CHRONIQUES DE CONCERTS

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PUNISH YOURSELF
Avec : punish yourself, eddyslovik, cheerleader 69
Date du concert : 25-10-2012
Lieu : Le Brin d’Zinc - CHAMBERY [ 73 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.facebook.com/brindezinc
Interview :
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Date de la chronique : 28 octobre 2012 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger & Nathan http://black-roger.tumblr.com


Le Brin d’Zinc transformé en dance floor pour un soir, Oui bien sûr avec la venue à Chambéry ce Jeudi 25 Octobre de PUNISH YOURSELF « himself ». Les cyber-punks Toulousains dans cet antre Savoyard de l’underground, c’est une expérience à ne manquer sous aucun prétexte. Tous les rockers, métalleux, punks et accros dérangés de cette musique ne se sont pas trompés d’adresse, même en milieu de semaine pour venir remplir « jusqu’à la gueule » ce lieu incontournable et convivial caché au fin fond de Barberaz. Alors, que la « teuf » commence !


En fait nous allons commencer à entrer dans la soirée avec CHEERLEADER 69, projet ambiant, parallèle et déviant avec des membres de Punish cela va de soi. Devant nous on joue de la trompette, on bidouille des sons eléctroniques, on chante parfois, on déclame sur un long, long, très long morceau. La scène se gorge de fumée parfois pour un voyage hypnotique, et l’on s’en va loin, très loin dans une expérimentation spacio-temporelle évoquant parfois PINK FLOYD, TANGERINE DREAM et KLAUS SHULZE. Les sons fusent pour des « spoken words » psychédéliques et autres déviance indus, création et recherche étant au menu. Ambiance feutrée qui doit nous préparer au raz-de-marée Punish Yourself.


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Mais avant, nous allons retourner au rock n’roll, au punk écorché avec EDDYSLOVIC, trio masqué à la Fantomas aux uniformes subversifs et parodiques, qui va nous balancer dans les conduits auditifs des compositions très binaires et arrachées. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, le nom du groupe fait référence à un soldat Américain d’origine polonaise, fusillé pour désertion (pour l’exemple) lors de la dernière guerre mondiale. Les décibels dn font pas de quartier chez eux avec un rock « dirty », un punk rapide, malsain et dénonciateur cela va de soi. La musique des « keupons » va chauffer le Brin d’Zinc sérieusement et malgré une corde de guitare cassée en milieu de set, la pression ne va pas retomber pour autant. Après un certain temps, les masques tombent et le trio se lâche encore plus et nous prend à la gorge. Rythmique endiablée, guitare saturée, voix tranchée, nous n’avons plus le choix, on aime tout simplement, belle découverte en tous cas.


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Avec PUNISH YOURSELF, pas d’échappatoire possible devant la scène, et dès le premier titre “Gun”, c’est l’enfer du cyber-punk-rock-indus-techno-métal (et j’en passé et des meilleures) qui vous tombe dessus. A plusieurs reprise je me retrouve le torse sur scène, l’appareil photo en l’air et la tête dans la barrière de lasers, quelle claque. Et pendant plus d’une heure les vagues du public en transe vont venir s’écraser sur les premiers rangs, chaleur, sueur, démence sont au menu. Au final, pas ou peu de distance vis-a-vis des membres du groupe, c’est l’avantage d’un concert « club ». Nous sommes où là ? On ne sait pas trop, tout est emmèlé, tout est bousculé, la bière coule dans les cheveux et la sueur dans les yeux. Avec Punish en live, c’est magique tout simplement, quelle présence sur les planches, quelles couleurs qui vous éblouissent le cerveau. Klodia la danseuse du groupe, n’en finit pas de se changer, jongleuse, mariée momifiées et décédée (Tim Burton ?), jet d’étincelles échappés de sa meuleuse, nous n’avons pas assez de nos deux yeux et de nos deux oreilles pour tout assimiler à la fois.


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En ce qui concerne la set-list, les Toulousains vont piocher dans presque toute leur discographie en insistant avec des titres extraits de « Gore baby Gore » et de « Sexplosive Locomotive », sans oublier les « vieux » morceaux « (Let’s Build) A Station in Space » de 2001 et « Dispossessed » de 1998. En fait il est relativement difficile de vous faire vivre un concert de Punish, il faut vraiment que vous y participiez un jour, et là vous comprendrez ce que l’on ne peut traduire avec des mots, cette ambiance, ce spectacle et cette communion avec les participants. Punish en live c’est une drogue, difficile de s’en passer après les avoir vu en concert une seule fois, c’est vous dire ! Et ce soir après les avoir vus….souvent, je ne me suis pas encore lassé de leurs shows, au contraire je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner à une autre occasion. Punish a donc tout démonté ce jeudi au Brin d’Zinc, c’est sans appel.


Set-List : Intro, Gun, She Buys me, Suck My TV, Zmeya, Mothra Lady, Rock n’roll Machine, Zombie, CNN War, Cult Movie Remake, Shiva Only Is God, Las vegas 2060’s, This is my Body, This Is My Gasoline, Enter me Now, Nation To Nation, Come On Come On, Dispossessed, Primitive, Gay Boys In Bondage, (Let’s build) A Station In Space.


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Gare au chaud et froid à la sortie de la salle, nous passons de la fournaise à la fraicheur de la nuit, nuit magique pour beaucoup donc. Merci à l’équipe du brin d’Zinc qui n’a pas « froid aux yeux » en programmant des groupes de plus en plus important, et merci aux membres de groupes pour leur passion musicale et leur sympathie, il fallait le dire.



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