CHRONIQUES DE CONCERTS

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HELLFEST 2012 – JOUR 1
Avec : Megadeth, Lynyrd Skynyrd, Molly Hatchet, King Diamond, Satyricon, Amon Amarth, Nasum, Obituary, Brujeria, GBH, Benighted, Gotthard, Lizzy Borden, Gorod, etc…
Date du concert : 15-06-2012
Lieu : Open Air - Clisson [ 44 ]
Affluence : 35000
Contact organisateur : http://www.hellfest.fr
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 08 juillet 2012 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : BlackRoger, La Faux, Bakounine, Charcoal.Blood


Nouvel emplacement pour cette édition 2012 du Hellfest. Emplacement situé non loin de l’ancien site donc. Cette année les organisateurs en ont profité pour agrandir encore le terrain de jeu des musiques extrêmes afin de recevoir un nombre grandissant (35000 par jour) de métalleux, rockers et coreux de tous horizons et de tous pays. Le premier jour, une petite visite du site avant l’ouverture des portes me permet de porter un regard sur les installations et je dois reconnaitre que tout a été bien pensé, l’expérience des ans passés aidant. Cette fois-ci, six scènes sont présentes, deux grandes, les mainstage 1 et 2, et 4 chapiteaux, l’Altar et la Temple, la Warzone et la Valley. Tout semble bien disposé depuis les lieux de musique, jusqu’aux lieux de restauration en passant par des endroits « détente », sans oublier un endroit réservé aux produits locaux. Car ne l’oublions pas, les habitants de Clisson et des environs sont maintenant bien impliqués dans cet événement devenu national, ce Hellfest qui va ouvrir ses portes ce vendredi 15 Juin à 10 heures du matin. Alors place à la fête, à la musique et à la convivialité pour trois journées d’enfer !



Mais avant le premier jour, nous laissons la parole à AURELIE pour la soirée préliminaire de la veille passée au Métal Corner situé à côté du camping :



En guise d'apéritif le jeudi soir, le métal corner nous a proposé plusieurs groupes. Nous nous sommes arrêtés sur Crimson Daze, groupe Nantais qui nous livrait un menu plutôt alléchant car il s'agit d'un groupe de reprise de Led zeppelin! Encore des reprises dites- vous? Et bien il s'agissait là plus que des reprises. En effet il suffisait de fermer les yeux pour avoir la sensation d'être en face des 4 anglais! La voix ressemblait à s'y méprendre à celle de Robert plant et les musiciens n'ont pas non plus à rougir de leur prestation allant même jusqu'à jouer de l'archet sur Dazed & confused! Hormis lors du solo de Whole Lotta Love la prestation était parfaite et côté public l'ambiance était au plus haut! Les paroles faisaient fortement écho de notre côté et les slammeurs se lançaient déjà! Sortis du concert, une seule pensée: ça commence très fort et pourtant le festival n'est même pas vraiment commencé!


Setlist: Rock N' Roll/ Celebration Day/ Immigrant Song/ Black Dog/ Dazed and Confused/ Communication Breakdown/ Wholo Lotta Love


BLACK.ROGER - BETRAYING THE MARTYRS


Ce jeune groupe Frenchie en devenir investit la Mainstage 2 en ce premier jour du Hellfest. Il est 10 heurs trente du matin mais déjà son public est là. Curieux de voir sur une grande scène la présentation de leur deathcore, christiancore plus précisément, nous donner une bonne impression après avoir vu le groupe dans de petites salles. Et ma foi (sic), ce groupe s’en sort bien, très bien même. Energie puissance et présence sont au rendez-vous. Formation à suivre donc avec attention même si ils ne possèdent qu’un seul album « Breath In Life ». De toutes façons ils semblent prêts pour une tournée Américaine prévue dans leur agenda.



BAKOUNINE - TREPALIUM


Tout comme l’année dernière, le Hellfest débutera pour moi avec un des membres fondateurs de la klonosphère. En effet, après Klone sur la mainstage l’an dernier, c’est TREPALIUM à 10heures 30 qui ouvrira le bal sous la double tente « Altar/Temple », une des nouveautés de cette année. Logiquement, c’est du coté Altar que les frenchies nous délivreront leur death aux accents thrash, profondément inspiré par Pantera. Energique et compact, leur show démarrera pied au plancher avec une bonne présence de la part du groupe, notamment du chanteur et du bassiste ne cessant d’haranguer le public. Le son est correct et les morceaux s’enchainent de manière convaincante. Le groupe terminera son show par deux surprises avec deux invités. Tout d’abord, c’est Yann de Klone qui viendra poser sa voix sur le fameux « Sick Boogie Murder ». Portant le fameux nez rouge clownesque (avis à ceux qui ont vu le clip), il sera en charge des fameux chœurs en milieu de chanson. Enfin, le groupe conclura sur la reprise d’ « I’m Broken » de Pantera tiré de leur dernier album « H.N.P. ». Pour l’occasion, le groupe s’est adjoint les services de Luis Roux de Sinscale qui chante également sur la version studio. Ce titre culte, s’il est bien joué ce qui fut le cas ici, fait toujours son petit effet… Ainsi, c’est sur une excellente impression que Trepalium quittera la scène. Ce show aura été un excellent prélude et nous fait entrer de plein pied dans ce Hellfest 2012.



BLACK.ROGER - MERRIMACK


Place maintenant au black métal pur et dur de MERRIMACK sous la Temple avec un nouveau line-up, Blastum à la batterie, A.K. à la guitare et Vestal aux vocaux. La chapelle sataniste Parisienne officie maintenant depuis 18 ans déjà. Merrimack, c’est le true, le raw, l’evil, le black maudit qui donne des frissons. Et Clisson frissonne à 11 heures du matin ce vendredi 15 Juin, avec les titres du nouvel opus « The Acausal Mass » et le morceau choisi « Beati eEti Cum Maledixerint Vobis », amen. Le set fut court mais oh combien intense, glacial, démoniaque tout simplement et ce fut bon, très bon même, mes neurones en parlent encore, c’est vous dire !



CHARCOAL.BLOOD – ALPHA TIGER 


C'est le premier groupe à ouvrir ce Hellfest 2012 sur la Main Stage 01 vers 11h05. La jeune formation Allemande prend possession de la scène dans des vêtements affichant des couleurs flashy qui feraient penser à s’y méprendre à un groupe de Glam. Les Teutons délivrent toutefois un « Heavy/Power » plein d’enthousiasme et c’est au bout du troisième titre, une fois le stress surmonté, que l’on peut voir sur le visage de chacun des membres la joie de participer à un tel évènement. Musicalement, le combo semble avoir bien travaillé et ne met pas longtemps à s’attirer le soutien de la poignée de pèlerins ou curieux venus assister à leur set. Bref, une petite trentaine de minutes auront suffi à engager les festivités dans la bonne humeur, nous faisant découvrir par la même occasion une formation encore méconnue mais prometteuse.



