CHRONIQUES DE CONCERTS

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RISING OF THE DAMNED
Avec : edremerion, adraste, moonreich, hats barn, marthyr, livarkhil, eastern front, temple of baal, handful of hate, belenos, glorior belli, seth
Date du concert : 19-05-2012
Lieu : Igel Rock - Valenciennes [ 59 ]
Affluence : 125
Contact organisateur : https://www.facebook.com/pages/wolves-of-the-underground/160189040703244
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 13 juin 2012 - Chroniqueur : Doc.Douggy - Photographe : Doc.Douggy


Après avoir suivi les tribulations belges (SOL INVICTUS/DIAPSIQUIR/MONGOLITO) la veille, quelques heures de repos et quelques bières vidées plus tard, ce n'est pas en grande forme que j'arrive ce samedi à L'Igel Rock pour une date organisée par Wolves of the Underground, si ce ne serait même LA date metal extrême/black metal de 2012 dans le nord de la France. Mais qui dit petite forme chez moi, dit tout de même groupes de qualités avec la venue de BELENOS, GLORIOR BELLI et SETH, trois représentants de longue date de la scène Française; ainsi qu'hélas à mon grand désarroi, la présence des diverses formations qui se sont déjà présentées au public nordistes ces 6 derniers mois, voire même déjà chroniqués sur le site (EDREMERION, ADRASTE, MOONREICH, TEMPLE OF BAAL, LIVARKAHIL,...). Et qui dit Black metal ne rime pas avec pluie et froid sur la péniche, car c'est un grand soleil (trop) absent de nos contrées ces derniers temps et qui va malgré lui me jouer de mauvais tours...


Lorsque j'apprend qu'il n'y aura que 10 min de changements de plateau entre les groupes et que seul EDREMERION aura fait des balances "correctes" (entendre par là la globalité sonore), j'ai un peur aux vues de l'affiche conséquente que l'on finisse plus tard que prévu, mais qu'à cela ne tienne...


C'est EDREMERION qui fait sonr retour en terres valenciennoises et qui ouvre donc ce "Rising Of the Damned". 25 min de show pour 4 titres, c'est sûr que quand on apprécie ça fait un peu court, mais on fait avec. Le public est très peu lors du passage des Lillois (environ une dizaine), la faute au soleil qui réchauffe ces perfectos noirs d'ailleurs troqués pour les tee-shirts de groupes, plus légers. Peu de changements pour le quintette qui nous enchaîne, temps oblige, les nouvelles compositions engendrées depuis l'arrivée de G. au chant. D'ailleurs celui-ci a gagné en présence depuis sa première prestation en février dernier à Lille. Le son est bon, chaque instrument se fait entendre, bonne surprise compte tenu cette salle très difficile à sonoriser...



Profitant du soleil et des connaissances venues en nombre aujourd'hui, et sachant que j'ai déjà vu et revu ADRASTE et MOONREICH, j'en profite pour aller les voir de loin tout de même.


ADRASTE et son “black/pagan gaulois” fait son bonhomme de chemin depuis sa création il y a deux ans, et plus les concerts passent plus le groupe gagne en maturité, en jeu de scène et en professionnalisme. Je suis un peu moins fan de MOONREICH qui nous font un set basé sur leurs enregistrements et qui ne bouge pas beaucoup depuis son dernier passage à l'Igel Rock il y a quelques mois, pas de grandes nouveautés...


La première de la journée viendra d'un groupe dont les avis sur leurs prestations sont très partagés, il s'agit des Lillois d'HATS BARN. Alors pourquoi avis divergents? Le groupe est un duo employant la boîte à rythme, ce qui ne plaît pas à une part et que musicalement ça reste limité; et d'autres apprécient le jeu de scène “Black metal” joué à fond avec ses antichrists et ses têtes de cochon, warpaint et autres objets à piques. Et j'avouerai faire partie des seconds quand je découvre la scène décorée pour l'occasion. Si certes, ça peut faire sourire, ça rappelle aussi ce côté extrême et cette musique simplifiée qui ne donne que les prémices du black metal en fait.. La boîte à rythmes en plus ! Mais qu'à cela ne tienne, le son est toujours bon voire mieux du fait des peu de réglages réclamées par le duo Lillois. Jusque là, pas trop de retard au planning, les plateaux de groupes tournent bien et on ne peut que saluer ce professionnalisme.. Mais cela va-t-il continuer?



