CHRONIQUES DE CONCERTS

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HELLFEST 2013 - JOUR 02
Avec : kiss, korn, zz top, accept, down, papa roach, belphegor, fintroll, my dying bride, morbid angel, parkway drive, rotting christ, immortal etc…
Date du concert : 22-06-2013
Lieu : open air - clisson [ 44 ]
Affluence : 42000
Contact organisateur : http://www.hellfest.fr/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 10 juillet 2013 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Avalon, Black.Roger, blaze-nathan, RDpix


Nous en sommes à la seconde journée du Hellfest et les troupes sont encore « fraîches » à voir l’affluence déjà conséquente en début de journée sur le site.



ATTENTAT ROCK

Avalon - Evidement, avec des programmations qui terminent à 2h du matin, le temps de rentrer dormir, de récupérer un peu et de se lever le matin, les groupes de la matinée passent souvent à la trappe, dommage pour Skindred que j’aurai bien aimé voir pour leur metal fusion. J’arrive au milieu du groupe Attentat rock sur la Mains stage 01 s’il vous plait ! Crées en 1980 dans le sud de la France, le groupe n’est pas toujours connu et surtout peu reconnu, malgré une bonne prestation sur scène. Le frontman qui a pris quelques cheveux blancs au passage garde une énergie et un certains charisme, qui provoquera une adhésion pour ma part. Leur hard rock est efficace, très bien exécuté et si le groupe a stoppé son élan en 1987 pour revenir en 2009, il est clair que la grande scène leur allait bien et qu’ils occupaient bien l’espace, une bonne découverte pour ma part.



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JUSTIN(E)



Der.Lehrer -


Les Nantais qui jouent donc « en régionaux de l'étape » se sont livrés, en une demi-heure seulement, à un sympathique numéro festif empreint d'humour, qui leur a permis de faire la démonstration -mais était-ce bien nécessaire ?- de leur talent musical et de leur sens du contact avec le public. Ils ne craignent pas d'aborder des sujets somme toute classiques : sexe, alcool, société etc. Leur courte prestation en guise d'apéritif aura servi à « chauffer » le public – avec un certain succès.

ASKING ALEXANDRIA



Black.Roger -


Pour débuter cette journée du Samedi qui s’annonce bien chargée, nous nous rendons tranquillement à la Mainstage 2 pour s’abreuver de métalcore, et oui ! Sur la grande scène voici ASKING ALEXANDRIA, jeune combo British fondé en 2008 mais qui va déjà sortir un quatrième opus cette année 2013, ça promet. En effet, le groupe semble prometteur, il tient la grande scène de façon bien pro, l’énergie est au rendez-vous et les musiciens semblent s’éclater dans tous les sens du terme. ASKIN ALEXANDRIA fait la différence et marque son territoire de façon indélébile en écrasant la concurrence dans ce style « mode » où il y a actuellement pléthore de formations. Grosse surprise donc même pour ceux qui ne sont pas fans du genre. Une baffe donc pour nous réveiller et nous faire entrée dans cette seconde journée du festival.



Avalon - On se décale un peu pour observer ensuite la prestation de Asking alexandria, avec un chanteur en costard qui ne bouge pas excessivement, et une musique qui pour moi est réservé aux « jeunz », avec un metal entre néo et core. Cela manque un peu de puissance, cela reste gentillet mais néanmoins bien exécuté, pas ma tasse de thé, je courre attendre sur la scène d’à côté le prochain groupe.
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AUDREY HORNE



Black.Roger -


Depuis le temps que j’entendais parler d’AUDREY HORNE, je ne pouvais décemment éviter leur concert à 12 heures 15 sur la Mainstage 1. Mais bon, au bout de quelques titres je dois me rendre à l’évidence, ce ne sera pas le show du siècle, ce sera plutôt moyen, moyen. Pourquoi en fait ? Parce-que les titres semblent interprétés sans grande conviction avec un son particulièrement léger et une présence scénique qui laisse à désirer. Les Norvégiens pratiquent un hard/rock post-grunge peu convaincant malgré le sursaut envoyé sur leur dernier album en date « Young Blood ». Alors, sur CD, O.K., mais en live l’accroche ne sera pas au rendez-vous aujourd’hui, que s’est-il passé ?



Avalon - Le groupe fait beaucoup parler de lui – en bien – en ce moment avec ces bons albums, voyons tout cela sur scène. Et bien je dois dire que j’ai été surpris. Leur metal se veut peut-être plus énergique que sur cd studio, avec un hard rock enlevé, une très bonne rythmique et une envie de bouger la tête en rythme. Le chanteur assure vocalement, est un véritable leader et occupe très bien la (grande) scène, un vrai régal, rock’n roooooll !!



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P.O.D.



Goldatarte :


On le savait dès la programmation annoncée que le samedi serait une journée dédiée aux metalleux skaters et à la jeunesse. P.O.D fait partie de cette mouvance descendante de LIMP BIZKIT et autres consorts. Les Californiens nous offrent un show éclectique qui plaira à certains, en rebutera d'autres. Quoi qu'il en soit, le mélange metal, punk californien, hip-hop, hardcore, reggae et autres est loin d'être mal fait, l'énergie étant au rendez-vous sur scène et dans la foule nombreuse. La fosse est déchaînée malgré le temps exécrable. Un concert marqué sous le signe de la jeunesse motivée.



Lucky Blöödy Mary - Ma journée du samedi débute avec P.O.D., groupe de nu metal venant de San Diego, que des amis m'ont conseillé...Bon il faut dire que je ne suis pas friande de ce genre de musique mais bon, pourquoi pas. Le show est comme je m'y attendais : un show de gars metalleux de San Diego ! Oui vous savez, ils sont fringués comme des basketteurs (le chanteur avait de magnifiques chaussettes blanches au passage!), ont tous des casquettes, ils bougent tous de la même manière et font du metal skater sans aucune originalité. Mais ce n'est que mon opinion et, à la vue du public déchaîné, je pense que ce concert a ravi les fans du genre et c'est tant mieux !

KROKUS



Blaze-nathan -


KROKUS, pour moi c’est un vieux groupe de hard-rock évidemment, des dinosaures du rock. Mais quand on est fan d’AC/DC comment résister au groupe Suisse qui nous jette à la figure du rock’nroll plombé, très efficace avec un peu de blues, un peu de boogie sur une rythmique carrée précise comme une horloge Suisse, imparable en fait. Les vieux rockers tiennent la route sans problème. Début d’après-midi prometteuse ce samedi sur la grande scène numéro 1 du hellfest, j’ai bien aimé.
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MONSTROSITY



Black.Roger -


Retour à l’Altar à 13heures 35 pour recevoir une bonne dose de death-métal avec MONSTROSITY, du moins nous l’espérons. Je n’avais pas revu le groupe depuis une dizaine d’années (comme le temps passe !), et la curiosité m’a donc poussé vers cette scène sous chapiteau en début d’après-midi. Et je ne fût pas déçu du voyage, au contraire. Ce combo Américain originaire de Fort Lauredale en Floride a commencé à faire parler la poudre au début des 90’s. Bien sûr depuis le temps les changements de line-up ont été un peu la marque de fabrique du groupe. Mais le batteur Lee Harrison, co-fondateur du groupe, est toujours présent aux côtés de musiciens ayant rejoint la formation dans les années 2000 comme le chanteur Mike Hrubovcak. Considéré comme un « second couteau » dans la scène death des années 90 et encore actuellement, il ne faut pas négliger les prestations live des ricains. Cet- après-midi au Hellfest, ils ont donné un très bon set, du bon death-métal sans fioritures, mais carré, précis, accrocheur, bref bien mortel, bien saignant, comme on aime souvent dans le style, sans se prendre la tête tout simplement. Pour tout arranger le groupe a bénéficié d’un bon son, que demander de plus ?



