CHRONIQUES DE CONCERTS

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BIOHAZARD
Avec : MADBALL, DOWNSET
Date du concert : 12-08-2013
Lieu : Trabendo - Paris [ 75 ]
Affluence : nc
Contact organisateur :
Interview :
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Date de la chronique : 17 août 2013 - Chroniqueur : RDpix - Photographe : RDpix


La semaine vient à peine de commencer et la journée de travail m’a paru une éternité. Et pour cause, j’ai l’impression que tout le monde est en vacances sauf moi. Mais je ne me laisse pas abattre car ce soir, ce sera le grand défouloir. Rien de moins de DOWNSET, MADBALL et BIOHAZARD et je vais en prendre plein les oreilles. Le boulot est fini, j’enfourche la bécane et c’est parti. Direction Paris, le Trabendo. Premier petit plaisir de la journée, circuler dans un Paris quasiment vide. Périphérique fluide en heure de pointe, que du bonheur. Je suis suffisamment en avance pour une pinte en compagnie de confrères bikers avant de rentrer dans la salle. Même pendant les vacances, la salle ne désemplit pas. Il faut dire que l’affiche a de quoi attirer plus d’un fan de hardcore pur et dur. Et bien qu’ayant déjà vu deux des trois groupes présents ce soir, je n’ai pas du tout vu venir la claque que j’ai pris ce soir-là. Les balances sont vite effectuées et bientôt, le premier groupe fait son entrée.



C’est DOWNSET qui entame les hostilités et autant vous dire tout de suite qu’ils ne sont pas là pour faire dans la dentelle. Ce groupe originaire de Los Angeles mélange les styles rap et metal hardcore avec brio. Á mi-chemin entre Body Count (comme le soulignait un compagnon de taverne) et Rage Against the Machine, le groupe a tout de même débuté en 1989 soit quelques années avant ces deux derniers. Nous pouvons donc légitimement nous demander qui a inspiré qui.
Je n’ai jamais eu l’occasion de voir DOWNSET en concert avec le chanteur d’origine. De ce fait, je ne suis pas le plus à même de savoir si son remplaçant est mieux ou moins bien. Tout ce que je sais, c’est qu’il a très bien fait le travail. Un bon flow agressif haché par des riffs incisifs. Le groupe fait son effet et les fans commencent à distribuer des pains dans la fosse alors que le groupe débute son set sur « Empower ». Les premiers slameurs ne se font pas attendre longtemps non plus.
Á partir de ce moment et jusqu’à la fin des trois sets, la soirée a été marquée par les échanges entre les groupes et leur public. Un coup le chanteur aide quelqu’un à monter sur scène et le repousse aussitôt dans la fosse, puis la seconde suivante, il tend le micro au hasard et quelqu’un dans le public finit le couplet pour lui. Les musiciens font des signes obscènes aux photographes et bougent beaucoup tout en jouant sans accroc. Une ambiance festive s’instaure petit à petit et va crescendo, tandis que les titres s’enchaînent jusqu'au bouquet final avec « Anger » que la salle entière reprend en cœur. J’en ai des frissons rien que d’y repenser.
Côté technique la lumière, un peu timide au départ, s’est arrangée légèrement sur la fin du set. Le son, quant à lui, était impeccable et chaque instrument s’entendait distinctement.
Très bon set, je n’ai vraiment pas été déçu. Bien au contraire, pour une entrée en matière, DOWNSET a fait très forte impression.

Setlist : Empower, Play Big, Take ‘Em Out, Beed the Killer, Pure Trauma, Fire, Forgotten, Sangre de Mis Manos, Eyes Shut Tight, Against the Spirits, Downset, Anger



Il fait chaud dans la salle, et le public porté à ébullition par ce premier groupe profite de la préparation de la scène pour sortir prendre un peu l’air. Pour ma part, je reste sur place à boire une bière, plus pour me rafraîchir qu’autre chose, et j’attends le groupe suivant bien placé tout devant la scène. Les balances sont un peu longues et on attend bien 30 minutes avant de voir pointer leur nez les musiciens de MADBALL. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’attente en valait la peine. Aussitôt arrivés sur scène, ils commencent fort avec « Empire » tiré de leur dernier album puis enchaînent avec des tires moins récents comme «Can’t Stop, Won’t Stop » ou encore « Set it Off ».
Le guitariste et le bassiste restent pratiquement immobiles tout le concert tandis que le chanteur, Freddy Cricien lui, se déchaîne complètement. Il est simplement impossible de le prendre en photo durant les deux premières chansons. Il court et saute partout, une vraie balle de flipper. Et c’est littéralement contagieux. Le public fait exactement la même chose. J’ai dû me résoudre à prendre des photos de loin tant la fosse était en délire.
Un show gonflé à bloc, pas de temps mort, MADBALL ne nous laisse aucun répit. Encore une fois le son bien équilibré nous fait apprécier le spectacle des New-Yorkais pleinement. Du bon gros hardcore comme on ne peut l’apprécier à sa juste valeur qu’au milieu de la fosse avec tous les autres sociopathes venu se défouler. Cricien et ses sbires savent faire bouger les troupes. Les New-Yorkais de la vieille époque sont toujours là et n’ont rien perdu de leur efficacité. Les gens bougent et dansent jusque dans le fond de la salle. Les refrains sont repris par le public et on entend chanter même dans les coins les plus éloignés. Après une reprise d’Agnostic Front, « It’s My Life », le groupe enchaîne sur un bouquet final terminé par « Pride » et « Hardcore Still Lives ». Un concert au top.