BLACK.ROGER – BENIGHTED 


11heures40 En face de la scène Temple, il y a la scène Altar et nous passons des effluves black-métal au death/grind delivré par les garçons bouchers Frenchies de St-Etienne, les fameux BENIGHTED que tout le monde (ou presque) connaît maintenant. Connus donc grâce à six albums au compteur et des prestations violentes et ravageuses en Europe mélangeant brutalité et technicité pour cervelles dérangées ou en passe de le devenir après les avoir vu sur scène. Inutile de vous dire que dès le premier titre, le premier accord même, ça vole de de partout. Vous ne sortirez pas indemne de la prestation des allumés Stéphanois qui vous prennent à la gorge et vous détruisent les conduits auditifs d’excellente manière. Alors, il y aura des morceaux de cervelle collés contre les barrières de sécurité encore aujourd’hui au pays du Muscadet. La forme, la pêche, la patate quoi, le quintette nous la joue carré net et sans bavure pour ce Hellfest 2012. Grâce leur en soit rendue, et si vous avez manqué leur prestation vous serez pendus à un croc de boucher, voilà c’est dit.



L’attente aux barrières avant le défoulement!



BAKOUNINE – BELENOS


12heures15 Après avoir observé d’assez loin les shows de Merrimack et Benighted pour cause de bière et de « dire bonjour et discuter avec des gens qu’on connait », me voila prêt pour le show de Belenos, mon premier sous la Temple qui sera la tente que je squatterais le plus tout au long du festival. Ayant évolué sous la forme d’un trio durant la tournée avec Seth et Glorior Belli, c’est sous la forme d’un quatuor que l’on retrouve le groupe, apportant pour le coup plus de moyen à l’expression de la musique du groupe. L’excellent « Tal Ifern » et son riffing épique sera la parfaite introduction au show, suivi par un très ancien titre : « Le Déluge » (déjà présent sur la toute première démo). La production est correcte avec des guitares percutantes, malgré quelques approximations dans les chœurs et on peut profiter de la musique de Belenos avec un son honnête, ce qui n’avait pas été le cas lorsque je les avais vus sur scène pour la première fois au Cernunnos à l’Elysée Montmartre. La prestation scénique est assez modeste avec peu de communication que ce soit avec le public ou entre les musiciens. Qu’importe, la musique l’emporte et c’est un grand plaisir de voir ce groupe mythique devant nos yeux. « Terre de Brume » sera le deuxième titre de « Spicilège » interprété ce jour. « Gorssed » chanté en breton sera comme lors de la dernière tournée, le seul titre issu du dernier album « Yen Sonn Gardis », et représentera la facette folk du groupe même si le titre sera amputé de son violon initial remplacé ici par une guitare, ce qui donnera plus d’ampleur aux traits qu’elle joue. Le groupe jouera également le culte « Morfondu » avant de conclure avec « L’enfer froid ». Si je devais donner un avis final sur ce show, je dirais que ce fut une bonne prestation du groupe, trop courte du fait des obligations horaires : tous les fans du groupe regretteront l’absence de certains titres… Pour autant, il faut reconnaitre que la musique du groupe se prête plus à une écoute sur Cd chez soi qu’en live où il est délicat de rendre hommage à l’atmosphère si particulière dégagée... LUDOVIC – BELENOS Il est encore tôt lorsque Belenos, groupe de Black Pagan français, se présente sur la scène du Temple. Avec leur attitude décontractée et sobre, le groupe ne fait clairement pas dans l’exubérance. L’ambiance est pourtant au rendez-vous, avec un public bien présent et réactif. Le début de la setlist est toutefois un peu gâché par des mauvaises balances, la batterie étant trop forte et couvrant les autres instruments. Mais la qualité s’améliore petit à petit, et on réussit à distinguer et apprécier la maîtrise technique des musiciens. L’alternance de passages puissants résolument black, et de passages plus atmosphériques, réussit à captiver le public. L’univers clairement Pagan se ressent, et on ressent le côté épique de leurs compositions. Une musique efficace, donc, et un groupe à suivre



LUDOVIC – BENEDICTION


2heures50 Un groupe de Death britannique. Pas grand-chose à reprocher : leur prestation est efficace, avec des riffs puissants et bien maîtrisés. Le public réagit avec enthousiasme tout au long de leur setlist, et les 40 minutes passent rapidement. Néanmoins, le groupe a du mal à me marquer, et un Hellfest plus tard, j’ai du mal à savoir au final ce que ce groupe nous a offert.



BAKOUNINE – SOLSTAFIR


13heures35 Alors que je suis planté comme une groupie devant l’Altar dans l’attente du show d’Unexpect, j’assiste au show de Solstafir de l’autre coté de la double-tente (une des très agréables nouveautés cette année est qu’on peut attendre devant une scène et voir un concert, certes de loin, mais de face). Les islandais sont venus défendre leur dernier album « Svartir Sandar » dont les 3 premiers (longs) titres seront joués, soit trois quarts du total. Le mélodique « Ljós í Stormi » démarrera le show et le temps s’arrête, les gens prennent le temps de savourer cette musique lente et obscure, soulignée par une atmosphère et des lumières trés vaporeuses. Le son n’est par contre pas optimal, la voix éraillée du chanteur ayant quelque difficulté à se mettre en place et les musiciens continuant à se régler pendant le show. Par contre, un énorme défaut m’empêcha de profiter à fond de ce show : on est d’accord que Solstafir joue de l’ambiant et effectivement, les islandais ont un certain panel d’intensité de son différent allant de l’ambiant doux à des sons plus violents. Ici, la part belle est faite aux parties ambiantes qui sont très bien audible, par contre dés que les passages plus enragés commencent à poindre et bien en un mot comme en cent : « C’EST DIX FOIS TROP FORT !!! » et encore moi, je suis à l’autre bout de la tente et j’ai des bouchons d’oreilles, mais je vois un certain nombre de gens autour de moi souffrir et commencer à se mettre des doigts (dans les oreilles évidemment, bandes de dégoutants…). La suite sera assurée par « Þín Orð » (ça se prononce comment ?) et l’inévitable « Fjara ». Les quatre musiciens en costume de cow-boys semblent contents d’être là et le public leur rend bien applaudissant à tout rompre entre chaque morceau. Le show s’achèvera par « Godess of The Ages », plus ancien titre joué ce soir puisque tiré de leur album « Köld » de 2009. Au final, un bon show par Solstafir mais dans des conditions leur faisant peu honneur LUDOVIC – SOLSTAFIR Le groupe de post-metal atmosphérique islandais Solstafir entame lentement leur setlist, avec une introduction qui peine à démarrer. Mais les notes s’enchaînent, et l’atmosphère s’installe clairement sous le chapiteau. Le public se retrouve hypnotisé et résolument ému devant les riffs envoûtants, qui dégagent une puissance déconcertante. Les musiciens gardent un jeu de scène extrêmement simple, mais toutefois efficace : clairement, le groupe mise sur l’ambiance musicale (très réussie) bien plus que sur leur apparence (il a un chapeau !). C’est extrêmement réussi, le public est captivé et ne lâche pas la scène. Au bout de 4 morceaux, on attend la suite, mais c’est malheureusement déjà fini. Une prestation beaucoup trop courte, on en oublierait qu’ils ont joué 40 minutes



BLACK.ROGER – BLACK BOMB A  


12heures50 Avec sous le bras leur dernier album “Enemies of The State », les Parisienns de BLACK BOMB A investissent la mainstage 2 svp. L’hydre bicéphale prônant un hardcore/métal pur et dur, énergique et revendicatif, envoie la purée. La scène, ils connaissent et les petites salles leur sont peut-être plus favorables au niveau son car je remarque qu’en ce début d’après-midi au Hellfest, BBA devrait bénéficier d’un son puissant, ce qui n’est pas le cas, dommage. Mais BBA a la foi et depuis une douzaine d’années il écume salles et festivals. Aujourd’hui il défend sa cause devant des milliers de festivaliers en Bretagne, alors respect.