Je reprend le soleil à la fin de HATS BARN, quitter les bas fonds de la péniche et (surtout) l'odeur des têtes de cochons qui se font sentir...Quelques échanges durant le retard, (bah oui 10 min de changement de plateau, faut le faire!) avant de redescendre pour suivre la prestation d'un autre invité dont je n'avais pas encore vu de prestation, ceux-sont les MARTHYR.


Le quatuor vosgien distille un black metal de qualité, qui se veut rapide et incisif à l'image de « Lost Soul » seul titre de ma connaissance, beaucoup plus musical et moins “show extrême” que HATS BARN. Une bonne prestation pour un groupe qui, si il passe dans votre coin, mérite qu'on y jette une oreille !


Voici l'heure de LIVARKAHIL. Après des premières déboires lors de leur passage à Roubaix quelques mois plus tôt, le groupe retente tout de même le coup d'une venue dans le Nord... Bon, j'avoue, je ne suis pas un de leur plus connaisseurs et me demande ce qu'il font au milieu de tous ces groupes de Black. Mais bon, ils sont là, on va aller voir, ou tout du moins tenter de se faire une autre idée... Pour commencer, les larsens s'installent durant tout leur show (qui en plus est raccourci) si ce n'est par moments plus de chant ou une guitare en moins, et là le son devient, hélas pour les parisiens, des plus catastrophiques. Y'a eu changement d'ingé-son ?! Bref, le temps de prendre un ou deux clichés et je plie l'affaire préférant profiter du soleil plutôt que de m'écorcher les oreilles de plus, les quelques bières digérées me font mal passer la pilule « LIVARKAHIL », ça sera pour une prochaine fois d'autant que leur musique doit prendre toute son ampleur dans de meilleures conditions.



On me fait d'ailleurs constater ce qui devait arriver, on a à peu près une heure de retard sur le planning lorsque LIVARKAHIL quitte la scène.. Allez, on essaie de tenir le coup en attendant EASTERN FRONT, tout en croisant les doigts pour que le son s'améliore...


On ressort les warpaints pour accueillir les anglais de EASTERN FRONT et leur « war black metal » qui n'est pas sans me rappeler la musique produite par les teutons d'ENDSTILLE. C'est froid, efficace, mais pas pour autant basique, surtout quand le guitariste porte une guitare à deux manches ! Je passe un bon set et mets de côté le son toujours aussi brouillon (je crois que je vais devoir arrêter de me répéter) pour une bonne partie d'headbanging, en même temps ce son, ça colle à l'ambiance des groupes de ce soir. Vous imaginez des mecs en warpaint nous sortir un son comme celui d'Iron Maiden ? Je crois que le Black metal serait mort depuis longtemps si c'était le cas !



Passé cet bonne dose de « War Black metal », retour en France avec TEMPLE OF BAAL, déjà vu au mois de janvier à la Chimère. Peu d'évolutions concernant la setlist, mais malgré tout les parisiens donnent ce qu'ils ont sur la moitié du set que j'aurais vu, car l'estomac crie famine et il faudrait éponger quelques gobelets de bière... Et ce qui devait arriva. Le temps de manger, HANDFUL OF HATE a fini par débouler sur les planches de la péniche, mais cette fois c'est la sieste digestive qui m'attend dans le fond de la salle, et malgré mon alarme pour ne pas louper BELENOS, j'en verrai au final que trois titres dont « Morfondu ». Ca faisait 10 ans que je n'avais pas vu le groupe sur scène, mais aux vues du son brouillon dès que l'on s'approche de la scène, je suis heureux de garder les souvenirs de « l'ancien temps ». Mais malgré ça, le groupe était attendu par une bonne partie de la salle, qui en ressort heureux d'avoir enfin vu le Dieu celte.


Bien reposé, je suis fin prêt à enchaîner les deux derniers groupes de la soirée GLORIOR BELLI et SETH, d'autant plus que l'heure tourne...


