CHRONIQUES DE CONCERTS

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LE BAL DES ENRAGES
Avec : Le Bal des Enragés
Date du concert : 29-09-2013
Lieu : L'Empreinte - Savigny le Temple [ 75 ]
Affluence :
Contact organisateur :
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 06 octobre 2013 - Chroniqueur : RDpix - Photographe : RDpix


Une fois n’est pas coutume. C’est la seconde fois que je me prends l’orage sur la tronche alors que je me rends à un concert (cf. ma chronique sur Brutal Truth). Sauf que, cette fois-ci, il a éclaté alors que j’étais à moto, sur l’autoroute, à 5 minutes de l’Empreinte de Savigny-le-Temple où jouait ce soir là Le Bal des Enragés. Encore une fois, je me suis présenté à la billetterie pour prendre mon pass, complètement trempé jusqu’au slip. Encore une fois j’ai inspiré de la pitié aux gens dans la file d’attente et au guichet. Mais cette fois-ci, personne ne m’a offert gracieusement un t-shirt du groupe pour avoir au moins un truc de sec. Peu importe, ce soir-là, l’ambiance de la salle, à laquelle la troupe de déjantés a littéralement mis le feu, m’a vite fait oublier la crève que j’allais probablement me traîner les jours suivants.
Pas de première partie pour chauffer la foule. La troupe de fous furieux présente ce soir se suffit à elle-même. Leur réputation est faite depuis un bon moment, il est désormais inutile de présenter Le Bal des Enragés. Si ? Bon…

Cette bande de joyeux drilles est composée de la crème du punk/métal français. On prend un peu de Tagada Jones, de Lofofora, du Parabellum, auquel s’ajoute une partie du line up de Loudblast, La Phaze et de Punish Yourself, agrémenté du chanteur de Black Bomb A. On fout tout ça sur scène avec des meuleuses pour faire des effets pyrotechniques et des costumes complètements barrés. Ca nous donne le Bal des Enragés. Une bande de 20 chanteurs/musicens qui se succèdent pendant 2h non-stop pour reprendre des tubes rock à fond les ballons, sans répit et pour votre plus grand plaisir.
Mais revenons sur le concert qui s'est tenu de dimanche 29 septembre à l’Empreinte. Il faisait déjà très chaud dans la salle quand les enragés sont montés sur scène. Et comme à leur habitude, c’est avec une reprise des Béruriers Noirs qu’ils ont entamé les festivités. Efficace. La chaleur est monté d’un cran immédiatement quand la fosse s'est mise à sauter dans tous les sens. La présence de tous ce beau monde sur scène est un véritable hommage aux Bérus. À ce titre, ce n’est plus un simple concert, c’est un spectacle. L'enchaînement avec Holiday in Cambodge et Killing in the Name fait mouche également. Entre les chansons, le line up a changé. Les uns ont laissé leurs instruments aux autres et ce fut ainsi jusqu'à la fin.

Le point fort du groupe est qu’ils ne se cantonnent pas dans un style de rock. On a tout eu. Du punk français des Garçons Bouchers au rock n'roll des Cramps en passant par le gros métal qui tache de Pantera ou un bon vieux Johnny Cash. Je me suis même surpris à bouger la tête sur du Green Day. Oui, bon, je sais, j’en suis pas fier. Mais quand c’est chanté par Poun de Black Bomb A, soutenu par les Tagada Jones et Parabellum à l’instru c’est bien meilleur. Puis Klodia déguisée en cheerleader et qui danse derrière c’est quand même sympa.
Klodia tiens parlons-en. On la voyait régulièrement monter sur scène. Un coup pour chanter, un coup pour jouer de la meuleuse sur son plastron en acier. Elle hypnotisait son public grâce à ses éventails enflammés et ses tenues affriolantes ou encore complètement loufoques. Ses talents de danseuse n’étaient pas en reste non plus pour accompagner les musiciens sur Misirlou, la fameuse musique entrainante sortie de la bande originale de Pulp Fiction. Un peu de grâce et d’agilité au milieu de tous ces bourrins. Le contraste n’était pas déplaisant.
De nombreux textes ont été repris en chœur par la foule qui était aussi bien actrice que spectatrice dans ce concert. Des chansons comme Réveille le Punk, Tostaky, La Bière, ou encore Cayenne en ont fait s’égosiller plus d’un.

Après un set, d'une longueur peu habituelle, et un Antisocial repris en cœur par la salle entière, nous avons tout de même eu le droit au traditionnel rappel. Suite auquel les enragés sont revenu nous en remettre plein les oreilles avec du Motörhead, du Sex Pistols, du AC/DC et pour finir un Vive le Feu des Bérus qui a clos le concert sur une très bonne note.
Quelques problèmes techniques au niveau du retour de son pour les musiciens ont été a déplorer. Mais rien qui n’a pu être comblé par quelques vannes balancées par le chanteur de Lofofora envers les techniciens du son le temps que le problème soit résolu. L’absence de climatisation était un petit souci également. Mais négligeable face à la qualité du show que nous a offert le Bal des Enragés.
Avec tout ça, un petit Ludwig Von 88 aurait été plus que bienvenu mais on ne peut pas leur en vouloir. Avec pas loin de 40 titres joués ce soir-là, ça fait déjà pas mal. Peut-être qu’ils nous prépareront ça pour la prochaine tournée. Car ce concert était le dernier de la bande pour le moment. Espérons juste que la trêve ne soit pas trop longue. Un grand merci aux Enragés pour leur prestation et vivement leur retour.