BLACK.ROGER – LIZZY BORDEN


13heures35 L’infâme LIZZY BORDEN est devant vous sur la mainstage 1. Quoi, comment, vous ne connaissez paa Lizzy Borden, moi non plus d’ailleurs, de nom oui, mais en live c’est une première. Je dois reconnaitre que c’est une surprise, visuelle surtout avec ce côté théâtral particulier offert par les Californiens. Au menu, du heavy métal des 80’s avec en référence Lizzie Andrew Borden héroïne d’un double meurtre à la hache en 1892 aux Etats-Unis. Le groupe nous propose donc du « shock-rock » intense et bien enlevé avec le chanteur qui « mange une des filles sur scène. Le sang coule, le sang se répand aussi dans le public collé aux « crash-barrières ». Set spectaculaire et un peu « kitsh » qui se laisse bien apprécier en fait sans donner dans le « has been ».



Barrières ensanglantées…



LUDOVIC – UNEXPECT


14heures20 La scène Altar accueille les québécois d’Unexpect, une formation d’avant-garde metal résolument déjantée. Leurs influences semblent tirées de tous les côtés : heavy, prog, jazz, funk, gypsy, funk… : tout y est. Mais le plus surprenant, c’est que les morceaux restent construits et crédibles. Leur jeu de scène est tout aussi loufoque et débordant d’énergie. Malheureusement, le son n’était pas du tout à la hauteur du groupe normalement très impressionnant d’un point de vue technique : la batterie et la basse étouffant la chanteuse, et les autres instruments ne me paraissant pas très précis. C’est d’autant plus regrettable car c’est un groupe très original qui méritait des meilleures conditions. BAKOUNINE – UNEXPECT Voici enfin venu le moment que j’attendais de ce Hellfest : le concert des hurluberlus québécois d’Unexpect. Pendant les balances, on a l’impression de voir le groupe s’énerver notamment l’impressionnant guitariste Artagoth, à moins que ce ne soit de l’humour entre les musiciens. Sans le son, il est difficile de se rendre compte, mais les visages des musiciens exprimeront pendant les balances un tel panel d’expression qu’il est difficile de savoir ce qu’ils pensent vraiment. Scéniquement, la performance est impériale. Fringués de bric et de broc, dans des costumes patchworks, à l’image d’une Leïlindel, hybride d’une gitane des romans d’Hugo et d’un personnage de manga. Seul le batteur et le nouveau violoniste Borboën font dans la sobriété sur ce point-là, ce qui n’est pas le cas sur scène où le dernier-nommé n’est pas avare en mouvement tout en conservant un son excellent, ne déparant pas dans l’atmosphère générale dominée par les deux extra-terrestres scéniques que sont ChaoTh et ses dreadlocks, maniant sa basse neuf-cordes comme un possédé et la balançant en tout sens et Leïlindel qui pour ceux qui l’ignore a une formation de danse moderne et se fendra de quelques pas respectables (surtout lorsqu’effectués avec des semelles compensées). Les deux guitaristes aux deux extrêmes de la scène sont moins expansifs mais concentrés tout en arborant un franc sourire. Le deuxième suscitera d’ailleurs lors de ses quelques prises de parole entre les morceaux, un certain amusement notamment lors d’un « Bonjour, les cousins français ! » avec un accent fleurant bon le sirop d’érable aromatisé à l’herbe de caribou. Dire que le son fut impeccable, durant ce show serait faux mais il restera acceptable, mettant bien en avant les éléments moteurs tels le violon , la basse et le sample du clavier, par contre c’est au niveau de l’équilibre des guitares et des voix que l’ensemble s’avèrera parfois un peu décevant, surtout au niveau des titres du dernier album, moins percutant que le précédent et dont les titres s’ils demeurent très agréables à l’écoute n’atteindront pas le summum d’intensité qu’ils mériteraient. D’ailleurs cet album sera mis en avant de manière importante avec notamment « Unfed Pendulum » dont l’introduction sera saluée par un hourra de la part du public. Mais c’est sans aucun doute le seul titre échappé de l’excellent « In a Flesh Aquarium » à savoir « Desert Urbania » qui conclura le set qui remportera tous les suffrages. Entre les hurlements de panthère poussés par la chanteuse, l’harmonisation unique du titre et les soli de violon et de guitare, ce fut la parfaite conclusion à ce set de quarante trop courtes minutes, timing du festival oblige. Bref, même si les conditions étaient perfectibles, je ne bouderais pas mon plaisir à l’écoute de ce groupe repoussant les bornes de l’originalité et dont la cohésion et l’activité sur scène ne peut qu’étonner au vu de la technicité de l’ensemble.



BLACK.ROGER – MOLLY HATCHET


15heures Sur la mainstage 1, nous allons maintenant profiter su show de l’un des pionniers du rock sudiste des 70’s MOLLY HATCHET. Ces musiciens Américains ont mélangé dès le départ, blues, rock et gospel, cette recette fut bonne et l’est encore aujourd’hui, démonstration là à Clisson devant un public de passionnés de southern-rock et de curieux aussi. Molly Hatchet qui a changé de line-up bien souvent se permet de sortir un nouvel album, un album de reprises « Regrinding the Axes », et de tourner encore et encore pour le plaisir. Pour le nôtre aussi sûrement car en cette après-midi du vendredi 15 Juin, on apprécie tout simplement. Cette légende vivante du rock sait encore nous faire frissonner, nous apporter de la magie comme au premier jour, comme lors de la sortie de leur premier opus éponyme enregistré en 1978 et lors de l’écoute de leur second album « Flirtin’With Disaster ». On aime tout simplement leur musique qui n’a pas prit une ride et les fans ultimes sont aux anges à l’écoute de « Whiskey Man » et de « Bounty Hunter ».