RDpix - Pour un premier concert de la journée un samedi de Heallfest, quoi de mieux que ne soigner sa gueule de bois avec du death metal pur et dur. MONSTROSITY est le groupe original de George Fisher, l’actuel chanteur de Canibal Corpse. Les deux groupes se ressemblent pas mal d’ailleurs. Cependant MONSTROSITY offre une partie musicale bien plus recherchée que leurs homologues. Fisher étant parti du groupe, c’est Mike Hrubovcak qui reprend le flambeau. Et le moins qu’on puisse dire c’est que même si ce dernier n’a pas la puissance de son prédécesseur, le chanteur au nom quasi imprononçable ne s’en sort pas mal pour autant. Accompagné par son batteur (membre du groupe original du groupe) qui nous assassine à coups de double pédale pendant une heure, ils ont fait une belle prestation il faut le dire. Cachés le plus souvent derrière leurs cheveux quand ils ne font pas l’hélicoptère avec, les musiciens donnent l’impression à première vue d’assister à un concert composé de la famille du cousin machin. Mais en écoutant de plus près, on constate que certains rifs mélodiques peuvent même vous rester dans la tête après le concert. Je pense notamment à « Destroying Divinity » ou encore « The Angels Venom » qui font plus penser des titres du groupe Death plus qu’à ceux de Cannibal Corpse. Bref, MONSTROSITY était le groupe parfait pour se remettre dans le bain pour la journée.



Setlist (incomplete) : Final Cremation, Imperial Doom, The Angel’s Venom, Fatal Millennium, Destroying Divinity.



Lucky Blöödy Mary - De retour à l'abri sous la Temple pour attendre EQUILIBRIUM, j'assiste au concert de MONSTROSITY qui officie sur la Altar. Nos cinq aficionados arrivés tout droit de Floride nous livrent un death technique des plus réjouissant servi par un son bien réglé. Malgré les syncopes, breaks et autres déroutes musicales caractéristiques du death technique, le public, ne sachant pas tout le temps quand headbanger, répond tout de même présent et apprécie ce groupe à sa juste valeur. Une bonne leçon de musique et un très bon moment grâce à MONSTROSITY(même pour ceux qui n'aime pas ce style à la base, comme moi!).



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THE CASUALTIES



Der.Lehrer -


Les « punkologues » n'ignorent pas que les New-Yorkais qui ont déjà plus de 20 ans d'expérience et des centaines, voire des milliers de concerts à leur actif, donnent dans le street-punk tendance oï, sans modération dans la forme et dans le fond. En effet, ils ont un message à transmettre, des idées à défendre, comme la plupart des groupes de punk US. Mais on ne prêche pas à des convertis, et leur set de 40 minutes, juste après le déjeuner, sans temps mort, dans une ambiance survoltée, restera un bon souvenir pour ceux qui les découvraient comme pour leurs supporters assidus. Mention bien.



Goldatarte - Fini les groupes pour jeunes, on attaque avec des pères du punk / oï / hardcore, CASUALTIES met le feu aux poudres alors que la tempête fait rage. Néanmoins, la WARZONE est pleine à craquer et déjà une fosse se fait sentir. Petite remarque en passant, les lumières de la WARZONE ont été, de loin, les pires du festival. Des effets inutiles en plein jour, une croix Hellfest en fond de scène, peu de couleurs disponibles bref c'était pas terrible. Mais revenons à CASUALTIES qui nous offre une énorme prestation comportant en milieu de set une reprise des RAMONES (groupe New-Yorkais oblige). C'est justement quelques secondes avant cette reprise que la guitare de Jake décide de ne plus répondre. Qu'à cela ne tienne ! THE CASUALTIES balance quand même et sans guitare histoire de meubler. Fort heureusement il ne fallut que quelques minutes pour que le show reprenne de plus belle. Point originalité : une bataille de festivaliers montés sur d'autres festivaliers et se bousculant sévèrement jusqu'au dernier survivant, le tout organisé par Jorge (le chanteur) et vous obtenez une bataille épique entre Flash et une Banane. Un excellent concert qui, malgré le temps, nous a bien réveillés.



Lucky Blöödy Mary - Encore une fois, pour cause d'affiche « matinale » qui ne me parle pas plus que ça, je me laisse porter et suis mes amis dans leurs choix : cette fois-ci c'est CASUALTIES sur la Warzone. Ce groupe New-Yorkais vient hurler des hymnes punk à la limite de la oï : autant vous dire que pour quelqu'un qui n'aime pas le punk, je redoute un peu la qualité du concert. Mais quelle surprise ! Les premiers morceaux débutent : le son est tranchant et vif, le groupe se donne à fond sur scène et le public pogote dans tous les sens. Malgré une pluie et un vent fourbes, la foule est comblée et la Warzone ne désemplie pas ! Leur set est vraiment bien ficelé, le chanteur qui n'a pas trop le physique de l'emploi est très présent et semble heureux que son public ne fuie pas à cause du temps exécrable. Bref, pour un concert de punk, j'ai bien aimé !

WITCHCRAFT



Avalon - Etant assez fan du groupe et son stoner rock/metal, c’est avec joie que je me rends sur l’un des six scène du hellfest, la Valley, qui faut il le rappeler pour cette édition, était la scène avec le plus gros son (qui parfois même couvrait la scène d’à coté). Le groupe branche et joue leur stoner, plombé à la basse qui était ENORME, avec un son très 70’s. Bon j’avoue ne pas avoir reconnu le groupe, sans doute à cause des changements de line up, mais le chanteur solo aux cheveux court n’est plus là…et c’est tant mieux. Les suédois étaient pour le première fois apparemment en France, espérons les revoir rapidement car leur stoner rock et hypnotique est de très bonne facture !
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EQUILIBRIUM



Black.Roger -


Je n’avais pas prévu de participer au concert des Allemands d’EQUILIBRIUM ensuite sur la scène temple. Mais au final, je n’ai pas du tout regretté. La horde germaine distille un pagan-black viking (mais oui) très épique, bardé d’hymnes imparables sur fond de métal de forgeron. Et le mélange folk-métal est bien dose, racoleur évidemment. Quel métalleux pourrait résister à leurs envois mélodiques sur une rythmique black intense. Les compositions sont unique dans le genre, pas de « copier/collé » d’autres formations du genre. EQUILIBRIUM sait instaurer l’ambiance adéquate au pagan/folk, un pagan plutôt guerrier qui laisse quand même une place aux mélodies de clavier en fond d’écran. Aucun regret donc mais une dégustation très appréciée de leur menu, groupe à revoir et revoir en concert si vous n’avez jamais vu, conseil d’ami.



