CHRONIQUES DE CONCERTS

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SERPAIZE EN ROCK 5 - 1ER JOUR
Avec : Vulcain, hot chickens, shoot the dogs, cave growl, james blond
Date du concert : 05-10-2013
Lieu : Foyer serpaizan - Serpaize [ 38 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://serpaize-en-rock.over-blog.com
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 07 octobre 2013 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger & blaze-nathan http://black-roger.tumblr.com


Pour sa 5ème édition, le festival Serpaize-en-Rock s’agrandit et nous propose deux jours de rock n’ roll bien entendu. A l’extérieur, stands et buvette, à l’intérieur dans la grande salle du foyer Serpaizan, on nous propose des groupes déjà confirmés sur la scène où trône de chaque côté de bien belles motos, pourquoi ? Et bien car tout simplement ce festival est organisé chaque année par les membres de l’association Rock n’ Bike United avec à la tête son président Fabrice qui dirige les opérations.

Pour cette première journée du Samedi 5 octobre, un chapiteau placé au milieu des stands nous convie à un apéro-concert dès 18 heures (et ce malgré la pluie subite qui tombe à cette heure-ci !). Une petite scène abrite le trio de rock acoustique JAMES BLOND qui nous propose des classiques du genre avec au micro la blonde Lauranne et deux guitaristes, Phil et Gégé. J’ai retenu spécialement le fameux titre des SCORPIONS « Still Loving You » pour sa très bonne interprétation, on aime.

L’heure tourne, et déjà les portes de la salle s’ouvrent et l’on va d’abord apprécier (ou pas) non pas du rock n’ roll mais du folk métal avec CAVE GROWL. Le public qui n’est pas encore en nombre en ce début de soirée reste éloigné de la scène. Le style surprend peut-être une grosse partie de l’assistance venue pour du bon vieux rock n’ roll, on ne sait pas…
Coté scène pourtant les six parisiens se démènent dans un répertoire neo-celtique où les classiques guitare-basse-batterie sont renforcés par des instruments plus traditionnels avec cornemuse et autre violon. Fils spirituels de combos bien connus comme TROLLFEST, FINNTROLL et ALESTORM, ils font de leur mieux avec une énergie et un humour décalé basé sur les boissons houblonnées entre autre. Vocaux raclés, voire « growlés » pour une ambiance festive. Compositions bien senties, le groupe malgré quelques approximations dues à sa jeunesse, possède un bel avenir devant lui. Alors il mérite bien sa présentation « pure alcoholic, ace of beer, full metal ».

La salle s’est remplie maintenant pour un public aux anges qui va se défouler avec du bon rock des fifties envoyé par HOT CHICKENS, trio incontournable de rockabilly avec un frontman/chanteur/slapeur et plus si affinités qui se révèle très très démonstratif. Les Nordistes de Béthune vont nous démontrer que le rock des pionniers du genre n’est pas recouvert de poussière. Hervé est intenable sur scène et fait voltiger sa contrebasse électrique en jouant de son instrument même à terre. Christophe fait « miauler » sa six cordes et Thierry martyrise ses fûts. En musiciens pro ayant déjà écumé les scènes de France et de Navarre dans d’autres groupes, le rock n’ roll ils connaissent, et les envois sont imparables dans le genre avec un bon son à la clef pour ne rien gâcher.
Le frontman ne cache pas son admiration pour Johnny Burnette et pour Buddy Holly où nous le verrons chausser des lunettes à grosses montures pour le titre « Rave On », un must. Et puis, le trio va plus loin dans les acrobaties, chanteur en stage-diving, invitation de demoiselles sur scène et d’un bassiste improvisé. On ne s’est donc pas ennuyé pendant le set des HOT CHICKENS, set très chaud évidemment.

Vulcain va profiter du taux élevé de remplissage de la salle pour jouer en troisième position et non pas en tête d’affiche. Le trio de hard-rock Frenchie surnommé dans ses débuts le Motörhead Français, est bien là ce soir sur les planches devant nous et va nous en mettre plein la vue (les oreilles pardon). Plus de trente ans après ses débuts et après une reformation bienvenue en 2010, le trio est remonté « comme un coucou » et la sortie d’un nouvel opus intitulé « V8 » est l’occasion de tourner, tourner encore. Tourner pour le plaisir et David et Vincent Puzio avec Marc Varez à la batterie naturellement, semblent avoir maintenant de l’énergie et de la motivation à revendre.
Passion du groupe pour le rock dur, passion pour la moto, VULCAIN avait donc sa place ce soir au Serpaize en Rock où après sa défection accidentelle l’an dernier, était très attendu, cela va de soi.
Au niveau des titres, ce sera bien sûr des nouveaux qui nous serons présentés comme « Sur la Ligne », « lâchez-Nous » et « Sale temps pour les Cons » Mais on nous fera effectuer un flash-back avec les anciens morceaux comme « Rock n’ Roll Secours » et « La Dame de Fer » par exemple. Signalons la bonne reprise de Bashung « L’arrivée du Tour ». VULCAIN reste toujours engagé dans ses textes, toujours en français SVP et ceux qui nous gouvernent en prennent toujours pour leur grade, le trio a la rage et cela se sent, se ressent précisons-le.
Le temps passe vite, les nouvelles compositions passent haut-la main l’épreuve du live suite aux albums du groupe, dont le petit dernier, qui manque un peu de « pêche » niveau production, VULCAIN se déguste sur scène voyons ! Ce soir le public en redemande et donc des rappels sont de rigueur. Mais il manque l’incontournable « digue du cul » », alors le trio revient encore une fois et la chante avec Fabrice organisateur du festival. Bravo, le trio peut tirer sa révérence, il a assuré et prouvé qu’il est toujours fidèle à ses idées et au rock.

Avant le dernier groupe de la soirée, c’est le tirage de la loterie traditionnelle dans ces lieux et le gros lot sera bien sûr une magnifique guitare jaune remportée par une gagnante souriante, on s’en doute.

Ce dernier groupe de la soirée va nous proposer du street-punk oï, pourquoi pas. L’assistance s’est quelque peu éclaircie vue l’heure déjà tardive mais l’énergie déployée par SHOOT THE DOGS va bien attirer l’attention. Le trio issu des bas-fonds de St-Etienne va jouer vite et fort dans l’urgence du punk, pas le temps de souffler le binaire est là bien présent, bien carré, avec devant le kit de batterie une écharpe où est marqué « if the kids ares united » titre classique de SHAM 69 repris aussi par les Bérus notamment. Engagés et enragés, Jacko, Olaf et Luc nous réchauffent le cœur avec leurs hymnes oï donc et l’on repense bien sûr aux débuts des RAMONES et aux COCKNEYS REJECTS. Le son est clair mais arraché avec des soli vicieux qui vous raclent les neurones. Et après ce show nous n’avons qu’une envie, c’est d’écouter leur vinyle blanc « Join Us ».

Fin de la première journée et nous pensons déjà au lendemain, dimanche, où nous attendent d’autres groupes, peut-être une autre ambiance, surprise !