BLACK.ROGER – GOROD


15heures50 Voyage dans le temps, depuis les 70’s avec Molly Hatchet jusqu’à l’an 2012 avec les death-métalleux Frenchies GOROD qui s’apprêtent à faire exploser la scène de l’Altar tout simplement. Il était temps pour ces Bordelais, après 15 ans d’activité d’être reconnus à leur juste valeur et c’est chose faite maintenant avec la sortie d’un quatrième album « A perfect Absolution » et leur présence sur les planches du Hellfest où ils semblent très attendus. Et nous ne serons pas déçus, leur set est carré, bien en place avec ce grain de folie qui sait nous faire apprécier leurs compositions extrêmes de death-métal avec des envolées guitaristiques hors norme, très techniques en fait mais non rébarbatives. Cela est peut-être du à la présence dorénavant de Nicolas à ,la guitare et de Julien (ex-ZUBROWSKA) au chant ? Quoi qu’il en soit leur set à Clisson fut net et sans bavure, hautement apprécié pourrais-t-on dire, même si leur set fut amputé de deux derniers titres par un souci technique. GOROD, futur grand du death frenchie ? Pourquoi pas. BAKOUNINE - GOROD Les frenchies de Gorod sont de retour au Hellfest, après l’avoir ouvert il y a quelques années (en 2010 si je ne me fourvoie pas). Programmés au dernier moment pour pallier à la défection des supersoniques américains d’Origin, le groupe référence du death technique en France est venu se faire plaisir dans le plus grand festival en France. Même si ce groupe ne s’apprécie pas de la même façon sur une aussi grande scène que dans des plus petites salles, ils ne vont pas se gêner pour mettre le paquet (comme dirait Bigard), après la gentille introduction du dernier opus, c’est le premier vrai titre « Birds of Sulphur » qui débarque en premier. « REDEMPTION ALWAYS COME FROM THE SKY !!! ». Pas timides pour un sou à l’image de Julien, le chanteur qui nous régalera de ses habituelles positions et grimaces simiesques, le groupe nous délivrera un début de show vraiment à la hauteur piochant dans les trois derniers albums et enchaînant les titres à faire headbanguer les plus timides. « The Axe of God », « Here die your Gods » pour ne citer qu’eux. Le groupe semble prendre un incroyable pied sur scène, à l’image de la banane qu’arborent Nicolas, Matthieu ou Barby le bassiste (même si la chose est quelque peu habituelle chez lui). Le show finira malheureusement en queue de poisson suite à une défaillance de la sono qui mettra vingt minutes à se réparer. Par chance, ce ne sera pas au milieu d’un titre mais à un moment où Julien s’adressait au public. Après quelques minutes de tergiversations durant lesquelles le groupe et les techniciens chercheront à comprendre ce qu’il en était, il sera obligé d’annoncer au public qu’ils ne pouvaient pas finir en criant sans micro. C’est sur cette note, partagés entre frustration et fatalisme que le groupe quittera les planches sur une ultime photographie. Il leur restait apparemment deux titres à jouer (« Programmers of Decline » et « Disavow Your God » très probablement au vu de leurs récentes setlists). Personnellement, je les avais déjà vus et je m’en remettrai mais c’est surtout les quelques étrangers du public qui étaient les plus déçus de ce show qui fut excellent avant de ne pouvoir arriver à son terme.



BLACK.ROGER – DISCHARGE


16heures35 Et puis à 16heures35, la Warzone, la bien nommée accueille une formation légendaire du punk/hardcore/metal, les Anglais de DISCHARGE. Et je dois dire que j’ai été profondément bouleversé par leur démarche originale faite d’anarcho-punk, de rock underground et de métal ayant débutée à l’aube des 80’s. Alors, sur scène ça donne quoi ? Et bien on comprend pourquoi ce groupe a influencé le crust, le grindcore et même le thrash, et pourquoi pas le black-metal ! Distortions à gogo, chant hurlés, textes revendicatifs, tout ça nous « pète à la gueule ». Que du bonheur donc sous la Warzone où un public motivé et concerné s’éclate dans tous les sens du terme. Culte vous dis-je, tout simplement.



Il y a quand même de drôles de « bêtes » au Hellfest !



BAKOUNINE – DARKSPACE


16heures35 Darkspace sous la tente « The Temple ». Voila un show qui va faire débat et surtout parce que le groupe à la fois culte et mystérieux ne va clairement pas changer son image avec son concert… Plantons le décor : trois membres sur scène, pas de batterie, Lumière bleutée permanente, corpse-paints néfastes mais quelque peu travaillés nous changeant du traditionnel « Kung-Fu Panda style », visage plus qu’inexpressifs, presque dédaigneux, Communication remarquable (Non, je déconne ! Y en a pas en fait, manquerait plus que ça…). Le son est plutôt bon, mettant bien en avant la richesse et le contraste entre les trois voix : celle aigüe et extrêmement néfaste de Zaarath, celle plus grave et profonde de Wroth et surtout les hurlements inhumains de Zorgh. Seule membre féminine, peut-être que sa voix a été rehaussé au niveau des balances, en tout cas elle apparait clairement au dessus des autres pour ce qui est du volume et de ce fait, de l’intensité… Bref, le public connaisseur du groupe aura eu ce qu’il attendait et en repartira ravi. Pour le reste, ce show a certainement dû perturber les néophytes et les partager. Certains auront sans doute adhéré à la démarche si particulière du combo, les autres auront préféré quitter la tante avant de s’ennuyer. Le groupe piocha durant le set dans chacun de ces trois albums avec une piste pour chacun. Ainsi « Dark 1.2 » ouvrira le show, suivi par « Dark 2.10 » et enfin « Dark 3.16 ». Les moments plus mélodiques envouteront l’auditoire et c’est un univers à part qui surgira de l’œuvre de ces 3 musiciens. Je mettrais deux bémols quand même quand à ce show : le premier étant l’horaire puisqu’il est délicat d’être en immersion complète dans cette musique entre 16 et 17 heures lorsqu’on voit encore le soleil dehors. L’autre étant les transitions et les introductions parfois longues de plusieurs minutes pendant lesquelles personne ne joue et tous les membres du groupe nous tournent le dos. Heureusement que c’est conceptuel et assumé, sinon on serait en droit de se demander si ce n’est pas aussi un peu chiant…



AURELIE – UNISONIC


16heure35 Unisonic : Supergroupe de Heavy Metal formé par d'anciens membres de Helloween, Pink Cream 69, Gottard et Gamma Ray une telle affiche ne pouvait qu'être attrayante! Et pourtant la prestation ne fut pas a la hauteur des espérances! Le groupe a non seulement bénéficié d'un son médiocre ( on constatera plus tard que ce fut le cas de très nombreux groupes cette année) mais ils ne bénéficient pas non plus d'un grand charisme. Ça laisse malheureusement le goût amer d'un groupe qui surfe avec leur succès passé dans leurs différents projets. Setlist: The Ride of the Valkyries/ Unisonic/ Never Too Late/ King For A Day/ My Sanctuary/ March Of Time (Helloween)/ Over The Rainbow/ Star Rider/ We Rise/ I Want Out (Helloween) LUDOVIC – UNISONIC C’était avec énormément d’enthousiasme que j’attendais ce supergroupe , mené par le duo de choc Michael Kiske/Kai Hansen. Je vous l’avoue tout de suite, j’ai été énormément déçu. Tout d’abord d’un point de vue balances, le son me paraissait plat et peu précis. Un défaut d’abord incompréhensible, mais j’ai compris plus tard que cela était probablement dû à la disposition des Main Stages (il faut se positionner loooiiin derrière pour avoir un son correct). Ensuite, d’un point de vue ambiance ; le groupe arrivait difficilement à apporter de l’énergie dans leurs morceaux, avec peu d’émotions. Néanmoins, l’aspect technique est indéniable, et la prestation reste honorable. Mais encore une fois, énorme déception, ça aurait dû être un coup de cœur… Je rajoute de façon extrêmement subjective que la prestation de Kiske m’a vraiment étonné. Je pensais avoir affaire à un ténor du milieu ; j’ai plutôt vu quelqu’un qui me paraissait maladroit et peu entraînant pour le public. Et ce pantalon… Mon dieu ce pantalon affreux. Que de rencontres d’une scène à l’autre…