Goldatarte - Un groupe d'epic metal qui, apparemment, se fait connaître de plus en plus au vu de la population de la TEMPLE, bien remplie et prête à accueillir le groupe allemand. EQUILIBRIUM met tout le monde d'accord, c'est calé, sympathique, efficace et motivant pour un public motivé. Le show est impeccable hormis un soucis récurrent de cette scène, le syndrome « Jean-Michel Sature » lié à une compression des voix totalement inacceptable et à un ingé son qui apparemment n'en avait rien à cirer. Tous les grands morceaux du groupe sont de la partie, les lumières sont vraiment bien (l'implantation amusante avec un pentacle lumineux au plafond joue beaucoup) et l'ambiance monte dans la joie et la bonne humeur. Malgré une fin typée zouk-épic-metal, le concert d'EQUILIBRIUM n'était vraiment pas mauvais.



Lucky Blöödy Mary - EQUILIBRIUM est un des groupes que j'attendais de voir en live : en studio leur son est assez puissant et nous emporte dans un tourbillon épique ; à voir s'il en est de même pour leur performance live. Il s'avère que oui. Nos Allemands nous envoient un son énergique et profond, et ce grain si caractéristique présent dans leurs albums ressort bien en façade. Cependant, l'ingé son à la console devait ne pas être très bien réveillé car le concert fut ponctué de larsens et de saturations très désagréables. Mais cela n'a, apparemment, en rien entamé l'enthousiasme du public qui headbangue et lève les cornes aux rythmes des basses renversantes. Un très bon concert, sauf la dernière chanson qui relevait trop du zouk à mon goût...



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BURY YOUR DEAD



Goldatarte -


Décidément, c'est la journée des incapables en façade. Ici point de saturation de voix mais une basse sur-présente, claquante et arrachant les tympans au détriment du reste du groupe. C'est bien dommage car les hardcoreux de Boston BURY YOUR DEAD ont la pêche et la communiquent à fond. Ceci-dit mes considérations ne font que peu le poids face à l'ambiance et à la brutalité des pogos qui animent le show, toujours sous une pluie battante qui semble aller de paire avec la WARZONE encore une fois bien remplie. Je ne verrais pas la fin du concert, les tympans vaincus par l'incapacité de certains techniciens.

THE OLD DEAD TREE



Lucky Blöödy Mary -


THE OLD DEAD TREE est un de mes amours de jeunesse si je puis dire. Ce groupe français de dark metal progressif a bercé mes années lycée, et à la vue de leur nom sur le running order, je savais qu'il ne fallait pas manquer ce concert. Je me rends donc sous la Altar et après des balances assez longues, le concert débute enfin. Il faut savoir que cela fait 5 ans qu'ils ne sont pas montés sur scène, et, à l'occasion des 10 ans de leur premier album « The Nameless Disease » ils se reforment pour une tournée, mais une tournée d'adieu. Le set sera donc consacré à cet album, qu'ils joueront dans l'ordre ! Malgré quelques notes légèrement fausses de temps à autres, la sobriété du groupe et une batterie un tantinet trop forte, le concert reste une franche réussite et je pense que les fans, comblés, ont eu leur lot d'émotions.



Avalon - Connaissant un peu le groupe sur album avec un style très progressif dans la globalité, j’avais hâte de les voir sur scène afin de voir comment cela allait se transformer en live. Alors le groupe joue sur l’émotion, d’autant plus qu’ils remontent sur les planches 4 ans après leur séparation. Leur leader chanteur Manuel Munoz maitrise bien le chant, et même si la scène est petite pour eux, leur musique trouvera surement des fans. Entre death / dark / progressif, le groupe enchaine les titres, mais malheureusement me laisse un peu sur le côté. Si les premiers titres sont une découverte, plus le temps passe, plus je me lasse et ce côté (trop) progressif à raison de moi. Un bon groupe, mais qui sur scène, même si tout est bien exécuté, laissera surement quelques personnes de coté, dommage.
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PARKWAY DRIVE



Black.Roger -


Retour vers les grandes scènes à 16heures 10 pour PARKWAY DRIVE, métalcore en provenance du pays des kangourous. Déjà plus de 10 années au compteur pour cette formation Australienne qui a fait beaucoup parler d’elle avec notamment 1 Ep, 4 albums et 2 DVDs. Le groupe ne s’enfonce pas dans le bourbier métalcore de bas de gamme. Il sait évoluer et s’en donner les moyens semble-t-il. Si vous avez écouté « Atlas » leur dernier méfait de 2012 vous vous en êtes sûrement rendu compte. C’est du métalcore, mélodeath puissant qui sort du cliché « émocore à mèches », et sur scène, j’ai découvert vraiment cela. Le groupe sait bien doser une certaine brutalité, sait se réinventer à chaque instant avec une pêche incroyable. Pas de mélodies « gnan-gnan » mais des touches hardcore qui détruisent en live sans négliger une mélodie sous jacente faisant ressortir le tout avec une accroche indéniable. Bonne découverte en ce qui me concerne, l’ambiance était au rendez-vous naturellement à 16heures dix à l’horloge de Clisson.


Set-list : Sparks, Old Ghost, New regrets, Sleep Walker, Karma, Wild Eyes, Idols and Anchors, Dark days, Deliver me, Home is For the Heartless, Swing, Carrion.



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KAMPFAR



Avalon - et oui, la petite surprise pour moi a été Kampfar, que je ne pensais pas autant apprécier. Surement grâce au chanteur qui donne un véritable show et reste plutôt sympa dans le style (…). Leur black pagan reste néanmoins assez accessible pour tous, avec une atmosphère, et une musique puissante. Le chant n’est d’ailleurs pas que black mais change de registre assez souvent. Pas le temps de s’ennuyer, il se passe toujours quelques chose, et c’est un très bon show au final.



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DOWN



Black.Roger -


C’est un Phil Anselmo en pleine forme qui se présente avec ses sbires, Jim, Pepper, Kirk, Patrick et Big Ross, sur la Mainstage 1 à 17heures. Il plaisante avant de débuter le show et le public lui fait passer via la sécurité une poupée gonflable, vous devinez le reste… Et puis DOWN lance la machine Sudiste auquel on ne peut résister, ce mélange de rock sale plombé mâtiné de blues et de sludge aux dérives psyché et occultes. Bref, un métal marécageux hypnotique déversé par un super-groupe où la voix et la présence de Phil sont remarquables. Alors, pendant près d’une heure, les effluves du bayou de Louisiane vont envahir la scène du Hellfest avec des sonorités transpirant le ST-VITUS, le TROUBLE et le BLACK SABBATH évidemment. Mais DOWN touche à tout en fait, il est extrême, occulte, heavy et dark à la fois. Résultat on aime forcément, excellent en live tout simplement.
Set-List : Eyes of the South, Witchtripper, Lifer, Lysergik Funeral Procession, Hail The Leaf, Ghosts Along the Mississipi, Pillars of Eternity, Losing All, Stone The Crow, Bury me In Smoke (avec Jason Newsted et Matt Pike entre autres).



Avalon :- Phil Anselmo (ex Pantera) reviens avec DOWN sur la main stage 01, quoi de plus normal ? Tout commence par une poupée gonflable, donnée à Phil par un fan. Bien entendu, celui-ci l’emmène sur scène pour jouer avec…Puis c’est parti, avec un metal racé alternant entre stoner/sludge bref une sorte de heavy metal du sud de l’Amérique… Kirk Windstein (crowbar) assure à la guitare et Phil se montre (évidement) en véritable show man arpentant la scène de long en large, avec un chant puissant. Même n’étant pas fan de leur musique, je dois dire que j’ai été transporté et hypnotisé par leur prestation. Une belle découverte une fois de plus pour ma part.