Il est minuit passé lorsque GLORIOR BELLI branche ses instruments. Pour info, je ne connais le groupe que de nom, mais lorsque j'en parle à plusieurs de mes connaissances on me dit juste que je serai « pas déçu ». Il est très tard, pour preuve le patron de la péniche qui monte toutes les 5 minutes sur scène pour leur demander de se grouiller, j'ai rarement vu ça... Résultat des courses, grosses galères sonores en ce début de set du trio (un absent?) parisien. Au début du set, j'ai cru qu'il allait tout laisser tomber : entre un patron qui veut fermer, un retard conséquent qui les fait jouer tard et pas spécialement en étant des plus frais, des problèmes de sonorisations et une corde de guitare qui lâche à l'issue d'un des premiers morceaux, y'a de quoi ! Mais malgré tout, quelle claque mes amis ! Un hybride entre « Southern rock » et « Black metal », fallait y penser ! Le son cradingue en rajoute d'ailleurs une louche et malgré la déception de la prestation des membres du groupe, je ne peux m'empêcher de les féliciter d'avoir un nouveau fidèle auditeur du groupe. Ils passent au Hellfest, et si vous vous demandiez encore si vous alliez les voir, n'hésitez pas une seule seconde, en vous souhaitant que les conditions soient meilleures bien sûr !



Bientôt 1h du mat' au compteur, les esprits sont tous echauffés et l'ambiance reste alcoolisée au sein de la péniche. Quand enfin vient le retour de SETH sur scène et surtout dans nos contrées. Grand fan du groupe lors de mon adolescence, un souvenir de concert en 2003 en compagnie des belges d'ENTHRONED (qui aura fini sur les chapeaux de roues le guitariste sautant de la scène pour attaquer un auditeur trop imbibé qui lui avait débranché ses câbles), mais ce sont surtout deux albums qui ont tourné en boucle à l'époque: “The Excellence” et “Divine-X”...


Mais malgré tout, les titres de cet album peinent à être reconnu sur la scène de l'Igel Rock, quoique lorsque j'entend “Die Weihe” je ne peux que reprendre ses textes cultes “J'ai rencontré Dieu/Il me ressemble/Il m'a cédé sa place pour être Dieu...” avec le chanteur avant d'enchaîner les headbangings, et ce durant pratiquement tout le concert ! Les 4 albums du groupes y passent, ou tout du moins les classiques comme “Acid Christ” ou “Evil X”, mais aussi des morceaux d'”Era Decay” (2004) que j'ai beaucoup moins écouté. Le groupe qui avait d'ailleurs commencé avec “Les blessures de l'âme” voit leur premier album remasterisé et mis à l'honneur ce soir. Black Messiah est toujours aussi charismatique que dans mes souvenirs, Alsvid a par contre coupé ses cheveux ! Que du bonheur (je passe sur les problèmes techniques inhérents pour maintenant) et profite d'un set tout en beauté et en professionnalisme de la part du groupe. Une chose à dire, SETH confirme sont retour sur scène ce soir, “Les blessures de l'âme” réedité, maintenant on attendra qu'une chose...



Une soirée qui aura connu maintes péripéties de ma part, mais aussi de la part des groupes, du public, de l'organisateur, du propriétaire. Il est 3h du mat' quand je quitte l'Igel Rock avec les souvenirs d'une excellente journée et soirée, mais qui fut ponctuée par des retards, des soucis trop importants au niveau de la qualité sonore de beaucoup de groupes, et de mauvaise foi. Car peut-être n'aurait pas mieux valu couper la poire en deux et faire ces concerts en deux dates? Les groupes évoluant dans le milieu Black metal & cie ne sont pas légions dans le Nord, et malgré le fait que ce soit toujours les mêmes qui ouvrent cela ne signifieraient pas qu'il existe tout de même une certaine forme de notoriété et de qualité?


C'est sûr que comme toute personne du public, j'ai été déçu du son de certains, du retard...


Mais à côté, bon nombre de salles aux conditions “pros” (oui “pro” car ce que fait WOTU dans l'accueil et le management de ces plateaux est pro) n'aurait jamais voulu de ce petit bébé qu'il aura fallu, je suppose, batailler pour le voir éclore. Et hélas une centaine de personnes se seront présentées pour soutenir le travail fait par l'association qui se démène malgré tout à produire des groupes de metal extrême de renommée, malgré il le sait, des conditions qui ne sont pas optimums. En tout cas, je te tire mon chapeau Xavier pour ton travail, car beaucoup auraient abandonné. Une affiche comme celle-ci ça ne se loupait pas, et ce malgré même les soucis sonores. Après tout le Black metal ne vient pas des “caves” à la base? Un juste retour au sources..



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