BLACK.ROGER – BRUJERIA


17 heures30 Retour à l’Altar pour recevoir une autre claque, plus lourde, plus sournoise, plu thrash, plus exotique si vous voulez. Le groupe qui monte sur scène à 17heures30 n’est autre que BRUJERIA. Derrière ce nom se cachent des banditos Mexicains, des pseudo-narco trafiquants, des tueurs sur gages, qui sait ? Malgré les masques et autres foulards nous reconnaissons d’entrée de jeu le guitariste qui n’est autre que Shane Embury de NAPALM DEATH. En façade deux grogneurs soutenus par les classiques guitare, basse, batterie qui « bûcheronnent » avec un son à vous coller au plafond de la tente. Fantasma, Brujo, El Cynico, Hongo, Peach et El Podrido, nous tabassent les cellules grises, nous arrachent les tympans avec leur death-grind-thrash bien savoureux, épais comme un bon tacos. BRUJERIA n’est pas souvent sur les planches, alors si vous les avez encore une fois raté lors de ce Hellfest 2012, vous vous en mordrez les doigts pendant longtemps. Leur set fut tout simplement curieux, lourd, explosif avec du mitraillage en règle, un délice bien pimenté en quelque sorte.



AURELIE – GOTTHARD


18heures20 Gotthard: Un des grands moments du jour fut le concert de Gotthard, groupe de Hard Rock Suisse, fort de 20 ans de carrière. Découverte pour certains, redécouverte pour d'autres, le groupe disposant d'un nouveau chanteur suite à la triste mort de Steve Lee en 2010. Ils bénéficieront non seulement du même son médiocre (basse et grosse caisse saturée) qui cependant s'améliorera durant le set mais aussi de l'apparition de la pluie. Ceci ne gâchera pas les festivités, le groupe assurera un show détonnant qui séduira le public. Nic Maeder, le nouveau chanteur aura démontré que le groupe ne s'est pas trompé en le choisissant, faisant preuve d'une prestation vocale et scénique digne des plus grands. En bonus nous aurons droit à une reprise de Hush (version Deep Purple) ainsi qu'à une prestation de "One Life, One Soul" en hommage à Steve Lee qui aura largement émue le public. Setlist: Dream On/ Gone Too Far/ Starlight/ Remember It's Me/ Sister Moon/ Hush/ One Life, One Soul/ Mountain Mama LUDOVIC -GOTTHARD C’est avec un peu d’appréhension que le public attend les rockeurs suisses. Pour leur première prestation en France avec leur nouveau chanteur Nic Maeder, qui remplace Steve Lee. Mais c’est avec succès qu’il s’intègre au groupe. Gotthard nous gâtent avec une prestation de première qualité. La setlist, résolument rock, se démarque dans ce festival. Mais c’est une réussite et le public accroche. Techniquement irréprochables, les Suisses montrent qu’ils sont bien rodés pour la scène. L’ambiance est très énergique, avec un public entraîné sur les chansons simples mais efficaces, tel le célèbre Hush, qui fera chanter tout le monde. Une réussite véritable, donc.



BLACK.ROGER – GBH


18heures30 Et hop, encore une légende du punk/hardcore British répondant au nom de GBH (charged grievous bodily harm), les pères spirituels de SLAYER et de METALLICA selon certains. Au menu, du street-punk dérangé, punkcore si vous voulez. Colin Abrahall, Ross Lomas, Scott Peece et Colin « Jock » Blyth n’ont rien perdu de leur attitude écorchée, et leur musique n’a pas prit une ride en trente ans. De « Leather, Bristles, Studs and Acne « (1981) à « Perfume and Piss » (2010), c’est toujours de la balle. Durant leur set on se remémore le fameux « City Baby Attack By Rats » qui a marqué d’une empreinte indélébile nos esprits à l’époque de sa sortie avec cette décharge d’adrénaline punk-crust constamment au bord de la rupture. Alors ce soir, GBH, malgré le temps qui passe, ne déçoit pas et les hymnes keupons tournent dans nos têtes comme un vieux vinyle rayé. Long life GBH pourrais-t-on dire encore une fois.



BAKOUNINE – TURBONEGRO


19heures25 Le punk-death s’invite sur la mainstage du Hellfest !!! En effet, les pionniers du genre (en fait ce sont même eux qui ont inventé le terme), les norvègiens de Turbonegro. Et le parallèle avec Gotthard qui les a précédé et évident, puisque comme les suisses, le groupe ont récemment dû remplacer un chanteur charismatique. Alors, on ne comparera évidemment pas les circonstances des départs de Steve Lee et de Hank Von Helvete (qui se porte fort bien et chante dans « Doctor Midnight & The Mercy Cult ») mais il n’empêche que son charisme naturel faisait partie des éléments moteurs du groupe et qu’il n’allait pas de soi que son remplacement fusse chose aisé... Après une introduction à base de musique classique, le groupe débarque sur scène dans leurs costumes si particuliers et sexuellement extravertis notamment le bassiste Happy Tom (seul membre fondateur encore en place) avec son immuable petit bonnet de marin. Tony Sylvester, le nouveau chanteur venu tout droit d’Angleterre débarque, avec une casquette et une veste en jean, son ventre nu arborant un magnifique dessin de tête de tigre… Le groupe démarrera comme d’ordinaire avec « All my Friends are dead » et quelques approximations apparaissent notamment au niveau des placements des voix, rapidement corrigés par l’équipe technique. Le dernier album, « Sexual Harassment » tout juste sorti, sera bien mis en valeur avec l’enchainement de pas moins de quatre titres : « TNA (The nihilistic Army) », l’excellent « You Give Me Worms » puis « I got a Knife » et « Mister Sister ». Mais les plus grands titres ne seront pas oubliés et au final l’emporteront dans le cœur d’un public qui les connait par cœur et les reprends à qui mieux mieux: « Wasted again », « Fuck the World » ou « Turbonegro must be destroyed ». Sur ces titres, la différence vocale entre Tony et Hank von Helvete se fait clairement sentir puisque la voix du nouveau chanteur est nettement plus raw et grave que celle de l’ancien. Cela dit, ce n’est en rien désagréable et on comprend les raisons qui l’ont fait choisir, au-delà d’une certaine ressemblance avec Hank (notamment au niveau de la proéminence de l’abdomen) accentuée par le maquillage. Le bonhomme possède par ailleurs un certain charisme et participe au fait que le groupe sans trop en faire emporte tout le monde avec lui et ses « je t’aime mon petit chéri, tu es très belle » en français ou ses « I want to fuck you all » avant la chanson « Fuck the World » participe à l’ambiance détendue. Le groupe enchainera avec un « Hello Darkness » quelque peu inférieur au reste des titres interprétés avant les excellents « Get it on » et « Back to Dungaree High ». Le groupe quittera ensuite la scène avant de revenir pour un bis déjanté pendant lequel Tony arborera une magnifique couronne et une cape de velours avec l’Union Jack dessus pour interpréter « The Age of Pamparius », « Denim Denom » pour finir en apothéose avec le titre phare « I got Erection », au refrain repris par tout le public. Turbonegro aura amené son esprit bien particulier dans ce Hellfest et mit beaucoup de monde d’accord. Malgré les conditions climatiques délicates et la pluie battante, le groupe a réalisé ce qui fut pour moi amplement le meilleur show de cette première journée