RDpix - Le moins que l’on puisse dire c’est que Phil Anselmo aime bien le Hellfest. Il vient régulièrement accompagné de ses amis de Crowbar entre autre, avec lesquels ils forment le groupe DOWN. Et cette année, on a mangé du Phil Anselmo à toutes les sauces. Le samedi, le groupe nous a fait une prestation comme ils ont l’habitude d’en faire, propre, énergique, du DOWN comme on aime à les voir. Je ne m’attarderais pas ici sur les performances de notre ami Anselmo ou encore au look de nain guerrier tout droit sorti de donjon et dragon de Kirk Windstein car le show le plus intéressant qu’ils nous ont offert n’a pas eu lieu ce jour là mais le suivant. A noter tout de même la présence sur scène de Jason Newsted à la basse et Matt Pike (guitariste de Sleep) pour les dernières chansons, « Bury Me In Smoke » et « Nothing In Return ». Pour clore cette prestation, Phil Anselmo a annoncé que suite à une déprogrammation du groupe Clutch le lendemain, DOWN fera un concert improvisé pour les remplacer. Inutile de dire que tout le monde était pressé de voir ce que ça donnerait.



Setlist : Eyes Of The South, Witchtripper, Lifer, Lysergik Funeral Procession, Hail The Leaf, Ghosts Along The Mississippi, Pillars Of Eternity, Losing All, Stone The Crow, Bury Me In Smoke



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ROTTING CHRIST



Black.Roger -


Tiens, en parlant de metal noir, nous nous devons de foncer à 18heures devant la Temple pour accueillir ROTTING CHRIST. Sakis, géniteur et leader charismatique du fameux groupe grec vétéran de la scène black/dark Héllénique n’a pas changé depuis toujours en fait, depuis la formation du combo en 1987. Aujourd’hui sur scène nous avons évidemment son frère Themis à la batterie et puis, présents depuis l’an dernier, George Emmanuel à la guitare et Vaggelis Karzis à la basse. L’entrée en matière se fait avec « The Forest Of N’Gai », le frontman guitariste vit ses textes comme toujours et nous emmène dans les contrées mythiques et païennes proposées dans ses compositions, moment fort donc. Des titres du dernier opus en date « Kata Ton Daimona Eaytoy » nous serons jetés en pâture. Bien sûr le groupe repartira plus loin dans le temps, dans ses anciens albums notamment « Theogonia » en faisant l’impasse cependant sur la période « A Dead Poem » et « Sleep Of The Angels », période plus ambiante avec claviers à l’appui (Samaël). Sakis a donc choisi des compositions plus récentes représentant l’âme noire profonde de ce métal extrême majestueux, original qui ne déçoit jamais même au bout de onze albums tous différents mais tous remarquables avec des prises de risques. Sur scène donc les titres sont transcendés et prennent encore une autre dimension, c’est selon pourtant aux dires des fans. De toute façon, un concert de ROTTING CHRIST est toujours un moment particulier et intense émotionnellement parlant. Ce soir à Clisson nous avons encore une fois été envoûtés par les Grecs, ευχαριστώ πολύ Sakis.
Set-list : Forest of N’Gai, Athanati Este, Kata Ton Demon Eaftou, King of A Stellar War, The Sign Of Evil Existence, Societas Satanas, In Yumen Xibalba, Chaos Geneto (The Sign Of Prim Creation), Noctis Era.



Goldatarte - J'attendais énormément de ROTTING CHRIST. J'avais vraiment beaucoup aimé « Aealo » et n'ayant pas encore écouté leur dernier opus je m'attendais à le découvrir en live. Quelle fut ma déception : primo, ROTTING CHRIST manque énormément de pêche sur scène autant dans le jeu de scène que musicalement, secundo, ne jouer qu'un seul morceau de « Aealo » c'est un peu léger, tertio, c'est bon le nouvel album je l'ai entendu, et il ne sonne vraiment pas en live. Déception, quand tu nous tiens. Néanmoins il y avait beaucoup de monde dont beaucoup hochaient la tête plus ou moins en rythme. Peu de débordements à signaler pour un concert extrêmement médiocre des Grecs.



Lucky Blöödy Mary - ROTTING CHRIST, groupe grec de black, revient au Hellfest après 5 ans d'absence. Le show risque de marquer les esprits ! Le public est plutôt impatient, le concert débute : je note que le son est assez bon comparé à ce que l'on a pu entendre sous la Temple. Le black atmosphérique retentit : la voix de Sakis Tolis si reconnaissable et tranchante accompagne les envolées mélodiques du synthé et les riffs piquants des guitares. C'est plaisant. Le groupe est assez statique, et la communication n'est visiblement pas leur fort mais cela reste un concert tout à fait correct (mais je préfère tout de même ce groupe en studio !).



Avalon - Oui je suis fan des grecs, et il me tardait de voir tout ceci sur scène. Je dois dire ne pas avoir du tout été décu du voyage ! Ambiances dark à souhait, le groupe excelle également en live, avec un black/dark puissant et rapide, parfois très rapide comme sur le « Kata ton daimona eaytoy ». Batterie omniprésente, rythmique implacable, et chant ravageur de Sakis, nous assistons surement à l’un des meilleurs shows du Hellfest. Le groupe se fait plaisir, et tout est très communicatif. Carré, millimétré, rien ne dépasse et le groupe nous entraine dans une sorte de messe noire profondément jouissive. Dommage que le groupe n’ait pas joué plus de titres de leur dernier opus, et que… cela n’est pas été plus long ! Excellent.



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INTERMEDE pour regarder un peu les photos « ambiance » de la journée du Samedi…



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ACCEPT



Black.Roger -


N’ayant encore jamais vu ACCEPT en live avec son nouveau chanteur, j’étais impatient d’assister à la prestation des heavy-métalleux germains. Me restait dans la tête la voix particulière du frontman originel Udo Dirkschneider. Il est 19 heures, je suis dans le pit photographe de la Mainstage 1 et le heavy char d’assaut des Teutons peut ouvrir le feu. Tout démarre avec « Hung, Drawn and Quartered » et « Stalingrad », tout se passe bien. Mark Tornillo, nouveau frontman depuis 2009 passe bien l’épreuve vocale de « Restless and Wild » et de « Metal heart », classiques du groupe, la voix ressemble bien à celle d’Udo, no problem. Wolf Hoffmann, guitariste originel en fait des tonnes et se met bien en avant. Ca bouge donc comme il faut dans le style. Les titres défilent à vitesse grand « V » et un public en nombre apprécie ce métal à la fois brut et remplit d’émotion parfois. Pour le dernier titre « Fast As A Shark », Phil Anselmo (Down) vient naturellement en guest sur scène. Bonne prestation au final, ACCEPT nous a prouvé qu’il était encore capable de remuer les foules. Set- list : Hung, Drawn and Quartered, Stalingrad, Restless and Wild », Breaker, Princess of Dawn, Losers and Winners, Pandemic, Metal heart, Teutonic Terror, Balls To The Wall, Fast As a Shark.



