera pas mieux ! Prenez "Thorn" ou encore "Mb. Indifferantia" et vous sentirez une subite envie d'aller courir au merch pour acheter ce petit bijou. Parce qu'en plus de jouer une musique ultra nerveuse, les membres eux mêmes sont aussi très nerveux et n'arrêtent pas de bouger sans cesse quitte à se rater quelques paroles. On pensera notamment au chanteur/clavièriste qui se donne à fond en balayant avec ses cheveux son pauvre clavier. Au bout de 30 minutes, Leprous laisse le public dans un état second. Les lumières se rallument, les esprits sont fumeux et le même questionnement nous taraude : Que c'est t'il passé ? Leprous vient de nous infliger une belle baffe.




La préparation commence à se faire longue pour les die hard fans du combo finnois qui se sont rués en masse sur le devant de la scène. On patiente comme l'on peu en regardant l'étrange pied de micro de Sieur Joutsen qui flirte avec l'univers steampunk... L'intro de leur dernier album resonne tandis que les musiciens se mettent en place sous un tonnere d'applaudisement. Pas de doute, même si le public est restreint il a sacrement envie de voir le combo Finlandais. Et c'est par ailleur une très bonne ambiance qui résidera le long du set. Chaque génération fera sentir ses préférences. On trouvera donc les plus anciens donner de la voix sur des titres tels que "Sampo " ou "The Smoke" et les plus jeunes se lancer dans des pogos sur des titres plus violent. Car oui ce soir, niveau set list, Amorphis va faire un sans faute. Revisitant entièrement son répertoire - chose souvent difficile pour un groupe à gros répertoire – le combo va allègrement passer des albums "Tales Of Thousand Lakes" aux petits dernier sans pour autant oublier l'ancien Amorphis ou le death était encore à l'honneur. On profitera au maximum de ces interprétations car à l'instar de Lyon, Tomi était très en forme vocalement parlant à Toulouse. C'est donc en toute logique que le bonhomme va forcer le respect en tant que meneur de troupe impérial. Ce n'est pas pour rien si il est classé dans les meilleurs performer vocal de la musique metal. Le voir à l'oeuvre sur des titres tel que "Vulgar Necrolatry" ou encore "Into Hiding" qui ont tout de même 19 ans avec une interprétation irréprochable, il n'y a pas de doute sur le fait que Tomi Joutsen c'est imposé comme le roi ce soir là. Tenant dans le creux de sa main un public très actif ce dernier aura malheuresement tendance à éclipser ses acolytes qui ne font pas d'effort pour se mettre plus en avant. A défaut d'avoir le jeu scènique, on appréciera quand même l'exécution des partitions sans failles. Et ce n'est pas un problème de guitare vers la fin du set qui vont les perturber. Amorphis en a vu d'autre et va résoudre ce problème avec proffesionnalisme. Après un passage un peu plus violent dans la set list qui vient rappeller qu'en son temps, Amorphis était un groupe extrème dès plus respecté; l'heure du rappel vient de sonner. Mais visiblement le public ne l'entend pas de cette oreille et commence à rappeller le groupe alors qu'il commence à peine de se retirer de la scène. A peine sont t'il de retour que les applaudisements fusent et le groupe entame un "Silver Bride qui relance avec brio ce final. S'en suivront alors des "My Kantele" et le fameux "House Of Sleep" sur lequel, le public devra chanter le refrain ! Belle façon de mettre un terme à cette communion. Oui communion est bel et bien le mot de cette soirée.




Ce fut donc un très bon concert qui c'est passé sous nos yeux ce soir là car il fut excellent dans tous les points qu'il a abordé. Set-list, charisme, intéreaction avec le public, tout y était pour passer une excellente soirée. Il y a des signes qui ne trompent pas. Lorsque l'on voit le chanteur s'arrêter pour profiter des acclamations du public envers son groupe, on peut dire que le plaisir est partagé ! Cela fait vraiment du bien de voir que malgré un public si nombreux, les concerts peuvent être extrêmement agréable pour les artistes. On retiendra surtout de ce passage d'Amorphis à Toulouse le fait qu'il est un excellent groupe sur scène mais qu'il a surtout la tête sur les épaules vis à vis de ses fans.



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