BLACK.ROGER – NASUM


19heures30 Inévitablement, lorsque l’on évoque le nom de NASUM on pense à la disparition tragique de son géniteur Miesko en 2004. Mais les survivants du groupe ont décidé de redonner vie à l’entité NASUM pour une ultime série de concerts avec bien entendu un nouveau frontman. Ce show ultime de NASUM célébrant le 20ème anniversaire de la formation Suédoise va prendre des allures de fin du monde, musicalement parlant dans un registre grindcore époustouflant de maîtrise. Pour ma part l’émotion est au rendez-vous après avoir vu pour la dernière fois le groupe à Genève en 2003, avec Miesko. Je ne pensais plus vibrer à nouveau un jour avec ce grind furieux et jouisssif comme une ultime violence incontrôlée. Je n’ai pas été déçu loin de là par le gig donné sous la tente Altar. C’était de 19heure25 à 20heure25 ce 15 Juin 2012 en Bretagne, dehors il pleuvait mais dans ma tête ce fût un arc-en-ciel extrême.



BLACK.ROGER – LYNYRD SKYNYRD


20heures30 Après MOLLY HATCHET, une autre vieille gloire sudiste investit la mainstage 2, ce sont les fameux Floridiens de Jacksonville LYNYRD SKYNYRD. Bien sûr depuis 1964, il y a eu beaucoup de changements dans le line-up, maladies, accidents etc…Mais l’esprit LYNYRD SKYNYRD est resté vivace comme un arbre qui ne veut pas se déssecher. Qui n’a pas fredonné « Sweet Home Alabama », « Free Bird » ou « Simple man, les titres les plus connus ? Ces titres seront joués ce soir bien entendu sans oublier « Workin’g For MCA », « Skynyrd Nation », « That Smell », « Whiskey Rock-A-Roller », « Gime Three Steps » entre autres, avec une reprise aussi de J.J. Cale « Call Me The Breeze. Pendant 1heure 30 Lynyrd Skynyrd a donc contenté un public acquit à sa cause toutes générations confondues avec son rock inimitable et légendaire. Le groupe semble avoir quand même prit un petit coup de vieux, mais la flamme et la passion sont toujours bien présentes et du le monde du rock au métal se devait de participer à ce show qui marquera les esprits pour longtemps.



LUDOVIC – MOONSORROW


20heures30 La formation finlandaise de black pagan fait preuve d’énergie et sait mettre l’ambiance. L’atmosphère est extrêmement pesante, et on se sent entraînés dans cet univers païen tellement caractéristique du groupe. Bémol néanmoins quant à la qualité du son, une fois de plus, avec un chanteur malheureusement en retrait… BAKOUNINE - MOONSORROW Alors que je me presse pour faire le trajet depuis Turbonegro et la mainstage 2 en direction de la scène « The Temple », j’entends déjà l’introduction du show de Moonsorrow qui commence. C’est un concert que j’attends puisque les finlandais sont l’un des rares groupes connus de la scène pagan-folk que je n’ai jamais pu voir en concert. Par conséquent, je presse un peu le rythme et arrive juste au moment où les musiciens viennent de pénétrer sur scène et commencent tout juste leur premier morceau. Contrairement à de nombreux groupes qui commencent leurs concerts par leurs nouveaux morceaux, les finlandais ont décidé d’entamer leur show avec une valeur sûre , c’est le cas de le dire puisqu’il s’agit de « Ukkosenjumalan Poika » soit un titre de leur tout premier album « Suden Uni » sorti en 2001, assez Bathory-compatible dans l’esprit et l’harmonisation. Le groupe poursuivra logiquement avec un titre de leur dernier au nom imprononçable en l’occurrence « Tähdetön ». Mais le summum de ce show sera atteint sur l’inévitable « Kivenkantaja ». Scéniquement ce n’est pas l’artillerie lourde, on a le droit à une atmosphère très fumeuse et des lumières bleues-vertes. Si les deux guitaristes sont assez mobiles, on ne peut pas en dire autant du chanteur-bassiste. Le son ne le met d’ailleurs pas forcément très en valeur et j’ai l’impression d’un show assez distant de sa part (ou serait-ce parce que je suis globalement loin de la scène ?) Après le mélodique « Aurinko Ja Kuu », le groupe annonce qu’il ne lui reste plus qu’un morceau à jouer (curieux, n’aurais-je pas vu le temps passer ?). Non, bien au contraire, le groupe va achever son show avec le majestueux Jotunheim qui ne dure pas loin de 19 minutes, ceci expliquant cela. Après avoir profite ce long et bon moment, je ne m’attarderais pas de manière à pouvoir capter la fin du concert de Lynyrd Skynyrd. Bref, Moonsorrow a fait un bon concert mais je ne suis pas rentré dedans à 100 %. Est-ce déjà l’horaire ou l’accumulation des groupes ? Je l’ignore mais je m’attendais à quelque chose de plus magique et intense (et j’espérais entendre un Sankarihauta ou un Pakanajuhla). LUDOVIC – HANK 3 – 21heures25 Lancé dans mon humeur southern rock après Lynyrd Skynyrd, je me rabats à la Valley, pour Hank 3, qui présente un mélange étrange de country et de punk rock assez déstabilisant dans le contexte du Hellfest. Mais l’ambiance est là : on a envie de danser, et la musique met de bonne humeur. Bref, ce fut une parenthèse sympathique et rafraîchissante dans ce monde de brutes. Je ne reste cependant pas très longtemps, pour me placer pour Megadeth… La nuit tombe et l’on allume les flammes de l’enfer pour nous réchauffer.