RDpix -


En matière de heavy metal, certains groupes comme Iron Maiden ou encore Judas Priest se posent comme références du genre. Le groupe ACCEPT ne fait pourtant pas pâle figure face à ceux là. Bien au contraire, avec leur rythme très rapide, leurs rifs mélodiques, leurs solos de guitare épiques et la voix du chanteur original proche de celle de Brian Johnson d’AC/DC, le mélange des allemands fait mouche à tous les coups. Premier constat en les voyant monter sur scène, « tiens, Bruce Willis joue de la guitare dans ACCEPT maintenant ? » Le guitariste Wolf Hoffmann sans ses cheveux est un sosie parfait de l’acteur américain excepté qu’il mesure 30cm de plus et est un peu plus fin. Deuxième constat : le nouveau chanteur, Mark Tornillo, n’a pas la même puissance de voix que son prédécesseur mais n’est pas à la ramasse pour autant. Le groupe enchaine des titres dans un savant mélange d’anciennes compositions et d’autres plus récentes, le tout en courant, sautant et faisant des signes au public. Un concert très dynamique qui s’est fini en apothéose avec leurs titres les plus célèbres, à commencer par « Balls To the Wall ». Mais ce n’était pas tout. Le groupe nous a réservé le meilleur pour la fin. Sur leur avant dernière chanson, « Fast As A Shark », nul autre que Phil Anselmo est venu soutenir le chanteur de sa voix la plus heavy. Exactement celle qu’on entend parfois dans quelques morceaux de Pantera. Le mélange de voix des deux chanteurs était la cerise sur le gâteau qui vient ponctuer un concert magnifiquement orchestré.



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PAPA ROACH



Blaze-nathan -


Ce samedi 22 Juin, j’ai rendez-vous devant la grande scène numéro 2 avec les Américains de PAPA ROACH et pour la petite histoire j’avais déjà rencontré et photographié auparavant backstage le chanteur Jacoby Shaddix. Depuis vingt ans qu’il fréquente la scène, le groupe de métal alternatif, un peu rap-metal au départ, a bien évolué et s’est fait remarqué bien sûr par tout un public ado qui adule la formation. Aujourd’hui à Clisson le show est génial, la set-liste parfaite, le groupe en forme, les filles essaient d’attraper les œillades du chanteur, bref PAPA ROACH est toujours une bête de scène. Certaines filles disent même je cite « voir Papa Roach et mourir », bref le show des californiens a plu énormément et ce fut mérité. Pourtant les titres de « Metamorphosis » étaient bien fades, mais le groupe est remonté au top niveau avec son dernier album « The Connection ». Alors, retour en force niveau enregistrement et niveau live, pas de problème ça le fait !


Set-list : Still Swinging, Blood Brothers, Between Angels and Insects, Where Did The Angel Go ?, Burn, …To Be Loved, Getting Away With Murder, Silence is The Enemy, Scars, Lifeline, Dead cell, Last Resort.



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ZZ TOP



Goldatarte -


Seconde déception : les ZZ TOP, légendes vivantes, personnages incontournables du rock, monstres de scène... Sont trop vieux pour encore avoir la pêche. Le trio n'a vraiment plus aucune énergie. Il ne reste que la musique un peu molle, les hymnes incontournables et les barbes interminables pour nous combler. C'est vraiment dommage au vu du public qui s'était déplacé pour eux : le public compact s'étendait jusque derrière la régie ! C'est énorme pour la MAINSTAGE ! On leur pardonne tout de même leur fatigue car de toute façon ZZ TOP a bercé tellement d'entre nous qu'il serait dommage de leur jeter des parpaings tant il est honorable d'être encore là à leur âge. Vraiment dommage, vraiment prévisible, vraiment moyen.



Lucky Blöödy Mary - Ah ! ZZ TOP, le groupe mythique que j'attends avec impatience ! Après un petit film avec une bimbo blonde annonçant le groupe, nos trois Texans arrivent sur scène tout de couleurs vêtus et ouvrent le bal avec un « Got me under pressure » un peu mou, mais ce sont les ZZ TOP alors ce n'est pas grave ! Billy Gibbons et Dusty Hill (et leurs barbes charismatiques) sont assez stoïques (oui bon d'accord ils sont vieux, mais regardez KISS!) et ne partagent pas vraiment avec le public. Frank Beard, le batteur (et non barbu, c'est tout de même amusant. Ndlr : beard = barbe) est un peu plus présent mais l'on sent que les années sur les routes ont entamé l'enthousiasme de nos rockeurs. J'avoue ne pas être restée jusqu'à la fin car c'était non seulement un peu trop « plat » pour moi mais surtout parce que je voulais me placer pour FINNTROLL, LE groupe que je ne voulais pas rater cette année.

BELPHEGOR



Black.Roger -


Retour au Temple à 19heures 50 pour BELPHEGOR. Les Autrichiens ont mis les « petits plats dans les grands » avec des superbes têtes de bouc sur scène bien en avant et des lights éblouissants. Tout ça pour nous balancer dans les dents leur black-death brutal dédié au malin. Provocation sur scène donc et sur album avec des pochettes très agressives qui donnent le ton. Ce soir, BELPHEGOR est égal à lui-même, le son est bon, les envois puissants et ravageurs, mais comme la dernière fois que je les ai vus en début d’année à Mâcon, Helmuth n’assure plus le chant pour le moment (santé oblige). Mais Serpenth, Morluch et Marthyn assurent carrément eux, pas de différence notable donc. Alors on apprécie pleinement le côté brutal et malsain, voire démoniaque de la formation pendant près d’une heure. BELPHEGOR est toujours au top niveau dans le style, amateurs de métal extrême vous avez dû, comme moi, apprécier comme il se doit ce show sous chapiteau au Hellfest, on en parlera longtemps dans les chaumières…



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MY DYING BRIDE



Black.Roger - En se retournant sous le chapiteau bleu on tombe sur la scène Altar où va se produire MY DYING BRIDE, alors allons-y pour une bonne dose de doom dépressif à l’Anglaise avec l’un des pionniers du genre. Devant nous Aaron est désespéré, se prosterne sur les planches dans les passages suicidaires soutenu notamment par l’ambiance émotive procurée par le violon électrique et les claviers. En sursaut les guitares reprennent le dessus et la rythmique se fait plus rock par moments. Mais Aaron retombe parterre, le sang a coulé sur ses bras, les larmes inondent le chapiteau, dehors il pleut… On aime ou on aime pas cette ambiance lugubre de cimetière avec des voix death par-ci par-là, mais il faut reconnaitre que dans le style on ne fait pas mieux. MY DYING BRIDE reste le maitre du doom pachydermique que l’on se le dise. Les amateurs et inconditionnels du genre ont été servis ce Samedi soir à 21heures, amen.



Avalon : Bon, on courre de scène en scène, on mange, bref, des groupes passent à la trappe, forcement. Accept exit, Belphegor exit, On se rabat en toute hâte sur My dying bride par simple curiosité. Le groupe joue beaucoup sur les ambiances et lumière. Le violon alterne avec le synthé, et le chanteur se la joue persécuté sur scène, avec des mimiques assez risibles car... trop c’est trop. Doomesque à fond, cela devient vite ennuyeux passé quelques titres. Pas vraiment intéressant je dois dire au final pour ma part.



