CHRONIQUES DE CONCERTS

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ANNEKE VAN GIERSBERGEN
Avec : kill ferelli, frames, anneke van giersbergen
Date du concert : 20-05-2012
Lieu : L’Alhambra - Paris [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.garanceproductions.com/artistes
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 02 juin 2012 - Chroniqueur : La.Faux - Photographe : Diane Rx Photography https://www.facebook.com/pages/diane-rx-photography/210610619008162


Pour conclure un mois de mai bien garni sur les scènes parisiennes, c’est au tour de la néerlandaise Anneke Van Giersbergen (ex- The Gathering) de squatter la Machine du Moulin Rouge, en compagnie des pop-rockeurs néerlandais Kill Ferelli et des allemands de Frames.


Kill Ferelli ouvre le bal après une ouverture des portes qu’on a rarement vue aussi chaotique. Dans une Machine qui se remplit déjà bien, le groupe à chanteuse qui se réclame de Juliette Lewis, Courtney Love ou Paramore –en bref, des nanas un peu burnées et complètement siphonnées- envoie une bonne énergie, bien qu’un cran en-dessous des références précitées. C’est bien fichu et entraînant, mais un peu monocorde et pas vraiment original. A la voix et la guitare, Kelly maîtrise bien ses saturations et éraillements comme ses passages plus graves et calmes, mais bouge peu de derrière son micro. Le reste du line-up ne bouge pas beaucoup, même si la scène n’est effectivement pas grande. Le combo étant encore très récent, la tournée avec Anneke n’a pu qu’être bénéfique en lui permettant de faire ses armes et de se faire connaître auprès d’un public pas forcément dans leur cœur de cible sur le papier.



Les allemands qui prennent le relais, Frames, imposent d’emblée un style et une ambiance très différente : statiques, concentrés, habités littéralement par leur sorte de post-rock atmosphérique lent empruntant à Anathema et Ghost Brigade, la voix en moins –il s’agit d’un groupe instrumental-. Alors évidemment, le groupe surprend. Certains s’ennuieront, trouvant que là n’est pas le rôle d’un groupe de première partie malgré une qualité de composition et d’interprétation indéniables. D’autres seront envoûtés par l’univers prenant des allemands, notamment les derniers morceaux de la setlist qui « arrachent » un peu plus. Un groupe à absolument écouter en studio car cela semble être là où l’on peut le mieux apprécier leur musique. Pour les amateurs du genre, cette formation est à suivre !



Enfin, vers 21h, c’est au tour de l’une des chanteuses néerlandaises les plus connues dans notre contrée, Anneke Van Giersbergen, de monter sur scène avec son single « I Feel Alive » qui réveille d’emblée l’assemblée. Comme à son habitude, l’ancienne frontwoman de The Gathering irradie et justifie son CV de luxe, avec notamment des participations récurrentes chez Arjen Lucassen ou Devin Townsend, et des duo live célèbres avec Anathema ou Within Temptation. Vocalement au top, le sourire jusqu’aux oreilles tout du long, Anneke fait la part belle à sa carrière solo qui porte désormais son nom. Plus de Agua de Annique, donc, Anneke assume enfin de prendre toute la place sur scène et elle le fait admirablement bien, mobile et à l’aise. Le public timoré jusque là donne de la voix et des mains dès que possible –rarement cette salle a été aussi survoltée.



La setlist proposée ce soir a le mérite d’être représentative de la carrière d’Anneke, de la cultissime « Saturnine » de The Gathering –véritable temps fort classique de la soirée- au single solo bondissant « Take me Home » en passant par « Hyperdrive » de Devin Townsend. Les musiciens d’Anneke, comme en première partie de Within Temptation à l’automne dernier, sont très en retrait, appliqués sur leurs instruments. L’on remarquera la présence d’une nouvelle claviériste ressemblant comme deux gouttes d’eau à la charismatique frontwoman qui sort la guitare Marshall pour quelques titres. Alternant les titres plus rapides et les ballades à vous étreindre le cœur –mention spéciale à « Beautiful One « ou « Circles »-, le set est varié. Peut-être un peu trop d’ailleurs, car des retombées de tension apparaissent par moment : il manque cette espèce de fil conducteur, d’intensité ininterrompue, qui sous-tend ces concerts où l’on ne voit pas le temps passer. Pas que l’on s’ennuie une minute bien sûr –on parle d’Anneke svp !-, mais la setlist mériterait éventuellement d’être reconstruite ou de laisser un peu plus la part à l’improvisation car Anneke a l’aura nécessaire pour cela, ce qui apporterait très nettement ce petit quelque chose en plus qui fait les grands concerts. En conclusion, un set un peu court, privé étrangement à Paris de la simple mais fédératrice « Hey Ok », mais à la magnifique dernière chanson de rappel, « Witnesses », qui est un peu un concentré de ce qu’Anneke sait faire de mieux. On en redemande!




Pour ceux qui ont eu la flemme de (tout) lire:


Tueries: “I Feel Alive”, “Saturnine”, “Hyperdrive”, “Witnesses”, la forme vocale et le charisme lumineux d’Anneke.


Bémols: trop de baisses de régime pendant le set, pas de « Hey Ok »



Setlist:



  • I Feel Alive

  • My Boy

  • Take Me Home

  • Beautiful One

  • Fury

  • You Want To Be Free

  • Circles

  • Down So Low (Chocolate Genius cover)

  • Saturnine (The Gathering song)

  • Stay

  • Slow Me Down

  • Too Late

  • 1000 MilesAway From You


Encore:



  • Even the Spirits Are Afraid (The Gathering song)

  • Hope, Pray, Dance

  • Hyperdrive (Devin Townsend cover)


Encore 2:


Witnesses



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