BAKOUNINE – DROPKICK MURPHYS


22heures05 En retournant sur la mainstage 2 tranquillement pour assister au show des Dropkick Murphys, j’assiste de loin aux deux derniers morceaux de Lynyrd Skynyrd ce que j’escomptais bien puisque j’avais calculé en regardant leurs récentes setlists par rapport au temps de concert que je pourrais voir de manière à entendre les deux morceaux que je voulais en l’occurrence « Sweet Home Alabama » qui fait plaisir et joué avec un son quasi parfait, ce qui n’était pas le cas de « Free Bird » qui concluait et dont les soli de guitare étaient tout salopés et inaudibles mais le morceau étonnement arrivait quand même à nous ficher des frissons… Mais, ce qui m’intéressait avant tout moi, c’était les bostoniens. En effet, j’avais découvert très récemment (honte à moi) ce groupe par le biais d’amis pas vraiment metal. Et c’est vrai que leur musique a cette possibilité rare de pouvoir réunir les amateurs de divers univers musicaux sous la même bannière d’énergie et d’authenticité. Le show débute par une introduction relativement longue puisqu’il s’agit de « The Foggy Dew » par la sublime Sinead (prononcez « Shauna ») O’Connor. Puis débarque Jeff DaRosa et son banjo qui libère les premières notes de « The State of Massachussets » et c’est le déchainement. Le son au début du show n’est pas forcément génialissime mais l’ambiance dans le public est vraiment à son paroxysme, ça chante, ça slamme, ça bouge dans tous les sens. J’ai très vite dû ranger mon appareil dans un réflexe de préservation du matériel. Le groupe sait ce qu’il fait et ça se sent. Sur scène, le matériel est joué de manière assez sobre malgré les pirouettes du chanteur Al Barr et les multiples moments où ils haranguent le public. Ken Casey sera assez disert dans ses présentations, se disant d’ailleurs très content de jouer après Lynyrd Skynyrd. Le groupe sera au maximum à neuf sur scène puisque deux charmantes violonistes viendront prêter mains fortes au groupe sur certains titres. L’une d’entre elle portant une coiffure moitié blonde moitié brune (me rappelant une vieille pub pour Danette) poussera même la chansonnette sur « The Dirty Glass ». Ce sont bien sûr les moments où les instruments folkloriques (cornemuse, banjo, accordéon) seront mis en avant qui remporteront le plus l’adhésion, ainsi que les tubes immuables (« Johnny, I hardly Knew Ya », « Going out in style »,« Citizen CIA » et évidemment « I’m shipping Up To Boston » qui conclura le tout. On retiendra aussi la reprise de « TNT » d’AC/DC et la présentation d’un nouveau morceau qui sera sur le prochain album : le mélodique « Rose Tattoo », parfaite démonstration du chemin du groupe vers des morceaux toujours plus orienté vers l’Irlande, sa musique et ses vertes prairies. Bref, ce fut un très moment à passer. Même si d’un point de vue purement technico-artistique, ce ne sera pas le meilleur concert de la journée ; le rythme, l’énergie, l’ambiance si particulière et le public déchaine se suffit à elle-même pour nous faire passer un excellent moment sans avoir besoin d’en faire beaucoup plus.



BLACK.ROGER – SATYRICON


22heures30 Sous la tente Temple réservée au black-metal et dérivés des musiques sombres je m’empresse de prendre ma place dans le pit photographe pour la venue de SATYRICON. Satyricon qui attire toujours un nombreux public avec son black-metal particulier, black n’roll si vous voulez depuis quelque temps déjà. La musique de Satyr et Frost est directe et fatalement presque « groovy » c’est vous dire. Mais un groove malsain et maudit tout simplement qui vous remplit le cœur d’épines empoisonnées. Alors « Now Diabolical », « Black Crow On A Tombstone », nous prennent l’esprit dès le départ, suivis plus tard de « To The Mountains » et « Mother North », des classiques. Et puis vient le fameux « K.I.N.G. presque un hit ! On termine avec « Fuel For Hatred » et l’on a l’impression à ce moment là d’avoir passé une heure bien trop courte en compagnie des gens du Nord. En effet le show fut parfait pour ma part, l’un des meilleurs concerts de SATYRICON auquel il m’est été donné d’assister, géant !



AURELIE – MEGADETH


23heures10 Megadeth: La palme de la grosse déception du week-end est attribuée à Megadeth! Non seulement le son était vraiment mauvais (on m'informera plus tard que cela dépendait de là où nous étions placés) mais la prestation fut vraiment fade, sans saveur, et on ne constate aucune cohésion entre les membres du groupe! Il a fallu du temps pour reconnaître les chansons parfois, et les grands moments attendus (comme Symphony of Destruction) nous laissent un arrière goût amer! Rajoutez à cela la pluie qui s'invite de nouveau, ça ne nous aide pas à supporter ce triste spectacle. Niveau public, on constate devant une petite ambiance; on sent vraiment l'envie malgré tout d'en profiter, et les pogos sont tout de même présents.


Setlist: Never Dead/ Head Crusher/ Hangar 18/ Trust/ In my Darkest Hour/ Foreclosure of a Dream/ She-Wolf/ Dawn Patrol/ Poison Was the Cure/ Sweating Bullets/ A Tout le Monde/ Angry Again/ Guns, Drugs & Money/ Whose Life (Is it Anyways?)/ Public Enemy N°1/ Symphony of Destruction/ Peace Sells/ Holy Wars... The Punishment Due/ Silent Scorn


LUDOVIC - MEGADETH


Nul besoin de présenter Megadeth, la tête d’affiche de cette première journée de Hellfest, que j’attendais avec impatience. Malheureusement, je vais encore faire un commentaire désobligeant quant à la qualité du son… Une énorme déception donc, tellement je m’apprêtais à avoir une tuerie. Rassurez-vous, Megadeth a été très bon comme d’habitude. Peut-être que Dave Mustaine a attrapé un coup de froid avec la pluie et semblait un peu fébrile au chant, mais à part ça, rien à redire quant à la maîtrise technique du groupe. Pour tous ceux qui n’ont pas encore vu Megadeth, foncez, ça sera du bon son (enfin, s’il y a une meilleure installation qu’à la Main Stage 1…). Pour les autres, vous apprendrez que la setlist est toujours aussi originale, avec encore et toujours les mêmes morceaux. Une setlist efficace donc, et de très bonne facture, mais peut-être un peu lassante à force. La rançon du succès ?


