CHRONIQUES DE CONCERTS

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KARMA TO BURN
Avec : KARMA TO BURN, THE SOCKS, RESCUE RANGERS, SNAKE FUZZ MOAN
Date du concert : 01-05-2012
Lieu : La Marquise - LYON [ 69 ]
Affluence : 180
Contact organisateur : http://www.facebook.com/thesocks
Interview :
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Date de la chronique : 06 mai 2012 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Etape originale pour la tournée actuelle en Europe des Américains de KARMA TO BURN. En effet, ce soir ils jouent sur le Rhône à Lyon dans une péniche, La Marquise. Péniche qui va être sûrement chahutée car l’affluence s’annonce d’ores et déjà très conséquente à l’ouverture des portes pour ce concert très attendu. Avant la tête d’affiche, SNAKE FUZZ MOAN, RESCUE RANGERS et THE SOCKS vont nous faire profiter de leurs envois gras et lourds, du rock-stoner qui tâche en fait, alors préparez vous, vous allez transpirer et en prendre plein les conduits auditifs, c’est sur et certain.


Il n’est pas encore 20 heures 30 lorsque SNAKE FUZZ MOAN, projet solo de heavy-rock acoustique nous invite à nous rapprocher de la scène. Cette scène qui accueille donc un chanteur-guitariste de Lyon qui a déjà plusieurs enregistrements à son actif. Le jeu de guitare impressionne dans les envois rock-blues, le pied marquant le tempo. Avec envois musclés et voix rauque, envois instrumentaux, le musicien capte notre attention et nous fait rentrer progressivement dans l’ambiance de la soirée avant les trois formations suivantes qui vont nous envoyer du gros, du costaud, de l’électrique sans concession, du moins nous l’espérons. Merci donc à SNAKE FUZZ MOAN pour sa prestation bien personnelle.



Il ne faudra pas longtemps aux RESCUE RANGERS de Marseille pour brancher les “grattes” et entrer avec puissance dans le vif du sujet, c.a.d. du stoner-rock accrocheur avec une basse qui vous remonte les boyaux au cerveau. Cette basse qui est l’un des piliers du style ne l’oublions pas. Mais n’oublions pas non plus le chanteur-guitariste avec sa voix particulière qui nous fait accéder à l’ambiance heavy procurée par les pionniers du BLACK’SAB. Sur une rythmique plombée et efficace RESCUE RANGERS défend sur scène son nouvel album « Manitoba » qui nous enmmène du côté des QUEENS OF THE STONE AGE, du désert rock avec un côté psychédélique inévitable et pourquoi pas avec une louche de grunge en prime. Agressivité par moments, accalmies pour d’autres, les marseillais nous font une bonne « bouillabaisse » de stoner-rock dans le bon sens du terme. On aime, on apprécie, même si le public est encore réservé pendant leur set, le calme avant l’orage, peut-être, nous le vivrons par la suite.



Cette suite se nomme THE SOCKS, groupe Lyonnais de metal/rock/psychédélique, stoner si vous voulez… Alors, “back to the 70’s” avec un son 2012 pourrais-ton dire avec des influences non dissimulées de BLACK SABBATH bien sûr, mais aussi de LED ZEPPELIN. Le quatuor est fier de nous présenter les titres de sa nouvelle galette toute chaude sortie du four, « Bedrock EP ». Et il le fait bien, un son a déraciner des arbres aidant, leurs compositions prennent de l’ampleur sur la scène de la Marquise. Guitares, basse, batterie et synthé sont au taquet avec cohérence pour soutenir la voix idéale dans le genre du frontman qui vit ses textes et sa musique. Il n’en faudra pas plus pour commencer à « titiller » ceux des premiers rangs qui commencent à se lâcher devant l’estrade. Chez THE SOCKS, tout y est, l’attitude, le look, et l’ambiance rock/metal stoner de bon aloi. Leur set fut très apprécié, groupe à suivre obligatoirement, prestation excellente donc.



La foule, car oui il y a foule dans la marquise, s’agglutine contre la scène en attendant fébrilement le trio mythique de stoner instrumental KARMA TO BURN. Ceux de Baltimore semblent aimer le public Frenchie (dixit Richard Mullin avant le concert), car ce public est très intéressé par la démarche du trio, l’un des pionniers du stoner. Ce trio qui a su, et qui sait toujours s’imposer par une particularité musicale jamais démentie, une puissance inégalée dans le style et un charisme à toute épreuve. Alors oui, pour toutes ces raisons, le groupe est toujours très attendu et même plus… Et ce soir la péniche de Lyon va peut-être couler qui sait avec la prestation brulante et inimitable des sorciers du stoner Américains. Ici pas de nom de titre, mais des chiffres magiques pour différencier leurs compositions, que ce soit « Eight », « Forty-Two », « One » ou encore « Twenty-Eight ». Devant nous, c’est magique, Richard Mullin, bassiste souriant et décontracté nous envoie ses énormes lignes de basse en propulsant son instrument dans tous les sens (gare à vos têtes), Willam Mecum fait hurler de plaisir sa six cordes et Rob Oswald est monstrueux de précision et d’efficacité derrière ses fûts. Placé juste devant la scène comme d’autres photographes je suis progressivement propulsé sur scène. Alors le bassiste m’invite à me placer à côté du batteur pour la suite. Alors, je puis voir la meute de rockers fous ravager le devant de l’estrade, c’est la folie, mouvements, sueur, cris grognements accompagnent la musique de KARMA TO BURN, énorme vous dis-je ! Les brûlots envoyés par le trio sont sans fin, quel régal, quel pied, nous vivons avec le groupe ce moment intense. Ce moment qui prendra fin tout de même avec un seul rappel, sniff !



Lumières, visite au bar car nous sommes déshydratés, et puis débarquement depuis la péniche dans cette fraiche nuit lyonnaise. Le coup de cœur pour ce concert est indiscutable vous l’aurez comprit aisément. Ne reste plus qu’à remercier Goliath production, organisateur de la soirée et tous les musiciens et groupes qui ont contribué à retourner ce soir la Marquise, preuve en est avec ces quelques photos d’ambiance.




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