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FINNTROLL



Goldatarte -


Et vive la humpa ! FINNTROLL revient avec un nouveau show, de nouveaux costumes, de nouveaux morceaux : un vrai bonheur ! L'un des meilleurs concerts du festival pour plusieurs raisons : un véritable effort de mise en scène avec des costumes, fausses oreilles, maquillage et même le micro à l'ancienne. Ensuite, le set est composé de tous les morceaux que les fans attendaient tels « Trollhammaren » ou « Rivfader » datant d'époques différentes et donnant du plaisir à tout le monde. Et n'oublions pas que FINNTROLL venait défendre son nouvel album, chose réussie. Un très, très bon concert qui assura le quota de slams sous la TEMPLE pour le weekend.



Lucky Blöödy Mary -


C'est donc au tour de FINNTROLL de faire résonner son metal folklorique sous la Temple. Il est 21h50 et une musique d'intro retentit rendant les plus impatients d'entre nous à la limite de l'hystérie. Nos Finlandais préférés entrent sur scène, déguisés en trolls dandy, thème de leur tout dernier album « Blodsvept » et c'est avec un titre de ce dernier que le show débute. Ni une ni deux, la foule se met à sauter, pogoter et hurler pour ce morceau d'ouverture : ce concert promet d'être inoubliable ! Sans repos aucun, les morceaux se suivent et, pour le plus grand bonheur des fans, tous les « tubes » de FINNTROLL se succèdent de « Trollhammaren » à « Solsagan » en passant par « Nattfödd »...Un vrai délice ! À noter les nombreux slams qui ont un peu réduit le charme du concert (quand on a 6 personnes sur notre tête au même moment, il est difficile de profiter pleinement !) mais ce n'est qu'un détail. Pour moi, ce fut le concert le plus réussi et le plus diablement dansant du festival, le tout servi par une playlist parfaite : 10/10.

BULLET FOR MY VALENTINE



Blaze-nathan -


Depuis le temps que je voulais voir Bullet for my valentine, dont je n'ai entendu que des mauvaises critiques, voici enfin l’occasion de juger par moi même ! Je suis arrivé un peu avant pour me réserver une bonne place devant, et j'ai été étonné de ne voir encore que peu de personnes sur la gauche et vers le devant de la scène. La plupart étaient encore du côté de l'autre scène pour ZZ Top. Pourtant, au fil des minutes le public commence vraiment à arriver, signalant que le début n'est plus très loin. Bullet for my Valentine à déjà placé l'emblème de leur dernier album « Temper Temper » en fond de scène, laissant penser qu'il y aurait donc des morceaux tirés de ce volet. A 22:05, le groupe démarre enfin, les retardataires arrivant pour remplir un peu plus les premiers rangs. On commence sur « Breaking point » faisant justement partie des morceaux récents. Idéal pour mettre dans le bain l'assemblée. Matthew Tuck ne bouge pas vraiment de son pied de micro, concentré dans son chant qui joue entre le plus doux et le plus thrash par moments. Vient ensuite « Your Betrayal », puis « Waking the demon » faisant plus partie des anciens titres, avant de reprendre sur un « Riot ». Les musiciens jouent sur plusieurs effets, avec du mélodique contrastant sur des airs de métalcore, heavy metal et hard rock. Le groupe nous quitte sur un dernier morceau « Tears don't fall », bien tiré de leur premier album « The Poison ». On sent que c'est la fin du set, et le public chante les paroles du dernier titre avec Matthew. Puis arrive l'heure pour le groupe de se retirer. Personnellement j'ai beaucoup aimé, mais si je devais donner un point négatif, ce serait certainement le petit manque d'énergie que j'ai remarqué sur scène.



Set-List : Breaking point, Your betrayal, Waking the demon, Riot, 4 words (to choke upon), Suffocating under words of sorrow (what can i do), The last fight, Temper temper, Scream aim fire, Tears don't fall.



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KISS



Goldatarte -


KISS s'était fait mauvaise pub en 2010 en jouant en playback. Dommage pour un groupe aussi mythique. Mais aujourd'hui, point de playback, on a droit à un KISS vieillissant mais en pleine forme et toujours plein de bonne humeur. Le groupe ouvre sur « Psycho Circus », parfaitement adapté à une entrée. S'enchaîneront par la suite tous les grands tubes des Américains. Honnêtement, la musique de KISS n'est pas super stimulante en live mais à contrario, le jeu de scène est totalement hallucinant. Entre la tyrolienne qui emmène Paul Stanley droit au coeur du public sur une plate forme, la batterie d'Eric Singer ainsi que Gene Simmons qui se surélèvent pour une bataille de fusées tirées depuis la basse de Gene et le bazooka (quoi ?!) d'Eric. Et je ne vous parle pas des canons à confettis ou de la maxi-boule disco, des flammes et des artifices, des plates formes mobiles ou du sang craché. Seule «déception », ne pas jouer « I was made for lovin' you », c'est un peu dur pour les fans, moi je trouve ça bien d'autant plus qu'apparaît à la fin du concert un « Kiss Loves you » en fond de scène, bonne blague qui me fait bien sourire.



Lucky Blöödy Mary -


Après la tempête, le calme ! Enfin, plus ou moins. L'heure est aux costumes, aux paillettes et autres artifices scéniques : KISS revient au Hellfest après leur passage trois ans auparavant. Cette année, point de playback, non non, cette année ils assurent leur show jusqu'au bout de leurs talons compensés. « Psycho Circus » ouvre le bal à grands coups de « Welcome to the show », parfaite entrée en matière ! Les flammes et confettis ne tardent pas à faire leur entrée pour le bonheur de tous. Les aménagements scéniques sont assez similaires à ceux d'il y a 3 ans, mais ce n'est pas grave, c'est KISS, et c'est toujours un régal de voir un show à l'américaine aussi bien ficelé et extravagant. Paul Stanley nous refait le coup de la tyrolienne, Gene Simmons crache du sang sur le début de « God of Thunder » et l'on se retrouve comme des enfants devant leur premier feu d'artifice. Petit regret, ils n'ont pas joué « I was made for lovin' you », c'est un peu triste tout de même...


PititeX


Le 21 juin a vu le passage de Kiss au Hellfest pour la deuxième fois. Kiss, c’est un feu d’artifice, le concert à voir au moins une fois dans sa vie. C’est aussi l’incarnation pailletée du rêve américain : deux gars de New York ont voulu réussir, faire de la musique et se produire sur scène, et ils ont ébloui des millions de fans à travers le monde. C’était notre tour, et ne soyons pas bêcheurs : il était temps de se laisser entraîner au-delà du temps pendant presque deux heures de titres retentissants.


Bien sûr, certains se montreront blasés : Kiss, c’est toujours la même chanson, une machine colossale et une débauche de moyens pour des morceaux un peu creux interprétés par de vieux beaux à bout de souffle – l’araignée en métal ne se déplace pas, Ace Frehley parle beaucoup (en anglais), Gene Simmons est ridicule et il manquait « I Was Made For Loving You » (et « Strutter » alors ?!)