BAKOUNINE - MEGADETH


La première vraie tête d’affiche de ce Hellfest, ce sont les thrasheurs ricains de Megadeth. Personnellement, je ne pouvais pas manquer ce show puisqu’il s’agit de mon groupe préféré au sein du Big 4 et que je n’avais pas encore eu l’occasion de les voir. C’est avec des morceaux des récents albums que débutera le show ce soir en l’occurrence « Never Dead » du dernier et « Head Crusher » de son prédécesseur « Endgame ». Le son est loin d’être merveilleux et pourtant cela ne me semble pas tout à fait gênant. Le point le pénible est la voix de Mustaine qui ne cesse de monter très haut en volume pour retomber dans l’inaudible quelques secondes après (comme si un technicien incapable s’amusait avec le bouton…), les solos sortent par contre un peu mieux mais les riffs ressortent assez peu incisifs tout de même. Le vrai problème arrivera avec les morceaux plus anciens plus connus de ma personne et donc pour lesquels j’avais plus d’attente. Ainsi, on notera un « Hangar 18 » assez tumultueux, un « Trust » et un « In my Darkest Hour » pas forcément hyper à leur avantage non plus. Mais la vraie catastrophe arrivera sur « Foreclosure of a dream » tellement salopé que j’ai dû attendre le refrain pour vraiment reconnaitre la chanson. Un comble pour un titre que j’adore et connais presque par cœur… Après « She-Wolf », le revenant bassiste Dave Ellefson se retrouve seul sur scène pour jouer « Dawn Patrol » et c’est à partir de ce moment-là que le son devint potable, et ce pas uniquement dù au seul duet basse-batterie puisque dés « Poison was the Cure » qui suivit, on sentit directement le changement avec un son plus audible malgré la technicité du morceau puisque le thème est en quelque sorte un solo. La suite du concert fût du coup tout de suite plus convaincant malgré les quelques défauts objectifs avec un show assez convenu et assez peu de symbiose entre les musiciens avec un Mustaine moyennement expressif. Mais les titres sont ce qu’ils sont et le public réagira remarquablement aux titres les plus marquants du groupe. Ainsi l’enchainement « Sweating Bullets » suivi d’ « A tout le monde » fut bruyamment repris par les gens présents, certains singeant l’accent de Mustaine et son « Je vous aime, je dois pRartir… ». « Angry Again » titre qui n’apparait sur aucun album du groupe sera joué par la suite avant un des moments un peu moins bons du show puisque ils enchaîneront trois titres du dernier album : « Guns, drugs and money », « Whose life (is it anyways ?) » et « Public Enemy n°1 » qui plomberont l’ambiance. Qu’on se comprenne bien : il est normal qu’un groupe même s’il possède la discographie et la quantité de tubes qu’a pondu Megadeth , défende son dernier-né , ces titres ne sont d’ailleurs pas mauvais intrinsèquement mais il aurait été plus judicieux de le saupoudrer tout au long du show parmi d’autres titres plus communicatifs. D’ailleurs la suite sera réellement d’un tout autre niveau et le contraste saisissant que ce soit au niveau de l’efficacité des titres et de la réaction du public dés que les premières notes de « Symphony of Destruction » résonneront et je ne parlerais même pas de la suite sur « Peace Sells… », Tout simplement monumental... Le groupe ayant globalement peu surpris avec sa setlist s’offrira un petit plaisir sur son bis avec l’intercalation du (très) vieux morceau « Mechanix » tiré du premier album « Killing is my Business… » au sein de l’excellent « Peace sells… but who’s Buying ». Pour ceux qui ne connaissent pas ce titre, ça ressemble de très prés au fameux « The Four Horsemen » des Metallica que Dave Mustaine avait coécrit à l’époque où il officiait dans l’autre groupe californien. Au final, Megadeth a fait le métier. Pas forcément génial sur le plan objectif mais en mettant tous les ingrédients pour faire vibrer le public avec les morceaux qu’ils attendaient. Dés l’instant où les conditions sonores devinrent potables, le show décolla et me convainquit. Et puis au moins, j’aurais réellement apprécié d’entendre en concert les titres qui m’ont fait vibrer et même « Foreclosure of f A Dream » quel que soit les conditions dans lesquels il fut interprété.


BLACK.ROGER - OBITUARY


Après Satyricon, on se retourne et l’on est devant la scène Altar pour revoir avec plaisir les death-métalleux vétérans de Tampa en Floride, les fameux OBITUARY. Obituary qui nous a proposé dés le départ de l’aventure un son particulier immédiatement reconnaissable pour son death-métal inspiré par CELTIC FROST, il fallait le signaler. Et depuis c’est les Américains qui ont inspiré toute une scène de métal extrême depuis plus de 28 ans, depuis le fameux « Slowly We Rot » en fait, sorti en 1989. Le son est brut de décoffrage, direct « in your face », ce son sale offert par les guitares et la basse de Trévor Perez au son innimitable dés l’intro instrumental « Redneck Stomp ». Et puis le métal-de-la-mort-qui-tue- Floridien fait son œuvre avec « The End Complete », « Threatening Skies », « Chopped In Half », « Bact To One », « Dying » et « Turned Inside Out » qui nous éjectent de notre cercueil. Un concert d’Obituary est toujours un moment privilégié pour moi et pour beaucoup d’autre je pense vu l’ambiance devant les barrières de sécurité. Et ce soir aucune déception à l’horizon du cimetière, le death-métal d’Obituary nous a pleinement satisfait (qui a dit comme d’habitude ?).



AURELIE - KING DIAMOND - 00heure45


00:45 : place à l'horror metal show! Malgré la fatigue et la pluie les fans venus de loin et les curieux sont prêts à accueillir le King.


Plus qu'un concert, nous assisterons à un spectacle macabre qui ravira le public. Alternant avec aisance chant aigu et chant grave, et accompagné de musiciens talentueux King Diamond aura choisi ce soir de retracer sa carrière entière. On sortira du concert avec un avis mitigé, ceci en partie dû à sa voix spéciale qui ne plait pas forcément. Les fans, eux seront conquis tant le groupe aura tout donné ce soir. 


Setlist: The Candle/ Welcome Home/ Voodoo/ At the Graves/ Up from the grave/ Let It Be Done/ Dreams/ Sleepless Nights/ Shapes of Black/ Come to the Sabbath/ Eye of the Witch/ The family ghost/ Halloween/ Black Horsemen


LUDOVIC – AMON AMARTH


00heure45 Je finis cette première journée de Hellfest au Temple, avec les vikings d’Amon Amarth. Première constatation : on est serrés sous la tente ! Clairement, le groupe méritait une scène plus importante. Cela se voyait à leur prestation : les musiciens se sentaient à l’étroit sur la scène, leur jeu de scène étant très rodé. Le groupe a pourtant mis les moyens, en intégrant un show pyro à leur prestation. Le public (encore plus à l’étroit, mais ce n’est pas grave !) a monté une ambiance de folie. La setlist très explosive n’a fait qu’une bouchée des 75 dernières minutes de cette première journée de Hellfest. BAKOUNINE – AMON AMARTH A l’heure de finir cette première journée, un choix cornélien s’offrait à moi, entre King Diamond sur la mainstage et Amon Amarth sous la Temple, sachant que je ne suis fanatique ni de l’un ni de l’autre… J’aurais sans doute objectivement choisi King Diamond, mais devant l’enthousiasme que soulevait pour beaucoup de monde les suédois qui était soit disant un immense groupe de concert, le fait d’être sûr de pouvoir éviter la pluie et celui de se rapprocher du camping en ces heures vespérales me fit choisir les deuxièmes... C’est vrai que ces vikings là ne m’ont jamais accroché contrairement à d’autres groupes jouant sur la même imagerie mais avec une musique plus folklorique, je les ai toujours considéré comme du death mélodique assez commun. Ce concert allait-il changer d’avis ? Les bonhommes attaquent leur show pied au plancher avec les lance-flammes qui vont bien. Le concert est énergique, le colossal chanteur Johann Hegg haranguent le public qui lui répond ardemment, sa voix sera d’ailleurs l’un des éléments moteurs du concert puisque bien placée et variée. Les titres s’enchaînent mais très vite le constat est là : je m’ennuie profondément... Un sentiment que tous les titres se ressemblent et que je ne rentre absolument pas dans le concert. D’ailleurs un regard autour de moi me fait rapidement comprendre que je dois être un des seuls. Ce qui fait qu’au bout de sept ou huit titres, je me décidais à aller me coucher en prévision des longues journées qui restaient à venir avec ce constat sévère mais réaliste : Amon Amarth, c’est sans doute vachement bien et tout, mais ça m’intéresse globalement autant qu’une compilation de Calogero…



Fin de cette première journée donc qui nous a mis “dans le bain” du Hellfest édition 2012. Les « troupes » sont fraiches, l’ambiance au rendez-vous, qu’en sera-t-il pour demain ? La suite avec un autre jour, le Vendredi 16 qui s’annonce sulfureuse et mouvementée.



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