Setlist : Empire, Can’t Stop,Won’t Stop, We the People, Get Out, The Beast, Smell the Bacon, Set It Off, Streets of Hate, All or Nothing, Infiltrate the System, Look My Way, Down by Law, It’s My Life, Heaven Hell, Pride, Hardcore Still Lives.



Encore une bonne demi-heure d’attente et de balances pour voir arriver BIOHAZARD sur scène. Ils commencent sans aucune forme de cérémonie mais c’est l’hystérie générale dès les premières notes. Le super-frontman Evan Seinfeld ayant réorienté sa carrière artistique vers des choses plus primaires, il est remplacé au micro principal par le guitariste du groupe, Billy Graziadei. Ce dernier s’en sort très bien avec un chant proche de celui de Seinfield malgré un charisme un peu moins prononcé. Violent, brut de décoffrage, le groupe débute son set avec «Shades of Grey » et « Urban Discipline » tandis que moi, je commence par me reculer du devant de scène. Les pogos y sont trop violents pour pouvoir prendre des photos pour le moment. Durant toute la première chanson, Graziadei chante dans le vide, car son micro ne fonctionne pas. Pas de problèmes. Le reste du groupe et le public remplissent le vide en scandant les paroles à sa place. Aussitôt le problème réglé, c’est Bobby Hambel, le lead guitariste qui rencontre quelques problèmes techniques vite réglés eux aussi. Les musiciens nous servent un spectacle très nerveux. Ils courent dans tous les sens, tournent, sautent et grimpent au décor sans pour autant laisser de coté l’aspect technique de leur jeu. Régulièrement, un slameur arrive sur la scène et chante une partie du couplet dans le micro principal avant de repartir comme il est venu, porté à bout de bras par la fosse surexcitée. L’un d’eux s’est fait rappeler à l’ordre par le chanteur principal après avoir débranché un jack en passant sur la scène. Ce dernier l’a fait asseoir près de la batterie le temps de commencer le morceau suivant en guise de punition.
Après quelques anciens morceaux et une reprise de Bad Religion, «We’re Only Gonna Die », le groupe fait une pause, le temps d’un rappel. Puis les musiciens reviennent pour deux morceaux. Sur « Howard Beach » la scène est envahie par les slameurs tant et si bien que les musiciens n’ont plus la moindre place pour bouger. Loin de s’en plaindre, ils partagent volontiers leurs micros le temps de la chanson. Puis tout ce beau monde redescend pour se foutre sur la gueule une dernière fois sur « Five Blocks to the Subway ».

Setlist :Shades of Grey, Urban Discipline, What Makes Us Tick, Wrong Side of the Tracks, Down For Life, Reborn, Vengeance Is Mine, Tales From the Hard Side, Remember, Victory, Black an White and Red All Over, Love Denied, We’re Only Gonna Die, Punishment, Hold My Own, Howard Beach, Five Blocks to the Subway.


Ces trois groupes qui se sont succédés nous ont fait passer un moment très intense. Des groupes proches de leur public, un public qui est acteur du concert et un concert qui restera dans les mémoires. Tout le monde y a trouvé son compte. Les musiciens semblent s’y être éclaté autant que les spectateurs. Moi j’en ai pris plein les mirettes, plein les oreilles et plein l’objectif. Le son était clean tout le long, la lumière avec des hauts et des bas, mais une ambiance explosive qui fait de ce concert un vrai coup de cœur pour ma part.
Merci à Pavillon 666 de m’avoir permis d’assister à cet événement. Merci à l’organisation du Trabendo et surtout merci à Downset, Madball et Biohazard pour cette excellente soirée. C’est avec des acouphènes non négligeables que je quitte la Trabendo mais je serais de retour bientôt car dans moins de 24h, au même endroit, ce sera au tour de Devildriver de m’éclater les tympans.