Je ne suis pas d’une grande indulgence, mais je suis bon public : autant oublier que Simmons (64 ans) et Stanley (61 ans) sont peut-être fatigués et se répètent un peu et se laisser entraîner par ce qu’ils donnent en échange ! Pyrotechnie et détonations, flammes et confettis – Gene Simmons peut-il se produire sur scène et ne pas nous faire le coup de la langue dégouttant ? Paul Stanley danse longtemps devant son ombre, guitare en main, fasciné par l’incroyable silhouette de jouvenceau de ce sexagénaire. Oui, l’écran géant semble proposer plus que ce qu’il y a sur scène ; mais c’est une impression. D’abord, ce qui compte, ce n’est pas tant ce qu’il y a sur les planches que la puissance qui plane sur l’endroit – le spectacle est aussi dans le public, qui maquillé, qui se démenant, pour ceux qui savourent le verre à moitié plein. Tant mieux pour ceux qui ont pris leur pied ! Des chansons qui claquent, pas de temps mort, nous avons à faire à des professionnels qui tournent depuis plus de quarante ans (voir Kiss : Au-Delà du Masque, Éditions Camion Blanc, 2011). Les musiciens s’élèvent sur les fameuses plates-formes, Paul Stanley, maître de cérémonie, fait s’affronter – en décibels – les côtés droit et gauche du public, Gene Simmons fait son cirque... Kiss a déferlé et les fans se sont laissé faire.


Un grand moment.



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NOFX



Der.Lehrer -


Alors là ! Ce fut la fièvre du samedi soir, entre 23h et minuit, à la fameuse Warzone, la bien nommée. La présence du groupe de punk-rock californien (légendaire, mythique et autres synonymes) au Hellfest était en soi un événement. Trente ans de combat ! On ne lésine pas sur les moyens, la provocation, l'humour, les textes acerbes et percutants, les jeux de scène, la musique elle-même avec ses riffs destructeurs, imparables, comme disent aujourd'hui les « experts » en musique extrême...C'est vrai, le chanteur, Fat Mike, qui n'avait que seize ans en 1983, n'y va pas par quatre chemins, il choque, il cogne, il tire sur tout ce qui bouge, l'ordre établi, les institutions, les religions, avec en arrière-plan la drogue, l'alcool et le sexe. Banal, c'est évident. En 1988, NOFX collabore avec Brett Gurewitz, guitariste de BAD RELIGION, à l »époque on commence à utiliser l'expression « straight edge » pour définir un mode de vie à contre-courant. En 2013, seul le batteur de NOFX, Erik Sandin, se revendique comme tel. On notera, ce samedi soir, une affluence record sur l'ensemble du site, et notamment à l'approche et à l'entrée de la Warzone, où tout le monde n'a pas réussi à accéder, dans ce goulot d'étranglement où règne un chaos total. Certains commencent à se battre et à s'invectiver, les verres de bière (en plastique, heureusement) atterrissent tous azimuts. Les fans de NOFX sont frustrés, car ils entendent mais ne voient pas le spectacle. Une solution devra être recherchée pour 2014. Quoi qu'il en soit, dans la fosse, ce furent cris et applaudissements sans fin, pogos à gogo, slams et mouvements divers. Et que reconnaît-on soudain ? Une mélodie inattendue, une version à la sauce NOFX de « Ô Champs Elysées », du regretté Joe Dassin. NOFX au Hellfest 2013, grandiose et inoubliable. (Signalons que les Californiens se produiront le 24 août prochain près de Lyon).



RDpix - Pour changer un peu de tous ces chevelus qui jouent de la musique de sauvage, rien de mieux qu’un petit groupe de punk californien pour se remettre les idées en place. Heureusement que NOFX et leurs crêtes vertes passaient dans le coin. A peine arrivés sur scène, les membres du groupe commencent à envoyer des vannes au public et continuent comme ça pendant quelques minutes avant de commencer à jouer. On n’est pas là pour voir des comiques mais c’est un peu leur marque de fabrique. Au final, leurs blagues prennent bien un tiers de leur concert. Mais c’est dans un bon esprit et ca change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir au hellfest. Autre chose qui change par rapport au reste du festival, c’est l’ambiance qui règne au sein du public. Tout le monde saute et danse dans un mouvement festif général. NOFX enchaine les compositions punks énergiques avec d’autres aux sonorités plus ska voire même carrément reggae. Durant une heure, j’avais complètement oublié que je me trouvais au hellfest. J’étais retourné en enfance le temps du concert. Et même si le style du groupe différait énormément de tout ce qu’on a pu voir ces 3 jours, la fraîcheur qu’il a apportée était la bienvenue.


Setlist : 60%, Dinosaurs Will Die, Murder The Government, Bob, 72 Hookers, Leave It Alone, Franco Un-American, Radio, Seeing Double At The Triple Rock, Mattersville, I’Belive In Goddess, Fuck The Kids, Linoleum, Perfect Government, What Now Herbs?, Champs Elysées, The Moron Brother, The Separation of Church and Skate, Ponnie and Mags, Stickin’in My Eye, Bottle To The Ground, Kill All The White Man.


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IMMORTAL



Black.Roger -


J’ai attendu jusqu'à minuit pour assister au show d’IMMORTAL. Mais une certaine déception est venue se placer dans la file d’attente des photographes. En effet dès le début du set, nous avons été refoulés car l’accés au pit photo était occupée par du matériel de pyrothechnie. Donc, j’ai assisté au set de loin, dommage pour moi… Mais IMMORTAL a tout donné ce soir, son heavy-black puissant invitant au voyage en terres glacées, des flammes et des explosions venant ponctuer les envois. Au travers de la fumée, Abbath arpente la scène avec sa fameuse démarche de canard, Horgh et Apollyon bucheronnent derrière sur des tempos d’enfer. L’enfer, nous y voilà, IMMORTAL depuis les 90’s s’est affirmé dans une démonstration bestiale et émotionnelle des mythes du grand nord où la neige et les forêts sont la base de son inspiration. Tout a commencé à Blashyrkh en Norvège et depuis cette « Battle in the North » en passant par « Damned In Black », « Sons Of Northern Darkness » pour en arriver à « All Shall Fall », le trio infernal du black-metal s’est imposé avec des albums de qualité et des prestations scéniques sans faille, comme celle de ce soir. Finalement, IMMORTAL porte bien son nom et si vous avez apprécié pour la première fois un show des Norvégiens, inutile de résister vous ne pourrez que devenir « accros » et guetter leurs prochains concerts. Set-list : Sons Of Northern Darkness, The Rise of Darkness, Unsilent Storms in the North Abyss, Norden on Fire, In My Kingdom Cold, Tyrants, Battle in the North, All Shall Fall, Withstand The Fall of Time, One by One.



Avalon :


Evidement LE show à ne pas rater passé les minuits tapantes… Abbath au chant et guitare fait le spectacle, avec une certaine décontraction. Qui peut résister à ses petits sauts de canard et sa bouche de grenouille ? Le trio donnera un excellent show se soir encore, avec des titres que l’on commence à connaitre par cœur et une ambiance … nordique, mais étonnement chaude ce soir. Le bassiste reste un peu en retrait mais laissant toute la lumière sur le leader qui réalise de bons petits solos de derrière les fagots de temps à autres. On terminera la soirée sur cette belle prestation, les yeux et oreilles remplis d’un black lourd, intense, captivant…A noter que maitre Phil Anselmo him self à vu dans le pit photo toute la prestation du groupe, en grand fan qu’il est !



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MORBID ANGEL



Black.Roger -


Que serait un Hellfest sans MORBID ANGEL ? Il est déjà 1heure du matin, mais qu’importe restons sous l’Altar pour apprécier (ou pas) encore une fois la bande à David Vincent. Un David Vincent égal à lui-même, toujours en forme et qui va nous envoyer dans les conduits auditifs ses brûlots de death-métal technique, imparables même en live. Bien sûr l’album très controversé « Illud Divinum » mélangeant death et électro paru en 2011 a contribué à faire perdre un peu d’audience au groupe, mais il fallait tenter la nouveauté, pourquoi pas. Maintenant que tout est rentré dans l’ordre MORBID ANGEL est remonté au top niveau en briguant la place enviée de l’un des meilleurs groupes de death-métal de tous les temps. En cette nuit fraiche, le groupe nous a prouvé encore une fois qu’il était bon en live, chaque métalleux extrême se faisant un devoir d’assister à la prestation de l’ange morbide, excellent tout simplement avec au final mon titre préféré « Chapel of Ghouls ». Set-list : Immortal Rites, Fall From Grace, Day of Suffering, Rapture, Pain Divine, Sworn To the Black, Maze of Torment, Blasphemy, Existo Vulgoré, Nevermore, Lord of All Fevers and Plague, Chapel Of Ghouls.



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BAD RELIGION



Der.Lehrer -


Le groupe californien clôturera la journée du samedi, entre une heure et deux heures du matin. Figure respectée, le chanteur Greg Graffin, n'avait pas quinze ans en 1979, quand il participa à la fondation du groupe.Universitaire, docteur en paléontologie, auteur de plusieurs ouvrages sur la théorie de l'évolution, l'anarchie, la guerre et la paix, les religions, c'est lui l'âme de BAD RELIGION.Le plus jeune du quatuor est le batteur, Brooks Wackerman, 35 ans. Ces détails ont leur importance. Tout comme leurs »collègues » de NOFX, BAD RELIGION est une référence de la scène punk américaine et mondiale. Ils se font rares en Europe, l'événement de ce soir n'en est que plus marquant. Les textes, comme la musique qui les accompagne, l'énergie et le mouvement qu'ils déploient, vont jusqu'à déclencher une véritable révolution dans le pit, et bien au-delà. Certains spectacteurs connaissent et reprennent les paroles des chansons « culte ». Malheureusement, comme il a été déploré précédemment, tous les adeptes de BAD RELIGION n'ont pas été en mesure d'accéder à l'espace trop exigu, réservé au public, donc déception et frustration chez des dizaines ou centaines de gens motivés. Mais quel plaisir pour tous les autres!Avec leur album sorti en janvier dernier, « True North », les Lyonnais ont pu les voir une deuxième fois dans leur ville, trois jours plus tard. NOFX et BAD RELIGION : mention « Très bien

KORN
Blaze-nathan - Après Kiss, la soirée n'est pas finie et ont repart avec Korn. Certains dans le public se demandent si le groupe ne va pas se désister à la dernière minute, parfois pour rire car il y a de grands amateurs dans le lot. Le brouhaha se tasse légèrement lorsqu'un fond sonore résonne, et les regards se portent sur l'écran lumineux et pixellisé au fond de la scène, nous glissant déjà dans l'ambiance. Les fans sont impatients, et plusieurs cris résonnent dans la foule lorsque Ray Luzier débarque le premier sur scène, prenant place à la batterie. Les tintements des cymbales résonnant au premier titre, nombreux sont ceux qui reconnaissent leur titre « Blind ». Arrive ensuite le reste des musiciens puis Jonathan Davis qui a l'air en forme et sans retard, faisant définitivement taire les quelques mauvaises langues de plus tôt. On note un guitariste en plus, et oui, c'est le retour de Brian « Head » Welch, qui accompagne le groupe pour leur tournée de cette année. La barre monte très haut dès le début, puis on enchaîne sur un bon « Twist », « Chi », et « Falling away from me ». Jonathan nous fait profiter d'anciens titres qui vont ravir le public, ne restant jamais à la même place. Il va à droite et gauche de la scène bien qu'en restant proche de son pied de micro où il s'accroche par moments. C'est la deuxième fois que je vois Korn en concert, et je dois dire que, n'ayant déjà pas été déçu la dernière fois, le groupe nous envoie une claque dans la figure pour ce Hellfest. Ceci n'est pas étranger à la présence de « Head » qui impose sa guitare et ses accords. La présence musicale et sur scène du groupe impressionnera même les personnes appréciant peu le groupe ou sans avis particulier. En sixième morceau, nous aurons le droit à « Narcissistic cannibal », provenant de leur dernier album sortit, The Path of totaly, avant de reprendre avec un bon « Coming undone », « Did my time » et d'autres titres se reclassant dans les vieux albums. Jonathan nous entraîne dans ses morceaux, les vivant et nous transmettant cette sensation. Le public qui, comme moi, se laisse emporter par le show, en oublie son mal de jambe après une journée chargée, croyez moi. Après 1h45 de concert et quelques rappels comprenant « Get up ! », « Got the life » et « Freak on a Leash » c'est l'heure de se quitter. Dommage, car on en aurait bien redemandé ! Avant de quitter la scène, c'est la distribution de médiators de tous les côtés, et de peaux de batterie signées de la part de Ray, tandis que Jonathan remercie encore une fois le public.
Set-List : Blind, Twist, Chi, Falling away from me, Dead bodies everywhere, Narcissistic cannibal, Coming undone, Did my time, Shoots and Ladders / Somebody someone, Helmet in the bush, No place to hide, Here to stay, Get up !, Got the life, Freak on a Leash.



Goldatarte - Le grand retour de KORN au Hellfest. On aurait aimé que ça soit mieux... KISS a fait l'effort de vraiment jouer mais KORN... J'ai des doutes. Un guitariste qui tombe sans faire de boucan et surtout sans que le riff n'en pâtisse... Des syllabes bien compréhensibles et claires quand le chanteur remue sa tête en tous sens devant le micro. Des fins de phrase sans micro... Mois je dis que ça sent le playback. KORN aura encore déçu. Seul point positif : la setlist qui couvre énormément de « vieux » morceaux, datant d'avant leurs expérimentations musicales. Un concert moyen et sans grande surprise, une déco de scène moyenne et heureusement que Jonathan Davis est une bête de scène sinon le concert aurait vraiment été raté à 100%.



Lucky Blöödy Mary - Je disais tout à l'heure que THE OLD DEAD TREE avait bercé mes années lycée, là je vais retomber au collège avec KORN ! C'est donc toute guillerette que je me décale sur la Mainstage 2 pour assister au début du show des Californiens à dreadlocks ! Leur tube « Blind » résonne dans la campagne clissonaise, bonne entrée en matière pour ceux qui avaient peur d'assister à un concert dubstep ! Et ils ne décevront pas car leur playlist regroupe tous les morceaux des temps forts du groupe. Au milieu de la première chanson, j'ai un petit doute (que je partage avec Goldatarte) : j'ai l'impression que Jonathan Davis fait du playback...La voix est trop claire et trop uniforme que ça en devient faux. De plus, même lorsque le micro est assez loin du chanteur, la voix ne change pas...Soupçon qui sera confirmé par la suite lors de la chute du guitariste. Bref, le show est tout de même à la hauteur de la réputation du groupe, et le frontman assure vraiment de par sa présence scénique. Très bon concert de fin de ce deuxième jour en Enfer.



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Ainsi se termine cette seconde journée du Hellfest qui a vu une fréquentation record, il faut le signaler, avec un phénomène nouveau, la présence sur le site de personnes n’étant pas forcément attirés par le rock-métal, mais par la curiosité et la venue de KISS et de ZZ TOP par exemple. Demain est un autre jour qui va nous réserver de nouvelle surprises sur scène, du moins nous l’espérons pour clôturer ce festival.



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